Grospiron va être écarté de la présidence de l’organisation des JO 2030
![]()
J.Lau.
Publié le 09/09/2026 à 08h04 • Mis à jour le 09/09/2026 à 08h18
L'essentiel
- Président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Alpes françaises 2030 depuis février 2025, Edgar Grospiron va être poussé vers la sortie après seulement un an et demi de mandat, comme l’a révélé Le Parisien mardi.
- Ce coup de théâtre, à moins de quatre ans des JO d’hiver 2030 en France, s’inscrit dans un contexte de crise de gouvernance marquée par plusieurs départs ces derniers mois, dont celui du numéro 2 du Cojop Cyril Linette.
- Le bureau exécutif des organisateurs de ces JO 2030, programmé jeudi, devrait officialiser la mise à l’écart d’Edgar Grospiron.
Lors de sa présentation en tant que président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) Alpes françaises 2030, le 18 février 2025 à Lyon, Edgar Grospiron se réjouissait de s’attaquer à « un champ de bosses de cinq ans ». Sauf que le champion olympique de ski acrobatique aux JO 1992 d’Albertville va être poussé vers la sortie, après à peine plus d’un an et demi de mandat, en tant que boss de ces JO d’hiver 2030 en France.
Le projet est en pleine crise de gouvernance depuis de longs mois et Le Parisien a révélé mardi « la sortie imminente » d’Edgar Grospiron, ce qu’a confirmé L’Equipe, qui se penche désormais sur l'identité de son successeur à la tête des Alpes 2030. Face aux vives tensions qui éclatent de toutes parts, le bureau exécutif des organisateurs de ces JO d’hiver 2030, programmé jeudi, devrait officialiser ce coup de théâtre, à moins de quatre ans de l’ouverture de cette immense échéance sportive en France.
Amélie Oudéa-Castéra a tiré la sonnette d’alarme
Le sujet du report de l’annonce d’un deuxième sponsor important (après EDF), dont il a beaucoup été question mardi, symbolise les interrogations quant à cette faillite/instabilité de gouvernance dans le projet olympique. Le Cojop est en effet secoué par une profonde crise interne, à la suite de plusieurs départs, dont celui du numéro 2 du Comité d’organisation Cyril Linette en février. Dans ce contexte électrique, un audit sur le climat social a été lancé auprès des salariés de l’instance cet été, et les résultats doivent être dévoilés cette semaine.
Le dernier bureau exécutif en date, tenu le 23 juillet, avait révélé de nouveaux désaccords, en raison de deux nominations de cadres proposées par Edgar Grospiron et mal perçues du côté du gouvernement, des régions hôtes, et des comités olympique et paralympique. La présidente du CNOSF Amélie Oudéa-Castéra avait fait part de ses inquiétudes dans la foulée : « On se retrouve de nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance. On ne peut plus se le permettre ».
Notre dossier sur les JO d'hiver 2030
Ajoutez à cela la visite d’une délégation du Comité international olympique (CIO), mi-septembre à Lyon et dans sa métropole, pour inspecter les sites devant finalement accueillir les épreuves de glace en 2030. Car en mai dernier, le nouveau maire de Nice Eric Ciotti s’était opposé à l’installation d’une patinoire provisoire dans le stade de foot de la ville. Un énième contretemps pour les Alpes 2030, qui s’apprêtent donc à changer de leader pour tenter d’impulser une autre dynamique, et surtout de la sérénité.