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Jette: La Withuis restaurée ouvrira ses portes au public à partir du 19 septembre

Le chantier de restauration de la Withuis, maison Art déco et moderniste située avenue Charles Woeste à Jette, s'est achevé après plusieurs années d'études et de travaux. Le bâtiment ouvrira ses portes au public du 19 septembre au 22 novembre, a annoncé vendredi la secrétaire d'État bruxelloise au Patrimoine, Ans Persoons (Vooruit).

Des visites guidées seront organisées par l'ASBL Arkadia, parallèlement à une exposition consacrée aux pionniers de l'abstraction géométrique belge. La maison sera ensuite proposée à la location afin de poursuivre sa fonction première d'habitation familiale.

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Présentées dans les pièces, parmi les décors et le mobilier, les œuvres de l'exposition dialoguent avec les formes et les couleurs de la Withuis, conçue comme une œuvre d'art totale.

Construite en 1927 pour le poète et secrétaire communal Jef Mennekens, la Withuis constitue une œuvre majeure de l'architecte Joseph Diongre. Celui-ci en a conçu l'architecture, les décors, le mobilier et l'aménagement du jardin. La maison, restée dans la famille Mennekens durant quatre générations, est classée dans sa totalité depuis 1985, mobilier d'origine compris.

Le propriétaire raconte avoir découvert la maison par hasard en 2019. Touché par ce lieu resté dans une même famille près d'un siècle, il se considère comme le dépositaire temporaire d'un patrimoine commun, chargé de le transmettre.

Mené par Goeminne Architects & Partners et Architectures Parallèles, avec l'accompagnement d'urban.brussels, le chantier a porté sur la façade, les châssis, les menuiseries et les espaces intérieurs. La cage d'escalier a notamment retrouvé sa bichromie noire et jaune ocre. Des enduits texturés, vitraux, plafonds et éléments de mobilier ont également été restaurés. Un lanterneau prévu sur les plans de Diongre en 1926 a par ailleurs été réalisé au-dessus de la cage d'escalier.

"Le projet ne consiste pas uniquement à restaurer un monument. Il s'agit aussi de lui permettre de poursuivre sa vie sans être figé, muséifié", résument les architectes Frédéric Goeminne et Florence Doneux. Leur intervention a recherché une relation juste entre l'existant et les ajouts contemporains.

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Les recherches documentaires et les analyses stratigraphiques menées par l'Institut royal du Patrimoine artistique ont permis de retrouver des couleurs, textures et finitions effacées par des interventions ultérieures. Plus de vingt corps de métier ont participé à cette restauration, en réapprenant notamment certaines techniques anciennes.

La Région bruxelloise a soutenu les travaux à hauteur de 259.484,10 euros. "Rendre notre patrimoine accessible à toutes et tous, c'est en faire un véritable bien commun", a déclaré Ans Persoons.