Jersey, un été radieux... loin de la canicule !
Loganair ouvre deux lignes saisonnières depuis Bordeaux et Paris vers Jersey
A Jersey.Photo : C.Hardin La ligne aérienne saisonnière opérée par Loganair entre Jersey, la plus grande des îles anglo-normandes, et Paris (et aussi Bordeaux) a donc été lancée en ce début juin 2026. Ce lancement traduit la volonté, pour cette compagnie écossaise, de relier l’île, à Roissy-Charles-de-Gaulle*, un aéroport offrant des correspondances vers plus de 390 destinations à travers le monde. C’est aussi une aubaine pour ceux qui veulent, au départ de Paris, s’évader rapidement pour se retrouver sur une île. À l’invitation de Visit Jersey, TourMaG est parti en balade le temps d’un week-end pour se dépayser totalement à seulement 22 kilomètres des côtes françaises. Une île à (presque) 20 minutes de ParisDésormais, pour aller à Jersey au départ de Paris, il vous faudra très peu de temps, probablement moins de temps que pour vous rendre du cœur de la capitale à l’aéroport de CDG. De plus, en été, avec le décalage horaire entre la France et l’Angleterre, le vol Loganair à destination de l’île part à 12h55 pour atterrir à 13h15, nous permettant presque de dire qu’en 20 minutes nous voilà arrivés. Que ceux qui ne sont pas vraiment fans de l’avion et du gigantisme de l’aéroport Charles-de-Gaulle se rassurent : le vol Loganair décolle du Terminal 3, un petit aéroport « comme à la campagne », à l’écart des immenses terminaux où les jumbos viennent déverser ou s’abreuver de centaines de passagers. Au T3, pour le vol Loganair, l’enregistrement et le passage des filtres de sécurité et des frontières ne prennent que quelques minutes. L’avion, un ATR 72, plaira lui aussi par sa sobriété et un embarquement rapide pour un maximum de 70 passagers. A lire aussi : Iles Anglo-Normandes : Guernesey, un séjour so British ! Quinze minutes après l’ouverture de la porte de l’avion, l’île est à vous
L'arrivée à Jersey depuis le hublot de l'avion.Photo : C.Hardin Par beau temps, le vol est agréable. À peine le temps de déguster une friandise indéfinissable offerte, dont seuls les Britanniques ont le secret, que l’avion survole l’île offrant déjà un joli spectacle : le Mont Orgueil et son château, Saint-Hélier, la capitale, la pointe de La Corbière et son phare tout blanc. La sortie de l’aéroport de Jersey est aussi tranquille que le départ de Roissy : quelques pas sur le tarmac, récupération des bagages en soute en 3 minutes, tout comme les formalités. Quinze minutes après l’ouverture de la porte de l’avion, l’île est à vous. Le meilleur de l’été à JerseyÀ une vingtaine de kilomètres des côtes françaises, Jersey, c’est l’Angleterre depuis 1204, quand ces îles anglo-normandes sont restées à la couronne anglaise puis britannique. Pour ce court séjour, nous nous sommes laissés guider par l’office de tourisme Visit Jersey, qui nous a suggéré activités et adresses intéressantes, de quoi passer un week-end varié en émotions sur une île que l’été met en valeur. Puisqu’on nous chante sur tous les tons que désormais « il est venu le temps des canicules » et qu’effectivement nous le constatons ces jours-ci, Jersey est un des refuges idéaux. D’une chaleur étouffante sur le continent comme celle ressentie le jour de notre départ, on passe, dans ces îles anglo-normandes, au meilleur de la saison estivale : un ciel radieux, une eau turquoise, une chaleur très supportable adoucie par les brises marines. Dans cette partie encore tempérée de l’Europe, la pluie s’invitera encore souvent, mais notre séjour s’est déroulé sans une goutte. Des hébergements variés
Au matin, la plage pour vous tout seul. Photo : C.Hardin Jersey propose une offre très variée d’hébergements de toute sorte, en bord de mer bien sûr, mais aussi dans un cadre champêtre, dans la campagne anglaise ou en ville, notamment dans la capitale à Saint-Hélier. Nous avons séjourné à l’hôtel L’Horizon construit en 1850 par un colonel de l’armée du Bengale, idéalement situé sur la plage de la petite baie de Saint-Brélade, au sud de l’île. En cette fin juin, la plage, une des plus prisées, est encore peu fréquentée dans la journée et pratiquement pour vous seul le soir et le matin. La vue est magnifique et il ne faut qu’une minute pour se retrouver à marcher les pieds dans l’eau. L’hôtel quatre étoiles, en plus de son emplacement privilégié, est doté d’un spa et d’une piscine ainsi que d’un restaurant de qualité avec une agréable terrasse. Beaucoup d’autres solutions que les hôtels sont disponibles. L’île recense plus de 9 000 possibilités : des chambres d’hôtes, des locations, des campings et même de l’insolite dans des tours ou des anciennes fortifications. Une île d’Histoire, de nature
l’église de Saint-Brélade. Photo : C.Hardin On a bien sûr l’embarras du choix à Jersey quant aux activités, visites, excursions ou balades à faire, surtout lorsque le très beau temps est de la partie. De notre court séjour, nous retiendrons quelques points forts que nous vous conseillons. Au fond de la baie de Saint-Brélade et depuis la plage, les quelques marches d’un vieil escalier de pierre vous amènent directement dans le « jardin-cimetière » de l’église de Saint-Brélade, une des plus anciennes des îles anglo-normandes. Avec ses tombes en vieille pierre, ses arbres centenaires et ses hortensias aux couleurs vives, le charme opère. On entre respectueusement dans l’église pour apprécier le silence, la fraîcheur, l’atmosphère. Juste à côté, presque adossée, se trouve la petite chapelle des pêcheurs avec ses peintures médiévales intactes.
A l'entrée des "Tunnels of war". Un site passionnant.Photo : C.Hardin Autre lieu d’histoire, incontournable et réellement étonnant : les Jersey War Tunnels, une histoire peu connue de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1945, les Allemands qui occupaient l’île ont fait construire, par des travailleurs forcés et des prisonniers de guerre, un incroyable réseau de tunnels abritant un hôpital militaire, mais aussi des dépôts, des postes de commandement et des zones de repli en cas de bombardement. Un chantier titanesque réalisé par ces prisonniers considérés comme de véritables esclaves travaillant jour et nuit. Très bien conservés, l’immersion dans ces tunnels devenus musée est bouleversante. Les récits sur cette occupation allemande à Jersey, ce « vivre avec l’ennemi », sont passionnants.
La tres belle vue depuis le château du Mont Orgueil. Au loin les côtes françaises.Photo : .Hardin Lieu grandiose également et historique sélectionné pour nous, parmi tant d’autres : le château du Mont Orgueil, véritable forteresse médiévale dominant le charmant petit port de Gorey à l’ouest de l’île, construite au XIIIe siècle et dont la vocation était de protéger le territoire des attaques françaises. Perché sur les rochers, c’est le château par excellence. Rien ne manque : les chemins de garde, les salles voûtées, les passages secrets et ses petits escaliers, et tout en haut, une sortie sur un promontoire impressionnant avec cette vue splendide sur la baie de Grouville, et au loin les côtes françaises. Là aussi, un voyage dans le temps très impressionnant.
Excurdion vers l'archipel "Les Ecréhous". Naviguer avec les dauphins et se baigner dans les eaux claires. Photo : C.Hardin Côté balade, nous retenons le Seafari proposé par Jersey Seafari, qui vous emmène depuis la jetée de St Catherine’s à l’ouest, avec un puissant semi-rigide, pour une traversée vers le tout petit archipel « Les Écréhous ». Sensations fortes à pleine puissance pour rallier ces petits îlots, puis, une fois sur place, le gros zodiac ralentit et se fait accompagner par les dauphins. L’embarcation navigue doucement entre les îlots, quelques beaux voiliers sont au mouillage. On accoste sur la plage de la Marmotière pour une délicieuse baignade dans des eaux claires avant de repartir.
Sauna Society. Photo : C.Hardin Près de la jetée et face à la mer : une curiosité à essayer en rentrant de la promenade : le Sauna Society, pour se détendre. Comme son nom l’indique, un agréable petit sauna "de poche" au feu de bois pour profiter des bienfaits de la thérapie chaud-froid. Enfin, Saint-Hélier, ville portuaire et capitale de l’île, mérite aussi le détour. Elle a conservé son cœur historique avec ses maisons géorgiennes et victoriennes, ses façades en pierre locale. On peut flâner dans King Street, la grande rue piétonne, ou le Central Market typiquement jersiais avec sa fontaine. b[Cependant, et depuis que Jersey est devenue un centre financier offshore, la ville a vu pousser de nombreux immeubles modernes et en hauteur, pas vraiment dans le style « anglo-normand » et que certains pourront regretter. ]b L’île est riche. Tant mieux pour l’entretien du patrimoine naturel, historique et culturel. Et si, dans le centre-ville, on rencontre une urbanisation « business style », on peut également admirer, partout sur l’île et particulièrement sur le front de mer, de magnifiques propriétés. Enfin, la petite gare routière de Saint-Hélier, « Liberation Station », permet de se déplacer très facilement sur l’île grâce à un réseau de bus bien organisé, facile d’accès, fiable quant aux horaires et qui rayonne sur la totalité de l’île. Escale gourmandeJersey est connue pour la qualité de sa nourriture. Entre l'abondance des produits du terroir, il y a l'onctuosité des produits laitiers, la fraîcheur des fruits de mer, la vache jersiaise pure race et ces délicieuses « Jersey Royals », petites pommes de terre primeur cultivées sur l’île depuis 1880. Sur les routes de campagne, on les trouve dans des « Honesty stalls » jusqu’à la fin juillet. Vous vous servez et le producteur vous fait confiance pour payer environ 2 £ pour un sac de pommes de terre récoltées le matin même. Trois belles adresses gourmandes parmi tant d’autres que nous avons testées : L’étonnant Christopher's à Saint Hellier à Saint-Hélier. Petite porte discrète dans une rue sombre, quelques marches et une jolie salle avec une carte spécialisée dans les viandes maturées. Le Sumas sur le petit port de Gorey, avec jolie terrasse avec vue sur mer et sur le château de Mont Orgueil. Cuisine raffinée avec de nombreux produits locaux de la mer. The beach club sur la plage de Saint Brélade pour admirer, avec un cocktail, le coucher de soleil et déguster ensuite, dans une ambiance décontractée, une cuisine aux influences méditerranéennes. *Aéroport de Bordeaux (juin, juillet, août, septembre, octobre) Paris Charles-de-Gaulle Airport (mai, juin, juillet, août, septembre, octobre) Lu 277 fois Notez Nouveau commentaire : Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur. Dans la même rubrique : |











