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« Je suis allée au bout du bout » : la Monégasque Lisa Pou termine sixième des championnats d’Europe du 10 km en eau libre

Dans le coup pour une médaille jusque dans le dernier tour, la Monégasque Lisa Pou a péché physiquement. Elle termine, ce mardi, sixième ex-aequo du 10 kilomètres eau libre à l’issue d’un beau sprint.

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LR

Clément Bigois

Créé le 4 août 2026 • 19:12

Mis à jour le 4 août 2026 • 19:12


Lisa Pou ce mardi dans le Bassin de la Villette.
Lisa Pou ce mardi dans le Bassin de la Villette.
Photo AFP

De Setubal au Portugal à la capitale de la France, le parcours de Lisa Pou aura été semé d’embûches. Touchée sévèrement par une bactérie au pire moment de la préparation (comme une quinzaine d’autres nageuses), il y a six semaines (l’étape de Coupe du Monde se déroulait les 20 et 21 juin), Lisa Pou a montré dans la Seine qu’elle était encore loin de son réel niveau, tout en affichant ses vertus habituelles, celle d’une battante.

« J’ai perdu plus de trois kilos, le corps était hors service, expliquait Lisa Pou après la course. Ce n’était pas cinq jours de perdus, mais plus car il faut tout reconstruire après… C’est un bon résultat mais j’ai morflé pendant la course. J’ai bien senti que j’avais moins de force que d’habitude. »

Sur le podium pendant plus de trois kilomètres

Et pourtant, la représentante du Rocher est loin d’avoir fait de la figuration. La médaillée de bronze aux Mondiaux de Singapour en 2025 a figuré dans le groupe de tête assez longtemps (deuxième à la fin des 3e et 4e tours, troisième à la fin du 5e tour sur 8). Le sprint final, lancé à toutes allures par les nageuses italiennes et hongroise, aura eu raison des espoirs de l’athlète de 27 ans qui termine sixième à 26 secondes de la nouvelle championne d’Europe (Taddeucci - Italie) et 12 secondes du bronze.

« S’il y a quatre semaines, on s’était dit que Lisa avait ce niveau, on aurait signé tout de suite, dit Michel, son père et entraîneur. Son état physique est de mieux en mieux mais pas encore optimal. En un moins on ne refait pas une santé globale sur un sportif, en partant de si bas… »

Apprendre dans les moments durs

La suite de la semaine (5 kilomètres ce mercredi après-midi et 3 kilomètres Knockout Sprint) dépendra de la récupération après cet effort long de 2h08. Mais la porte-drapeau monégasque aux Jeux Olympiques de Paris 2024 aborde la suite avec philosophie et pragmatisme : « Ces Championnats d’Europe vont permettre de construire les années à venir, avec les J.O. de Los Angeles en ligne de mire. Je suis allée au bout du bout. C’est intéressant de voir comment on gère ces situations, ça va être enrichissant. »

Même son de cloche chez Michel Pou, qui a représenté la France aux Jeux Olympiques de Los Angeles (en 1984) et Séoul (en 1988) : « Il y a un mois, elle n’était pas capable de nager, un peu avant, même de marcher. C’est un retour en état progressif, l’organisme est fragilisé. C’est un résultat à analyser avec humilité ». À Lisa Pou de se reconstruire, pour à moyen terme, monter dans le train du bonheur, celui des podiums des grandes compétitions.


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