« Je ne vois pas d’influence politique dans le comportement des casseurs », réagit le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet
Tandis que les autorités accusent l’ultragauche d’être responsable des affrontements et pillages ce samedi 17 octobre, des voix s’élèvent pour dénoncer les limites de ce raisonnement. Comme celle du maire de Lyon.
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Journaliste, adjointe au service actualité en continu
Publié: 18 Octobre 2026 à 14h03Temps de lecture: 2 min
Samedi après-midi à Lyon, outre de nombreux commerces pillés, une antenne de l’office de tourisme a été incendiée et détruite sur la place Bellecour où plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le cadre du mouvement contre « la vie chère ». La préfecture a dénombré 20 000 manifestants.
Dimanche matin, le maire écologiste Grégory Doucet a jugé « abominable » le « chaos qui a régné dans la ville pendant plusieurs heures ». « Quand je vois cet office du tourisme incendié, pris d’assaut, quand je vois les commerçants qui ont pour certains tout perdu parce qu’ils ont été attaqués, parce qu’ils ont été pillés, j’ai eu à plusieurs reprises une émotion très forte ce matin », a souligné pour sa part M. Doucet, chahuté par des habitants aux cris de « Doucet démission ! ».
Samedi soir, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a rendu responsable l’ultragauche. Il a déclaré reconnaître « sa patte ».
Les casseurs n’avaient changé leurs méthodes
« Je ne vois pas d’influence politique dans le comportement des casseurs et des pilleurs. On peut tout politiser, mais ça revient à ne pas regarder la réalité en face, et à accentuer encore la polarisation de notre société », a réagi Grégory Doucet, auprès de nos confrères du Monde. « Notre société est extrêmement polarisée, chaque expression politique alimente et accentue cette polarisation, ce qui rend plus difficile la désescalade, la pacification ».
« Il est difficile de trouver un sens à un tel acte de destruction. Je ne vois pas à quelle revendication il peut correspondre. Il y a une sorte de folie qui s’est répandue un peu partout en France », ajoute l’élu, qui avec les maires de Paris et de Marseille a réclamé d’être reçu par le Premier ministre.
Lui estime que si le nombre de casseurs était plus important qu’attendu, leurs méthodes étaient restées les mêmes hier. « J’ai besoin de comprendre et qu’on en tire les leçons »
La priorité des forces de l’ordre a été « de protéger les vies », a déclaré dimanche à la presse le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Guyot.
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