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"Je n'ai pas eu de réponse": ce député de Côte-d'Or écrit à Matignon pour devenir ministre de la Ruralité

Un député a envoyé un courrier à Sébastien Lecornu pour postuler et devenir ministre de la Ruralité après le départ du gouvernement de Michel Fournier. Il indique sur BFMTV ce samedi qu'il est mécontent du gouvernement et qu'il souhaite pouvoir accompagner les territoires ruraux.

Un courrier pour postuler, comme c'est l'usage dans les entreprises. Hubert Brigand, député "Les Républicains" de Côte-d'Or, a écrit au Premier ministre Sébastien Lecornu pour lui soumettre sa candidature pour le poste de ministre de la Ruralité.

En effet, le ministre Michel Fournier, qui occupait ce rôle, a annoncé jeudi 17 septembre qu'il quittait ses fonctions. La place sera donc prochainement libre.

"On a quand même de gros problèmes en ruralité, on n'en parle pas. Le ministre de la Ruralité c'était un faire-valoir, on l'a mis là, je pense qu'il n'avait pas les coudées franches. Il était certainement de bonne volonté, il a découvert rapidement qu'il était là pour faire bien dans le paysage", estime Hubert Brigand sur BFMTV ce samedi soir.

Lui voudrait aussi apporter sa pierre à l'édifice. "D'habitude les discussions pour être ministre ce sont des dessous-de-table, des coups de fil, moi j'y vais franco. J'écris, c'est clair, net et précis", déclare-t-il.

"Me battre pour la ruralité"

Mais pour l'heure, pas de réponse ni au courrier, ni aux mails. "Il y a eu des mails aussi car je me suis dit que j'allais doubler par des mails, peut-être que je n'aurais pas de réponse, c'est un peu l'habitude des ministres de ne pas répondre, ce n’est pas la première fois que ça m'arrive", poursuit-il.

En devenant ministre de la Ruralité, l'ancien maire de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) voudrait aider la ruralité.

"La France est en train de sombrer. Moi je ne fais pas partie des VIP parisiens, je suis dans le concret, dans mon milieu rural qui souffre plus qu'ailleurs. On ne parle pas au ministère de la Ruralité des problèmes d'emploi, de mobilité, de services publics", affirme l'élu.

Et s'il postule, c'est qu'il se dit "mécontent du gouvernement". Mais il y a des conditions. "Ça n'est pas pour faire potiche, je n'ai pas besoin de ça pour exister. Je veux au moins sauver la ruralité", affirme-t-il avant d'ajouter: "On perd des habitants, on perd des élèves, des services. Ça va se terminer quand? C'est ça ma volonté, pas plus. Si je n'y arrive pas alors je continuerai à me battre pour la ruralité avec mon mandat de député."

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