« J’avais envie d’un nouveau challenge » : qui est le nouveau patron de ce bar tabac historique à Grasse ?
Fini les lambris de bois au plafond, l’enseigne grisâtre et l’ambiance « rade dans son jus » du Celtic.
Depuis sa réouverture le 13 juillet, le bar tabac historique du cours Honoré-Cresp à Grasse débute une nouvelle vie. À commencer par un nouveau nom : Le Cours.
Nouvelle façade écrue, nouvelle terrasse ombragée de 50 m2 pour siroter boissons fraîches, bières ou café du matin. Et nouveau patron.
En juin dernier, Julien Barale, 36 ans, a racheté le fond de commerce fermé depuis trois mois, à l’ancien exploitant Gregory Routier, qui le tenait depuis dix ans. Un profil expérimenté.
« Je suis un pur produit buraliste », sourit le trentenaire né dans le bar tabac restaurant du Centre à La Roquette-sur-Siagne, qu’ont tenu ses parents durant 35 ans.
Activité qu’il a poursuivie après le décès de son père, durant une quinzaine d’années, aidé de sa mère.
Pourquoi Grasse ? « J’ai vu l’annonce sur le Bon Coin. J’avais envie d’un nouveau challenge. C’est un gros investissement financier personnel ».
« Renouveler la clientèle »
Patrice Lapoirie / Nice-matin
En un mois de chantier, ce lieu emblématique, qu’avait exploité René-Michel Dandelot, décédé en 2024, et ses parents Georges et Berthe pendant une cinquantaine d’années, s’est métamorphosé.
Comptoir historique conservé mais relooké de vert olive et bois clair, peinture fraîche, plomberie renouvelée, carrelage travertin, tables et chaises bistrot neuves.
Avec des nouveautés : outre le tabac, la clientèle peut jouer au PMU et au loto. Acheter une viennoiserie. Déguster une glace locale Pistolero.
« Je veux rester sur du long terme. On veut renouveler la clientèle. Le soir, la terrasse est pleine. À la rentrée, j’aimerais proposer du snaking, des planches à partager, et la presse quotidienne », explique le nouveau cafetier grassois confronté cet été à un démarrage difficile lié à des soucis de staff.
« On se rejoint ici avec les collègues après le travail »
Les clients apprécient cette nouvelle jeunesse de leur bar tabac préféré. « Avant, cela faisait vieillot. Après le travail, on se rejoint ici avec les collègues et on profite beaucoup de la terrasse qui n’existait pas avant », confie Eric, Grassois croisé au comptoir, ouvrier dans le bâtiment, après avoir gratté un Maxi Black Jack et avalé son demi.
Seule contrainte pour le nouveau patron, traverser le passage protégé pour servir ses clients en terrasse. « On a fait valdinguer déjà deux plateaux ! » plaisante Julien Barale. C’est le métier, à Grasse, qui rentre…
Ouvert du lundi au samedi de 7h à 19h30. Ouvert le dimanche et le soir jusqu’à 23 heures lors des manifestations estivales sur le Cours.