"J'avais besoin d'un nouveau challenge", Mohamed Keita veut faire grandir le BC Verviers
Cinq matchs, cinq défaites et une dernière place… Le nouveau BC Verviers savait que sa reconstruction demanderait du temps. La lourde défaite concédée face à Nivelles (65-91) a toutefois mis en lumière l'un de ses nouveaux visages. Avec 32 points, Mohamed Keita a montré qu'il pouvait prendre ses responsabilités derrière l'arc avec cinq essais convertis. "Le shoot à trois points n'est qu'une option parmi celles que je peux proposer. Tout dépend toujours de comment l'adversaire défend", précise le Verviétois qui ne veut pas être réduit à son adresse extérieure. À 34 ans, il possède un parcours atypique. Ingénieur en informatique et en data science à Maastricht, père d'une fille et bientôt d'une deuxième, cet ancien Bruxellois vit dans la région liégeoise depuis seize ans. Après ses années de formation à Bruxelles, l'ailier du BC Verviers avait pourtant mis le basket de côté lors de son arrivée à Liège pour ses études. "J'avais arrêté par manque de temps mais aussi parce que j'avais perdu la passion pour diverses raisons."
Il a tenté un premier retour il y a cinq ans à Quaregnon, en TDM2, avant qu'une blessure et des déplacements compliqués ne le contraignent rapidement à renoncer. C'est finalement la naissance de sa fille qui l'a poussé à renouer avec la compétition. "Je voulais lui enseigner certaines valeurs qui me sont chères."
Il a alors aidé Haneffe à assurer son maintien en P1 en disputant les dix derniers matchs de la saison. Il a ensuite rejoint trois amis à Alleur, en R2, avec l'envie de retrouver du plaisir, mais des problèmes internes ont assombri cette expérience.
À Verviers, le joueur a trouvé le nouveau départ qu'il recherchait. "J'avais besoin d'un nouveau challenge. Comme le club cherchait des joueurs pour un projet neuf, je me suis dit: pourquoi pas?"
Il estime que son équipe devra afficher un tout autre visage pour s'en sortir. "Ce qui nous manque pour le moment, c'est la défense, de la physicalité et ce feu qui te donne envie de détruire ton adversaire."
Le déplacement à Anderlecht - également toujours sans victoire - ressemble déjà à un match capital. "Il n'y a pas de choix ni d'option. On ne va pas là-bas pour jouer, on ira pour gagner."
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