J'ai testé le vidéoprojecteur Hisense XR10 : un design et une luminosité qui en mettent plein la vue mais des réglages à parfaire — Frandroid
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25 octobre 202625/10/2026 • 14:02
Le vidéoprojecteur Hisense XR10 est le nouveau modèle phare de la gamme lifestyle de la marque, présenté au CES 2026 et disponible depuis l’été. À la différence du PX3-Pro ou du PX4-Pro, deux modèles à ultra courte focale, le XR10 est un projecteur à focale classique très souple, avec un rapport de projection de 0,84 à 2:1 et un zoom optique motorisé qui permettent de remplir un écran de 65 à 300 pouces selon la pièce.
Il repose sur une puce DLP de 0,47 pouce en Full HD native, associée à la technologie XPR de Texas Instruments pour simuler une image Ultra HD, et sur une source triple laser RGB annoncée à 6 000 lumens ANSI (7 500 lumens ISO).
Autre particularité, il embarque un système de refroidissement liquide en circuit fermé, censé garder le fonctionnement discret malgré cette puissance.
Le XR10 lit les formats HDR10, HLG, HDR10+, Dolby Vision et IMAX Enhanced. Il propose un iris à plusieurs niveaux pour améliorer le contraste, un objectif tout verre de 17 éléments, un ensemble de caméras et de capteurs pour une installation automatisée et une partie audio 2.1 réglée par le Français Devialet. Comme tous les téléviseurs et projecteurs de la marque, il est animé par le système Vidaa, avec les principales applications de streaming. Livré dans une valise à roulettes, il peut se déplacer d’une pièce à l’autre ou rester installé à demeure.
Face aux projecteurs lifestyle, le XR10 joue dans une catégorie supérieure à celle des Hisense C3 Ultra ou du Xgimi Titan, avec lesquels il partage le goût du design et de la simplicité. Mais avec un prix officiel de 5 999 euros, il chasse aussi sur les terres de vrais projecteurs de salon comme le Sony VPL-XW5000ES voire le Bravia Projector 7 ou le BenQ W4200. J’ai pu l’essayer pendant un moment et voici mes impressions.
Hisense XR10Fiche technique
| Modèle | Hisense XR10 |
|---|---|
| Type de focale | Standard à focale courte |
| Définition de l’image | 4K UHD |
| Technologie | DLP |
| Luminosité (ISO) | 6000 Lumens |
| Compatibilité HDR | HDR10, HLG, Dolby Vision, HDR10+ |
| Nombre de ports HDMI | 3 |
| ALLM | Oui |
| Système d’exploitation | VIDAA |
| Fiche produit |
Conditions du test
Le vidéoprojecteur Hisense XR10 testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD 4K/8K Platinum 300C. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs afin de pouvoir les comparer.
Hisense XR10Design, un modèle vraiment à part
Alors que certains modèles de vidéoprojecteurs sont déclinés en noir ou en blanc, Hisense prend ici le contre-pied avec une robe bronze métallisé très originale pour un modèle de cette catégorie. Le XR10 adopte une forme plus ou moins cubique, comme beaucoup de projecteurs lifestyle, mais en plus grand et surtout en bien plus lourd : il mesure environ 29 cm de large pour 27 cm de profondeur et 21 cm de hauteur, et pèse 10,6 kg.

Pour faire passer la pilule, la marque livre le tout dans une valise en cuir sur mesure, dotée de roulettes et d’une poignée télescopique, comme si l’on partait en vacances avec son home cinéma.
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
La façade accueille d’un côté un grand objectif entouré d’un cadre métallique bronze, de l’autre deux bandes verticales abritant les capteurs et les caméras de l’installation automatique. Contrairement à certains rivaux, il n’y a pas de volet qui protège la lentille de la poussière, ce qui oblige à ranger le projecteur dans sa housse ou sa valise. Le dessus, le côté gauche et le côté droit reprennent la même finition métallique, avec un détail amusant : une partie du flanc gauche est transparente et laisse entrevoir l’intérieur de l’appareil et l’architecture laser. Cette fantaisie est plutôt réussie et donne à l’ensemble un petit air cyberpunk, sans tomber dans le mauvais goût.

Sur le dessus, on trouve une grosse molette en métal, très agréable à manipuler. Elle sert à gérer le volume, à allumer ou éteindre l’appareil mais également à sélectionner la source. Il y a aussi un capteur de luminosité ambiante qui permet d’adapter automatiquement l’image à la pièce.

Les grilles des haut-parleurs sont intégrées aux flancs, et le XR10 peut aussi servir d’enceinte sans fil lorsque l’on ne projette rien. L’appareil repose sur des pieds qui assurent une bonne stabilité. Ils sont réglables en hauteur avec un débattement de 1,5 cm environ. Malgré son gabarit, l’alimentation n’est pas intégrée. Il est donc accompagné d’un gros bloc pas évident à cacher.
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Le mélange de matières et de finitions aurait pu virer au fouillis, mais l’ensemble est finalement très cohérent. Le modèle prêté par la marque pour réaliser ce test proposait des finitions absolument parfaites et un assemblage exemplaire. On regrettera simplement que le poids rende les déplacements moins aisés que sur un modèle plus modeste, même si la valise fait bien son travail.

Hisense XR10Connectique, il y a tout ce qu’il faut
Le XR10 propose une palette de connectiques particulièrement complète pour un modèle de salon, avec trois entrées HDMI plutôt que les deux habituelles. Deux d’entre elles sont au standard HDMI 2.1, dont une compatible eARC pour renvoyer le son vers une barre de son ou un amplificateur, tandis que la troisième reste au standard HDMI 2.0 et se limite à de l’Ultra HD à 60 Hz. Elle suffit pour un lecteur Blu-ray ou un boîtier de streaming. Pour une console, mieux vaut un port HDMI 2.1, le seul qui accepte le 1440p à 120 Hz (la 4K reste limitée à 60 Hz sur toutes les entrées, voir plus bas). Les deux ports HDMI 2.1 acceptent la fonction ALLM qui bascule automatiquement en mode jeu.

À côté des HDMI, on trouve des prises USB-A pour la lecture de contenus multimédias depuis un support amovible ou pour alimenter une clé de streaming, une sortie audio numérique optique, une sortie audio analogique jack 3,5 mm pour un casque ou un système filaire et un port Ethernet pour une connexion réseau stable.

Bien entendu, il s’agit d’un modèle connecté et le XR10 embarque une connectivité Wi-Fi 7 ainsi que du Bluetooth 5.4, ce dernier servant à connecter un casque ou à utiliser le projecteur comme enceinte sans fil. Il est compatible avec le standard AirPlay 2 pour lui envoyer des contenus audio et vidéo depuis un iPhone, un iPad ou un Mac, et le partage d’écran sans fil est également prévu.
La télécommande
La télécommande livrée avec le XR10 est une bonne surprise, même si elle est un peu en retrait par rapport à la finition de l’appareil. Réalisée en plastique, elle paraît légère et moins premium que le projecteur lui-même, mais sa prise en main est agréable avec ses bords arrondis et l’organisation des touches est claire. Elle propose des touches d’accès direct à plusieurs plateformes de streaming (Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+), ainsi que des boutons pour la sélection des entrées, le réglage de la luminosité du laser et la mise au point.

J’ai beaucoup apprécié le fait qu’elle soit rétroéclairée, ce qui n’est pas le cas de (trop) nombreux vidéoprojecteurs : dans une salle plongée dans le noir, on retrouve immédiatement la touche voulue.

Un microphone est intégré et permet de dicter des commandes vocales avec l’assistant de Vidaa, une fonction pratique pour lancer une recherche sans avoir à saisir un titre lettre par lettre. Les touches d’accès rapide aux réglages d’image et de son évitent d’avoir à parcourir plusieurs menus pour changer de mode.
Hisense XR10L’écran
Le vidéoprojecteur Hisense XR10 est livré sans écran. Cela laisse le choix, mais si le budget est limité, on peut aussi être tenté de l’installer sans écran (en se servant d’un mur comme surface de projection) et donc perdre le bénéfice (relativement important) d’avoir une surface optimisée pour la projection. Comptez entre 500 et 2 700 euros environ pour des écrans de différentes tailles dont la surface profite d’un traitement spécifique.
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Hisense XR10Installation
Contrairement aux modèles à ultra courte focale qui ont vocation à s’installer à quelques centimètres du mur ou de l’écran, le XR10 se place à bonne distance, ce qui offre une grande liberté : sur une table basse, sur une étagère ou au plafond. Pour obtenir une image de 100 pouces en diagonale, il suffit de le positionner à environ 1,90 m de la surface de projection, et le zoom optique motorisé, très étendu (x2,38), permet d’ajuster très précisément la taille de l’image sans bouger l’appareil.

Si vous l’installez à 1,5 m de distance, vous obtenez, zoom en position grand-angle, une image d’environ 2 m (80 pouces) de diagonale. La mise au point et le décalage de l’objectif sont également motorisés, avec une plage de décalage vertical et horizontal très généreuse qui évite de recourir à la correction du trapèze, laquelle dégrade toujours un peu la qualité d’image.

Pour ceux qui veulent aller vite, l’installation automatique s’appuie sur quatre caméras de 8 mégapixels et sur deux capteurs de temps de vol. Le projecteur ajuste seul la taille de l’image, la correction du trapèze et la netteté, tient compte des obstacles éventuels et fonctionne même lorsqu’il est placé de biais par rapport à l’écran.

On le sort de sa valise, on le pose à peu près au bon endroit, on le dirige vers l’écran et il s’occupe du reste. Les résultats sont très satisfaisants, plus convaincants que sur la majorité des projecteurs lifestyle, et la netteté est homogène sur l’ensemble de la surface. Pour une installation permanente, on peut aussi passer par les réglages manuels et soigner chaque paramètre. C’est l’un des gros atouts de ce modèle, qui s’adapte à presque toutes les pièces.
Hisense XR10L’image en mode subjectif, éclatante mais à régler
Le XR10 utilise une puce DMD de 0,47 pouce développée par Texas Instruments, avec une matrice native Full HD, associée à une source triple laser RGB (rouge, vert et bleu). Comme tous les vidéoprojecteurs DLP équipés de cette puce de 0,47 pouce, il simule une définition Ultra HD grâce à la technologie XPR, qui consiste à projeter plusieurs images Full HD légèrement décalées à très haute fréquence. L’illusion est excellente et il faut être un expert pour percevoir la différence avec une image nativement Ultra HD : le piqué est naturel, dense et riche en textures.

Le grand objectif tout verre y est pour beaucoup, avec une netteté homogène jusque dans les angles.

Plusieurs modes d’image sont disponibles, pour le SDR comme pour les différents formats HDR : Dynamique, Standard, Filmmaker, Cinéma Jour, Cinéma Nuit, Sport ou encore IMAX Enhanced. En Dolby Vision, on peut choisir entre les modes Lumineux et Sombre, et le HDR10+ dispose de son propre trio de modes.

Il y a de quoi faire et chacun peut trouver celui qui convient à sa pièce. Les modes sont accessibles depuis la télécommande, ce qui évite de passer par les menus.
J’ai diffusé mes séquences de test, des contenus de plateformes de streaming et des disques Blu-ray. Avec les modes les plus dynamiques, les images HDR sont éclatantes et conservent leur impact même avec un peu de lumière ambiante. Les couleurs sont vives, riches et nuancées, mais restent crédibles, sans cet aspect de dessin animé que l’on rencontre sur certains projecteurs concurrents. Le mode Filmmaker est celui que je recommande pour les films : l’image est plus sage, plus proche de ce qu’a souhaité le réalisateur, avec des noirs parfois un peu gris au départ qu’un passage de l’iris en réglage manuel sur un niveau faible permet de corriger.

Les scènes sombres sont particulièrement bien gérées. Les zones de nuit gardent leurs détails sans écrasement et les scènes mêlant parties sombres et très lumineuses profitent d’une belle profondeur. En Dolby Vision, il vaut mieux privilégier le mode Sombre, car le mode Lumineux par défaut sature trop certaines teintes, avec des verts dominants et des peaux trop rouges. Ce dernier est surtout conçu pour les pièces éclairées, qui ne constituent pas les conditions idéales pour un vidéoprojecteur.

Le mappage tonal des contenus HDR10 est de très haut niveau, avec les réglages par défaut. Si vous êtes du genre perfectionniste, il y a toutefois un peu de paramétrage à prévoir pour vraiment obtenir le meilleur, mais disons que l’on peut déjà profiter d’une très belle image en sortie de carton. Globalement, que ce soit avec des films en streaming ou des disques Blu-ray, mon impression générale est celle d’un projecteur qui sait se montrer spectaculaire sans jamais perdre sa crédibilité, ce qui n’est pas si courant.

La compensation des mouvements et la mise à l’échelle
Le XR10 propose plusieurs niveaux de compensation des mouvements, dont une option Film particulièrement bien pensée. Sur les films tournés en 24 images par seconde, elle atténue le judder, ces petites saccades qui apparaissent dans les panoramiques, sans provoquer l’effet soap opera qui donne un aspect trop lisse aux images. Je l’ai trouvée très convaincante, avec un rendu naturel et peu d’artefacts, même si certaines séquences difficiles, avec des personnages ou des objets au premier plan passant rapidement sur des fonds très détaillés, peuvent provoquer de très légers décrochages.

Les niveaux plus élevés sont à réserver au sport. Le mouvement est traité sans traînée ni perte de résolution, et la mise à l’échelle des contenus de moindre qualité, aidée par la fonction Super Resolution, donne des résultats satisfaisants avec un piqué intéressant, sans excès.
L’effet arc-en-ciel
S’agissant d’une technologie de projection DLP, l’effet arc-en-ciel est présent, mais plutôt limité ici. C’est très subjectif, mais, bien qu’y étant sensible, je n’ai pas eu l’impression qu’il était extrêmement visible, même sur des sous-titres blancs affichés sur fond sombre. Il peut cependant apparaître sur des scènes très contrastées avec de petits points lumineux, comme des reflets sur des verres ou des lumières dans une pièce sombre.
Je rappelle que la visibilité de ce phénomène dépend de la sensibilité du spectateur et peut donner l’impression de voir de petits arcs-en-ciel (rouge, vert, bleu) sur les contours des objets lumineux sur des fonds sombres. Certaines marques comme Valerion ont développé des fonctions (Anti-Rainbow Effect) pour atténuer fortement ce phénomène et elles sont très efficaces.
Hisense XR10Mes mesures, sondes à l’appui
J’ai mesuré le Hisense XR10 avec le logiciel Calman Ultimate. Les relevés ont été effectués sur une image de 100 pouces, face à l’écran, pour refléter ce que voit réellement le spectateur. J’ai testé quatre modes d’image en HDR (Filmmaker, Jeu Filmmaker, IMAX Cinéma et HDR de nuit), le mode Filmmaker en SDR et les différents réglages de l’iris.
En SDR, le mode Filmmaker affiche un Delta E moyen de 8,5. La température de couleur moyenne est de 7 486 K, très au-dessus des 6 500 K de référence, et la balance RGB montre un rouge qui chute jusqu’à environ 83 % en haut de l’échelle, alors que le vert dépasse 100 %. Le blanc est donc trop froid et légèrement verdâtre. Le gamma moyen de 2,18 est, lui, très proche de la cible de 2,2.

Passons aux couleurs en HDR. Le Delta E moyen est de 8,25 en mode Filmmaker, de 8,11 en IMAX Cinéma et de 5,37 en HDR de nuit, le plus précis des modes mesurés. Les écarts maximaux se situent entre 18 et 21. En dessous de 3, un écart devient difficilement perceptible à l’œil : aucun mode n’y parvient en sortie de boîte. Un calibrage serait donc bienvenu pour les plus exigeants, et les réglages avancés de Vidaa le permettent.
La luminosité est le gros atout de ce projecteur. En HDR, sur une mire plein écran, il atteint 568 cd/m² en mode Filmmaker, 573 cd/m² en IMAX Cinéma et 575 cd/m² en HDR de nuit. Les trois modes sont donc quasi identiques, signe d’un mappage tonal homogène. La courbe de luminance suit la cible dans les basses lumières, puis plafonne autour de 570 cd/m² à partir d’environ 70 % du signal : le projecteur compresse les hautes lumières pour les faire entrer dans ses capacités.

L’iris joue un rôle décisif. Désactivé, il laisse un blanc de 585,84 cd/m² pour un noir de 0,43 cd/m², soit un contraste séquentiel de 1 364:1, correct sans plus. Avec le réglage Cinéma 1, le blanc tombe à 277,58 cd/m², le noir à 0,10 cd/m² et le contraste atteint 2 702:1, presque le double. Avec le réglage Cinéma 2, le blanc descend à 123,54 cd/m², le noir à 0,03 cd/m² et le contraste monte à 3 932:1, près de trois fois plus que sans iris. Le compromis est donc clair : plus on ferme l’iris, plus les noirs gagnent en profondeur, mais la lumière est divisée par deux, puis par près de cinq. Dans une salle sombre, le réglage Cinéma 1 est le meilleur équilibre, tandis que le mode Cinéma 2 est à réserver à une obscurité totale.
La couverture des espaces colorimétriques est excellente, avec 99,74 % du DCI-P3 et 96,76 % du BT.2020. Voilà qui illustre bien le potentiel de la source triple laser. Les balayages de saturation montrent toutefois une tendance à pousser les verts et les cyans au-delà de la cible, alors que le rouge et le magenta restent plus proches de ce qui est visé. La couverture de l’espace Rec.709 atteint 95,3 %, avec un rouge un peu court. Résultat : une image plus éclatante que fidèle, ce que confirment mes impressions devant les films.

Ce XR10 est donc très lumineux, gère bien son contraste grâce à l’iris et couvre un espace colorimétrique très large, mais sa fidélité d’usine, avec des Delta E moyens compris entre 5,37 et 8,5 en SDR comme en HDR, justifie un calibrage.
Hisense XR10Gaming : réactif, mais pas de 4K à 120 Hz
Pour le jeu, le XR10 se montre plus réservé que ce que laissent entendre ses ports HDMI 2.1. Sur les deux entrées HDMI 2.1 « high-speed », je n’ai pas pu obtenir de 4K à 120 Hz avec une console de dernière génération, et la fiche de Hisense limite d’ailleurs la 4K à 60 Hz : il faut se contenter de 60 Hz en Ultra HD, en HDR comme en SDR, ou de 120 Hz en 1440p sans HDR. La prise HDMI 2.0 est, elle, limitée à l’Ultra HD à 60 Hz. Aucun VRR n’a été constaté, et seul le basculement automatique en mode jeu (ALLM) semble réellement pris en charge. C’est dommage pour un modèle aussi cher, et les joueurs sur Xbox Series X ou PlayStation 5 qui rêvent de 4K à 120 Hz devront passer leur chemin.
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
En revanche, la réactivité est bonne. Avec le mode Jeu activé, le temps de retard à l’affichage est de l’ordre de 34,4 ms en Ultra HD à 60 Hz, soit un peu plus de 2 images entre l’appui sur la manette et l’action à l’écran. C’est correct et cela satisfera la très grande majorité des joueurs. Lorsque la fonction DLP Turbo est activée, ce retard est réduit de moitié, avec des mesures de 17,7 ms, sans impact notable sur la qualité d’image. En contrepartie, la correction du trapèze est désactivée dans ce mode.

À cela s’ajoute l’ambiance générale : les grandes dimensions de l’image, la luminosité qui permet de jouer sans éteindre toutes les lumières et le son puissant font que le jeu est une expérience agréable sur ce projecteur, tant que l’on ne cherche pas la 4K à 120 Hz.
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid
Hisense XR10Audio : un son Devialet puissant et ample
Pour la partie sonore, Hisense a fait appel à la marque française Devialet, déjà associée aux téléviseurs haut de gamme de la marque. Le XR10 embarque un système 2.1 de 31 watts comprenant deux haut-parleurs stéréo de 8 watts et un caisson de basses de 15 watts, avec prise en charge du DTS Virtual:X. Le Dolby Atmos est en revanche absent, ce qui surprend sur un modèle à ce niveau de prix.

Le son est l’un des meilleurs que j’aie pu entendre sur un projecteur. Le volume est nettement supérieur à celui de la plupart des téléviseurs, et même à 50 % de la jauge, on sonorise facilement une grande pièce. La scène sonore est ample et dynamique et les basses sont profondes, sans craquement ni vibration parasite du châssis. Les aigus restent propres et détaillés, sans agressivité, même à volume élevé, ce qui rend l’écoute des films et des séries très agréable.

Les dialogues sont clairs, mais ils paraissent un peu enfermés dans le projecteur par rapport au reste de la bande-son, ce qui crée une très légère déconnexion avec l’action à l’écran sur ce point précis, surtout si l’appareil est placé derrière les spectateurs. La spatialisation est agréable mais reste limitée, comme sur tout système intégré, et on ne remplacera pas une vraie barre de son ou un ensemble home cinéma.

Pour un usage informel, en terrasse ou dans une chambre, c’est largement suffisant. Pour un vrai cinéma à la maison, on pourra relier une barre de son ou un amplificateur grâce à la sortie eARC, à la sortie optique ou à la prise jack.
Hisense XR10L’interface Vidaa : réactivité, réglages poussés et nombreuses applications
À l’image des TV et des autres vidéoprojecteurs de la marque, celui-ci est animé par le système Vidaa. Il n’a rien à envier à Google TV, souvent utilisé sur les projecteurs lifestyle, avec une interface claire, stable et rapide. Sur la page d’accueil, un premier bandeau regroupe les applications de streaming que l’on peut espérer par défaut : Netflix, Prime Video, YouTube, Apple TV, Disney+, Crunchyroll et bien d’autres, dont celles des chaînes françaises. Une boutique permet par ailleurs de télécharger d’autres applications, le cas échéant. Sous cette première bande, plusieurs contenus sont suggérés et la liste s’affine avec les habitudes de chacun.

Sur la partie gauche de l’interface, plusieurs options sont proposées : création de plusieurs profils qui auront chacun leurs contenus suggérés, recherche, notifications, interface de jeu et accès rapide aux réglages. Le menu Paramètres permet de régler l’appareil avec une très grande précision. Un lecteur multimédia gère les fichiers stockés sur une clé USB ou partagés sur le réseau domestique, et la commande vocale est prise en charge grâce au microphone de la télécommande.
Les menus Image, Projecteur, Audio, Connexion, Accessibilité, Système et Assistance regroupent des réglages très complets. Le menu Image permet de sélectionner l’un des nombreux modes préréglés, d’activer le mode Jeu, de régler le niveau du laser et de configurer le projecteur pour qu’il adapte les paramètres aux contenus détectés.

On y trouve aussi le capteur de luminosité ambiante, et des réglages avancés dignes d’un modèle de salle de cinéma : balance des blancs sur deux et vingt points, gestion des couleurs, correction de gamma, et mappage tonal dynamique pour les contenus HDR10.
Le menu Écran regroupe la correction du trapèze, la mise au point et la protection oculaire qui coupe le faisceau si quelqu’un passe devant l’objectif. C’est là qu’on trouve le menu dédié à l’iris qui est automatique ou manuel, avec des préréglages. C’est un peu dommage de voir ce menu hors des autres paramètres correspondant à l’image.
La réactivité du système est très bonne, avec une réponse immédiate à la moindre pression sur les touches de la télécommande. Notez enfin que l’on peut régler très finement l’ensemble des paramètres de son, de connexion et d’accessibilité, ce qui satisfera aussi bien les débutants, qui peuvent s’en tenir aux modes préréglés, que les experts qui cherchent à calibrer leur projecteur.
Hisense XR10Consommation et nuisance sonore
C’est un peu ce qui fâche. En effet, l’appareil est doté d’un système de refroidissement liquide mais, finalement, il reste assez bruyant. Je m’attendais à beaucoup moins de nuisance sonore. J’ai mesuré 39,5 dB à 50 cm environ du vidéoprojecteur, ce qui est relativement important. J’en ai vu des plus discrets et assez peu de plus bruyants. La nuisance sonore varie en plus selon les images affichées avec un volume un peu plus important lorsqu’il s’agit de projeter une image blanche, par exemple, et un comportement un peu plus discret lorsque vous regardez un film sombre.
Concernant la consommation, j’ai relevé 275 watts en instantané avec une image blanche occupant toute la surface de l’écran. C’est assez élevé.
Hisense XR10Prix et date de sortie
Le vidéoprojecteur Hisense XR10 est disponible en France depuis l’été 2026 au prix officiel de 5 999 euros. À l’heure de l’écriture de ces lignes, on le trouve autour de 5 000 euros chez plusieurs revendeurs.
Produits alternatifs
Hisense XR10
Notre avis sur Le
Hisense XR10
Design
10
Le XR10 est un objet très original, avec sa finition bronze, son flanc transparent, sa molette de volume en métal et sa valise en cuir qui lui donnent un vrai caractère. Les finitions sont irréprochables et l'assemblage est exemplaire. Je lui reproche seulement un poids et un encombrement supérieurs à ceux de la plupart des projecteurs lifestyle, ainsi que l'absence de cache pour protéger l'objectif.
Connectique
9
Le XR10 propose trois entrées HDMI dont une eARC, des ports USB, un port Ethernet, du Wi-Fi 7, du Bluetooth 5.4, l'AirPlay 2. Il offre donc tout le nécessaire pour un divertissement complet. La note est limitée par l'impossibilité d'exploiter la 4K à 120 Hz avec les consoles actuelles.
Écran / affichage
9
L'image Ultra HD simulée est très naturelle, avec un piqué dense, des couleurs riches et très étendues et une excellente gestion des scènes sombres pour un projecteur aussi lumineux. Les principaux formats HDR sont pris en charge, dont le Dolby Vision et le HDR10+. Les réglages sont nombreux, ce qui ravira les exigeants, même si certains modes préréglés demandent un coup de pouce, notamment le mode Dolby Vision Lumineux. Dommage que le calibrage d’usine n’ait pas été plus soigné, au profit d’une meilleure fidélité des couleurs.
Luminosité
9
Le niveau de lumière est impressionnant. Il figure parmi les plus lumineux du marché et offre, en outre, un niveau de contraste très intéressant et modulable. Reste à voir quel est le mode que vous choisirez pour obtenir soit des noirs plus intenses au prix d’une luminosité plus faible, soit plus de luminosité mais des noirs moins profonds.
Logiciel
8
Vidaa est réactif, stable et complet. Les principales applications de streaming sont présentes, une boutique permet d'en ajouter d'autres et les suggestions sont pertinentes. Les menus offrent des réglages d'image très poussés. Dommage que l’option Iris ne figure pas dans les menus dédiés à l’image.
Audio
9
Réglé par Devialet, le système 2.1 de 31 W est excellent pour un projecteur, avec un volume élevé, des basses profondes et un son propre et ample. Les dialogues sont clairs, même s'ils paraissent un peu enfermés dans l'appareil. L'absence de Dolby Atmos et une spatialisation limitée empêchent de remplacer un vrai système home cinéma, mais pour un modèle intégré, c'est remarquable.
Note finale du test
9 /10
Facile à installer et à configurer, doté de très nombreuses options de réglage, le XR10 est capable d'offrir une image de très haute qualité, avec un niveau de luminosité rarement atteint dans cette catégorie et une gestion du HDR qui compte parmi les meilleures. Le mappage tonal des contenus HDR10 est excellent, tous les principaux formats sont pris en charge et les modes Filmmaker et Dolby Vision Sombre offrent un rendu naturel, à condition de passer quelques minutes dans les menus pour régler l'iris, le cas échéant. Les modes d'image préfinis sont loin d’être parfaits, mais la palette de réglages permet de tout corriger.
L'interface Vidaa est réactive et complète, la connectique est riche avec trois HDMI, le Wi-Fi 7, et la télécommande rétroéclairée est très pratique. L'installation automatique est l'une des plus abouties que j’ai pu voir. Le son Devialet est ample et puissant, même si les dialogues sont un peu enfermés dans le projecteur. Je regrette qu’il soit aussi bruyant alors qu’il est doté d’un système de refroidissement liquide censé, notamment, limiter la nuisance sonore. S'y ajoutent des réglages d’usine qui rendent l’image plus flatteuse que fidèle, l'absence de 4K à 120 Hz pour les joueurs et un tarif qui impose d'être sûr de son choix.
Face à la concurrence, le XR10 est mieux placé que la majorité des projecteurs lifestyle comme le Hisense C3 Ultra ou le Xgimi Titan, grâce à sa qualité d'image, à son contraste et à son audio. Il offre plus de souplesse que le PX3-Pro et ses rivaux à ultra courte focale pour ceux qui n'ont pas besoin de placer l'appareil contre le mur. En revanche, un vrai projecteur home cinéma comme le Sony Bravia Projector 7 proposera un noir plus profond et une image plus fidèle d'origine, dans une salle obscure, mais sans la polyvalence du XR10 en pleine journée. Si vous acceptez de faire avec ces compromis, ce qui n’est pas évident vu son prix, il reste un très bon appareil capable de tout faire.
Points positifs du Hisense XR10
Points négatifs du Hisense XR10
-
Pas de 4K 120 Hz
-
Calibrage nécessaire pour les plus exigeants
-
Prix élevé
-
Un peu bruyant
-
Pas de Dolby Atmos
-
Dialogues un peu enfermés
-
Effet arc-en-ciel présent