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"J'ai été réveillé par l'alarme": 20 000 euros de cigarettes dérobés à la station-service de Recogne (Libramont) en à peine 3 minutes!

Dans la nuit de dimanche à lundi, la station Esso de Recogne (Libramont), a été la cible d'un cambriolage particulièrement rapide et préparé, selon nos confrères de TVLux.

Nous avons rencontré le gérant de la station. En à peine trois minutes, les auteurs sont parvenus à dérober pour plus de 20 000 euros de cigarettes. "J'ai été réveillé par l'alarme de la station, raconte Frédéric Simon, le gérant. En consultant les images de vidéosurveillance, j'ai constaté que deux individus étaient en train de vider le rayon tabac. J'ai immédiatement prévenu la police et je me suis rendu sur place". À son arrivée, les malfaiteurs avaient déjà disparu. Tout indique que leur objectif était clairement ciblé: aucun autre produit n'a été emporté.

Des milliers d'€ de dégâts

Les dégâts occasionnés lors de l'effraction sont toutefois importants et devraient se chiffrer à plusieurs milliers d'euros. Selon les premières constatations, les auteurs se sont introduits par la fenêtre la plus vulnérable du bâtiment, située dans une zone moins exposée aux regards. "Ils ont également modifié l'orientation des caméras extérieures avant de mettre en place une palette et un plot de chantier, précise Frédéric Simon. Cela leur a permis de sécuriser leur zone d'action et de limiter les risques d'être dérangés ou bloqués pendant le vol".

Les images montrent ensuite les deux hommes quittant les lieux avec de volumineux sacs avant de rejoindre un véhicule stationné à bonne distance de la station-service. Pour le gérant, ce type de vol s'explique par la valeur importante du tabac sur le marché parallèle. "La revente de cigarettes représente un véritable business. Certains commerçants peu scrupuleux, notamment dans les grandes villes, ferment les yeux sur leur provenance", estime-t-il. La police a procédé aux constatations d'usage et à différents relevés techniques sur place. Une enquête a été ouverte afin d'identifier les auteurs. "C'est la première fois que nous sommes confrontés à un vol de cette ampleur. C'est évidemment désolant et assez choquant", conclut Frédéric Simon.

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