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Italie: le gouvernement Meloni adopte un décret interdisant le port du voile en milieu scolaire

À quelques mois des élections générales en Italie, se sentant mis en concurrence par le parti identitaire Futuro Nazionale, la Première ministre, Giorgia Meloni, et ses alliés ont adopté en Conseil des ministres un décret-loi sur le port du voile dans les établissements scolaires, dont l’entrée en vigueur sera immédiate après sa publication dans le Journal officiel. 

Publié le : 24/09/2026 - 23:49

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Ce décret-loi interdit dans les établissements scolaires le port du voile islamique – notamment burqa et niqab – et de tout accessoire masquant le visage. Par ailleurs, il introduit un quota d’enfants étrangers, européens ou non, par classe et oblige les parents d’élèves étrangers qui ont des problèmes d’insertion scolaire à apprendre la langue de Dante. Les élèves de nationalité non italienne représentent 11,6 % des effectifs dans les écoles et lycées, selon les données de l’Institut national de statistique (Istat).

Giorgia Meloni tenait particulièrement à l’adoption de ce décret-loi en vue des prochaines législatives. Le nouveau parti anti- migrants et anti-islam Futuro Nazionale est en effet crédité de 8 % des intentions de vote, dépassant ainsi Forza Italia et la Ligue, les principales forces alliées à Fratelli d’Italia, le parti de la cheffe du gouvernement. C’est donc une des raisons de fond qui explique l’interdiction de tout type de voile islamique dans les établissements scolaires, sous peine d’une amende de 200 à 1 000 euros.

Pas plus de 30 % d'élèves non italophones par classe

Autre mesure phare, un plafond de 30 % d’élèves non italophones par classe. Des dérogations pour répartir des élèves étrangers dans d’autres écoles et des renforts en enseignants d’italien sont prévus dans les cas où il serait impossible de respecter le seuil fixé, sachant que 34 000 classes le dépassent.

Enfin, l’apprentissage de l’italien sera gratuit et obligatoire pour les parents d’élèves rencontrant des difficultés linguistiques. Les contrevenants seront sanctionnés par une amende pécuniaire. Pour l’opposition de centre gauche, ce décret-loi va dans le sens contraire d’une véritable politique d’intégration des étrangers dans le milieu scolaire et en dehors.

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