Face à la pression internationale, Netanyahou défie ses détracteurs à l’ONU
20 Minutes avec AFP
Publié le 25/09/2026 à 00h31 • Mis à jour le 25/09/2026 à 00h31
Benyamin Netanyahou a profité de la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi, pour répondre aux critiques visant la politique d’Israël. En pleine campagne pour les élections législatives israéliennes, le Premier ministre a rejeté les accusations de colonialisme. « Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme ? », a-t-il lancé, avant de viser certains de ses détracteurs : « Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme ! »
Le dirigeant israélien a aussi consacré une partie de son discours à l’Iran. Il a affirmé qu’Israël et les Etats-Unis avaient empêché Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. « Je me suis engagé à empêcher la dictature meurtrière iranienne de mettre au point des bombes atomiques, des armes nucléaires destinées à détruire Israël, des armes nucléaires susceptibles de menacer le monde entier », a-t-il déclaré. Benyamin Netanyahou a prédit que le régime iranien finirait « par tomber ».
Netanyahou s’en prend au maire de New York
Son intervention s’est déroulée dans un climat tendu. Comme l’année précédente, des dizaines de membres de délégations ont quitté la salle au début de sa prise de parole. Arrivé à New York dans la matinée, Benyamin Netanyahou devait repartir immédiatement après son discours, au terme d’une visite de moins de 24 heures. A l’extérieur du siège de l’ONU, des manifestants ont protesté contre sa présence et plusieurs personnes ont été interpellées, dont l’actrice Susan Sarandon.
Le Premier ministre a par ailleurs évoqué l’attaque à la voiture-bélier survenue mercredi en Cisjordanie occupée, au cours de laquelle le fils de l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a été gravement blessé. « Le peuple d’Israël tout entier […] prie pour lui », a-t-il déclaré. Il s’en est aussi pris au maire de New York, Zohran Mamdani, engagé de longue date en faveur de la cause palestinienne et qui accuse Benyamin Netanyahou de « génocide ». « Depuis que vous avez été élu dans cette ville, de nombreux juifs ne se sentent plus en sécurité », lui a lancé le dirigeant israélien.
La Cisjordanie au cœur des débats
La Cisjordanie occupée a constitué un autre point central de son intervention, alors que les violences de colons s’y sont multipliées depuis l’attaque du Hamas contre Israël en 7 octobre 2023. Benyamin Netanyahou a minimisé l’ampleur du phénomène. « Ce que les médias couvrent, c’est une poignée de jeunes délinquants », estimant leur nombre à environ 150, notamment impliqués selon lui dans des jets de pierres et des arrachages d’oliviers.
Notre dossier sur Benyamin Natanyahou
Les déclarations de Benyamin Netanyahou déclarations interviennent après plusieurs prises de position critiques à l’ONU, notamment celle d’Emmanuel Macron sur la politique israélienne en Cisjordanie, où le président français a affirmé que le « Hamas n’a jamais sévi ». Israël a qualifié ces propos d’« absurdité grotesque ». Avant Benyamin Netanyahou, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, intervenant par vidéo après avoir été privé de visa par les Etats-Unis, avait estimé que la politique israélienne menaçait désormais « la vie et l’existence mêmes » du peuple palestinien.