Interdiction du portable dans les lycées, prix du gaz, MaPrimeRénov'… Découvrez tout ce qui change à compter du 1er septembre 2026
À compter de ce mardi 1er septembre, de nombreux changements sont à prévoir, que ce soit dans le domaine de la scolarité, du travail, des transports ou encore des retraites et du logement. L’Indépendant fait le point sur ces nouveautés qui vont directement impacter le quotidien des Français.
Scolarité
L’utilisation du téléphone interdit au lycée : En ce qui concerne les plus jeunes, à partir de la rentrée de septembre, les lycéens ne pourront plus utiliser leur téléphone au sein d'un l’établissement. Une mesure qui est déjà effective dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges depuis 2018. Cependant, le gouvernement précise bien que la loi du 24 août 2026 permet l’utilisation du portable "ou d’un objet connecté pour un motif médical et que des exceptions peuvent être déterminées par chaque établissement".
Un élève pourra changer d’établissement en cas de mauvais comportement d’un de ses parents : Le décret concernant cette mesure est paru au Journal officiel le 29 juillet dernier. Dès la rentrée 2026, les directeurs d’école et les chefs d’établissement pourront déclencher une procédure pour faire changer un élève d’une école, d’un collège ou d’un lycée en cas de mauvais comportement d’un des parents.
Le directeur académique des services de l’éducation nationale sera alors saisi et s’entretiendra avec eux. Une procédure qui s’applique en cas : de risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative ou si la personne compromet gravement le déroulement des activités d’enseignement, ou le fonctionnement normal de l’école ou de l’établissement.
Logement et énergie
MaPrimRénov' : Dès le 1er septembre 2026, cette aide d’État ne sera plus attribuée pour une rénovation d’ampleur "si un chauffage est conservé après les travaux". Cette évolution du dispositif concerne les travaux de rénovation effectués dans les maisons individuelles.
Pour le gouvernement, l’objectif est de "prioriser les projets les plus vertueux pour sortir des énergies fossiles" et "éviter de financer des rénovations qui perpétuent une dépendance des ménages au gaz, et donc les expose aux variations futures des prix du gaz".
Prix du gaz : C’est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, le prix du gaz va à nouveau augmenter. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé que le prix repère de vente de gaz s’établira à 172,05 € TTC du mégawattheure (MWh) en septembre 2026, contre 162,89 €/MWh TTC en août 2026, soit une hausse de 5,6 % d’un mois sur l’autre.
Une hausse en partie justifiée par le conflit en cours au Moyen-Orient.
Travail et retraite
Rupture conventionnelle : Côté travail, à partir du 1er septembre 2026, la durée maximale de versement des allocations chômage aux salariés en cas de rupture conventionnelle va être modifiée. Alors qu’elle est actuellement de 18 mois, elle passera à 15 le mois prochain pour les personnes de moins de 55 ans. Pour les personnes âgées de 55 ans et plus, la durée sera réduite à 20,5 mois.
La durée des arrêts de travail plafonnée : Alors que la durée des arrêts de travail n’était soumise à aucun plafonnement légal, le décret du 12 juin 2026 prévoir désormais qu’à partir de septembre la durée d’un arrêt maladie ne pourra plus dépasser 31 jours (pour la première prescription) et que chaque prolongation d’arrêt ne pourra pas dépasser 62 jours.
Les professionnels concernés sont les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.
Réforme des retraites : Après la suspension de la réforme des retraites, quelques ajustements sont à prévoir pour la rentrée de septembre. L’âge légal à 64 ans s’appliquera désormais uniquement aux personnes nées à partir de 1969. Pour les générations précédentes, l’âge légal est fixé entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois pour celles nées de 1964 à 1968.
Transport
Véhicule électrique : Une nouvelle aide sera mise en place dès le 1er septembre pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion. Selon le gouvernement, elle ne sera soumise à aucune condition de revenus.
Cependant, pour y prétendre, il faudra que la voiture soit 100 % électrique, qu’elle ait été immatriculée pour la première fois en France, entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, qu’elle ait été louée ou achetée auprès d’un professionnel de l’automobile habilité mais aussi équipée d’une batterie encore en bon état (au minimum 80 % de sa capacité initiale, ou à défaut l’autonomie résiduelle de la voiture doit être d’au moins 200 km ou d’au moins 80 % de l’autonomie établie lors de l’homologation du véhicule). Et enfin s’engager à conserver le véhicule au moins trois ans.
"Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne pourront bénéficier d’une majoration d’environ 2 000 euros, uniquement si le véhicule respecte un prix maximum de 25 000 euros TTC, avoir une masse en ordre de marche inférieure à 1 800 kg", souligne le ministère de l’Économie.