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Inondations massives au Népal : "Ma femme est encore quelque part sous la boue", les témoignages glaçants des rescapés après la catastrophe

l'essentiel Les coulées de boue qui ont totalement ravagé la frontière entre le Népal et le Tibet ont causé la mort d'une centaine de personnes d'après les derniers recensements alors que plus de 400 personnes sont toujours portées disparues, dont une grande majorité de touristes étrangers. De nombreux témoignages d'habitants et habitantes locaux évoquent l'horreur qu'ils ont vécue et racontent des scènes apocalyptiques. 

"Ma femme est encore quelque part sous la boue". Keshav Prasad Baral témoigne auprès de Reuters de sa détresse. Comme la majorité des rescapés, il se trouve à l'hôpital Chakra Dev, principal lieu où l'armée népalaise amène les personnes secourues dans le district de Rasuwa touché par le glissement de terrain.

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"J'ai été sauvé par un manguier"

"Ce n'était pas de l'eau. C'était une énorme coulée de boue qui fonçait droit sur nous. Plus elle approchait, plus elle montait", a déclaré le sexagénaire. "J'ai essayé de prendre la main de ma femme et de l'emmener sur la terrasse. Mais elle a été emportée par la boue. Je suis parvenu tant bien que mal à atteindre la terrasse. Il n'y avait nulle part où aller, nulle part où s'échapper, sauf vers le haut", raconte-t-il. L'homme de 68 ans a ensuite attendu pendant cinq heures qu'un hélicoptère ne vienne le secourir sans femme "toujours quelque part sous la boue".

BREAKING:

Hundreds feared dead after a massive flash floods and mudslide on the border of Nepal and Tibet.

This video shows the mudslide hitting Jilong Port in Tibet. pic.twitter.com/BEAEy2qINc

— Visegrád 24 (@visegrad24) August 26, 2026

Kumal, un ouvrier qui travaillait, était en train de creuser une fosse devant une maison neuve lorsque ses quatre collègues, postés au-dessus du trou d'1,5 m de profondeur, lui ont crié de sortir et de courir. Kumal raconte alors "qu'un mur d'eau" l'a percuté avec "une force incroyable, comme lors d'un tremblement de terre". Le torrent l'a emporté au milieu de la boue et des débris mais "heureusement, j'étais coincé dans un manguier", a-t-il déclaré. "S'il n'y avait pas eu de manguier, j'aurais été emporté par les flots et je me serais noyé", résumait l'ouvrier.

La situation est toujours apocalyptique quelques heures après la crue éclair de la rivière Trishuli. "Partout où l’on regarde, c’est la dévastation", constatait Tula Bahadur, un agent de santé de Rasuwa. "Les villages situés près du fleuve ont été entièrement emportés. Cinq de mes proches sont portés disparus", expliquait-il.

"Il n'y avait absolument aucune chance de survie"

Kalpana Malla, originaire du district népalais de Nuwakot, racontait qu'elle n'avait pas réussi à sauver son père, sa mère, sa sœur et les enfants de sa sœur lorsque les coulées de boue ont ravagé son village. "Les membres de ma famille ont été emportés par les inondations sous mes yeux", a-t-elle déclaré à la BBC. "Ils ne pouvaient pas échapper aux inondations : il n’y avait absolument aucune chance de survie. Ces inondations ont tout emporté, mais mon fils et moi avons réussi à nous réfugier sur le toit d’une maison et nous avons survécu, sans pouvoir l’expliquer", poursuivait-elle.

BREAKING:

Dozens or even hundreds feared dead after catastrophic flash floods and mudslides hit Jilong Port in Tibet on the border with Nepal pic.twitter.com/PVPBK6xbcQ

— Visegrád 24 (@visegrad24) August 26, 2026

De nombreux touristes étrangers feraient partie des victimes. Une jeune Britannique de 13 ans a d'ailleurs perdu la vie lors de ces inondations massives. Pour le moment, aucun ressortissant français n'a été recensé parmi les personnes disparues. Lilah, une Française de 22 ans racontait à nos confrères du Figaro comment elle et son amie avaient échappé au pire. "Si on était parties 5 minutes plus tôt, on aurait été avalées", expliquait-elle. Bloquées et sans réseau pendant plusieurs heures, les deux amies ont alors pu constater l'ampleur de la catastrophe naturelle.