Info Nice-Matin. « On a dû tenir le magasin avec juste une barre en fer » : les images choquantes de la vidéosurveillance du pillage de la boutique Phone Case à Nice
Après les dégradations du samedi 17 octobre, Teddy Berthaud, patron de Phone Case, témoigne de la violence de l’intrusion, de l’absence initiale puis du manque d’effectifs policiers, et des incertitudes lourdes sur la réouverture de son commerce.
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A.RI
Alain Ricci
Créé le 18 octobre 2026 • 19:48
Mis à jour le 18 octobre 2026 • 20:02
Au lendemain des pillages du samedi 17 octobre sur l’avenue Jean-Médecin à Nice, le bilan est lourd pour les commerçants du centre-ville. Parmi les enseignes ciblées figure Phone Case, boutique d’accessoires de téléphonie mobile.
Face aux tensions dans la soirée, le responsable a ordonné la fermeture de ses magasins avant de suivre la situation à distance par vidéosurveillance. « Hier soir, vu que je voyais que ça partait en sucette, j’ai fait tout fermer et quand j’ai vu aux caméras que les casseurs sont rentrés, en 20 minutes, on était là avec mon ami », explique Teddy Berthaud, patron de Phone Case, enseigne qui compte 9 magasins en France.
« Je suis écœuré »
Photo : Alain Ricci / Nice-Matin
Contraint d’assurer lui-même la sécurité de sa boutique en l’absence des forces de l’ordre, le patron de Phone Case raconte : « Le problème c’est qu’on a dû tenir le magasin avec mon ami avec juste une barre en fer pour les empêcher de rentrer parce qu’ils voulaient encore rentrer, donc c’était un peu tendu et on a fait ça jusqu’à 22 h. »
Aujourd’hui c’est l’écœurement qui prédomine. Alors que ses 8 autres boutiques à Lille, Nantes et Montpellier ont été épargnées, le point de vente niçois accuse d’importants dégâts. Outre la vitrine brisée, des vitrines intérieures sont détruites et l’ensemble des stocks d’enceintes et de chargeurs a été volé. « C’est même pas de la rage, c’est même pas de l’énervement, c’est plus… Je suis écœuré », confie Teddy Berthaud.
Désormais, l’heure est au nettoyage, à l’inventaire et aux démarches d’assurance avant d’espérer rouvrir rapidement avec des panneaux en bois, dans l’attente d’un vitrier. L’inquiétude majeure reste le risque de récidive. Et le patron de Phone Case de conclure : « Je m’inquiète aussi des prochains jours et des prochaines semaines parce qu’on ne sait pas… J’ai entendu dire qu’ils prévoient encore des choses vers le 5 novembre. »
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