"Indécent", "Ridicule", "J'en ai marre de cette façon de faire de la politique" : un débat de rentrée haut en couleur pour les présidents de parti
Ce mercredi, les cinq présidents de partis francophones, Georges-Louis Bouchez (MR), Paul Magnette (PS), Raoul Hedebouw (PTB), Yvan Verougstraete (Engagés) et Marie-Colline Leroy (Ecolo), se sont retrouvés sur le plateau de RTL pour un grand débat de la rentrée, animé par Caroline Fontenoy et Martin Buxant.
Dans un climat politique de plus en plus polarisé, marqué par des désaccords budgétaires et sociaux, les échanges entre les présidents, à micros ouverts, ont été, sans trop de surprise, musclés.
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Les échanges ont commencé sans tarder sur un sujet brûlant : le pouvoir d'achat. Face à une majorité plus réservée, l'opposition a accusé l'Arizona d'avoir pioché dans les poches de la classe moyenne, mais aussi des travailleurs et des pensionnés plus généralement.
"La classe moyenne sera préservée", a promis le président du MR Georges-Louis Bouchez, tandis qu'Yvan Verougstraete a lui souligné que "tout le monde" devrait contribuer.
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Les discussions se sont poursuivies sur l'impôt sur le capital, un autre sujet clivant entre la majorité et l'opposition. Pour le MR, le message est clair : "pas d'impôt, tout court. Je ne veux pas protéger les riches, je veux protéger tous nos citoyens", a souligné Georges-Louis Bouchez.
Une position qui n'a pas plu à Paul Magnette, président du PS. "Quand Monsieur Bouchez ne dit 'pas d'impôts', ça me fait sourire", a-t-il commencé, soulignant le fait que "9 Belges sur 10" avaient vu leur pouvoir d'achat se détériorer.
"Entre vos actes et vos impôts, il faudrait de la cohérence", a conclu le socialiste.
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L'occasion pour le président du MR de riposter, en prenant les énergies fossiles comme exemple. "J'en ai marre de cette façon de faire de la politique. Ça devient ridicule", a-t-il attaqué, critiquant l'envie de l'opposition de se retirer du fossile, tout en demandant des prix réduits à la pompe en cas de flambée. "De mon vivant, on ne connaîtra pas une terre sans énergies fossiles"
Une vision décriée par l'opposition francophone, qui croit fortement en la capacité de l'Europe et de la Belgique à se libérer des énergies fossiles, pour privilégier des énergies propres. "Je vous trouve presque climatosceptique", ne peut s'empêcher de juger Paul Magnette, à l'encontre de Bouchez.
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Un débat haut en couleur, donc, que Caroline Fontenoy et Martin Buxant ont tenu à conclure en demandant aux présidents de partis des domaines à privilégier dans lesquels le gouvernement pourrait faire des économies.
Si la majorité francophone a souligné le besoin d'alléger les aides, ainsi que plusieurs dépenses publiques, les arguments mis en avant n'ont pas plu à Marie-Colline Leroy, présidente d'Ecolo.
"Ce que vous faites là, c'est particulièrement indécent", a-t-elle lancé à l'encontre d'Yvan Verougstraete et Georges-Louis Bouchez, accusant les deux présidents de vouloir "déstructurer les services publics", pour ensuite mieux les critiquer.