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Inde : le chef de l'opposition Rahul Gandhi appelle à la démission de Modi après la répression d'une manifestation

Le principal chef de l'opposition indienne, Rahul Gandhi, a appelé mardi 21 juillet à la démission du Premier ministre Narendra Modi en raison de la répression musclée d'une manifestation d'étudiants, demandant des réformes du système universitaire et le renvoi du ministre de l'Éducation. 

Publié le : 21/07/2026 - 18:37

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Lundi, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale, New Delhi, à l'appel du mouvement de contestation indien du « Parti des cafards », qui fédère la colère contre les fraudes aux examens et le ras-le-bol de la jeunesse du pays. Lors de cette manifestation, l'une des plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, au moins 180 personnes ont été blessées selon la police, des centaines selon les étudiants après que la police a tiré des gaz lacrymogènes et chargé à coups de bâton.

M. Modi doit démissionner « pour avoir détruit l'avenir de la jeunesse indienne », a déclaré Rahul Gandhi, du parti du Congrès, dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Le gouvernement ne veut assumer aucune responsabilité, ni débattre de cette question au Parlement », a déclaré le chef de l'opposition à la Chambre basse, avant d'organiser un sit-in devant la résidence du Premier ministre Narendra Modi, où des cris de « Nous voulons la justice » se mêlaient à des slogans « À bas Modi ». Raul Gandhi, sa sœur et d'autres parlementaires de l'opposition ont été emmenés de force par la police de New Delhi.

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« Notre Constitution a été bafouée (...). Après cela, aucun homme politique ni aucun citoyen qui se respecte ne peut rester les bras croisés », a jugé mardi à l'AFP Sandeep Dixit, haut responsable du Parti du Congrès.

La Pari des cafards entend poursuivre sa mobilisation

Le mouvement de contestation indien du « Parti des cafards » a promis mardi de poursuivre sa mobilisation jusqu'au départ du ministre de l'Éducation, Dharmendra Pradhan, et une réforme des examens. Le parti, dont les initiales CJP singent celles du Parti nationaliste indien (BJP) de Narendra Modi, a vu le jour en mai et compte des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux. « Nous ne nous arrêterons pas. M. (Dharmendra) Pradhan doit être limogé », a déclaré Ashutosh Ranka, responsable du parti sur les réseaux sociaux, au lendemain de la plus importante manifestation organisée dans la capitale indienne depuis cinq ans.

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Des centaines de manifestants campent toujours mardi sur le site du rassemblement, beaucoup exigeant une profonde réforme du système éducatif et des examens. Le fondateur du CJP, Abhijeet Dipke, a exhorté les participants à ne pas « perdre espoir ». « Ils veulent nous casser le moral », a-t-il affirmé, juché sur le toit d'un camion. « Ne les laissez pas vous réduire au silence ». « C'est un jour honteux dans l'histoire de la démocratie indienne : des personnes, des étudiants honnêtes, qui étaient venus pour une cause légitime, ont été brutalement battus par la police de Delhi », a déclaré à l'AFP M. Ranka. Il est l'un des deux représentants du CJP, un mouvement lancé en mai par un étudiant indien diplômé aux États-Unis, à avoir rencontré lundi un ministre pour discuter de leurs revendications, sans réponse du gouvernement pour le moment. Sur place, mardi, des manifestants interrogés par l'AFP se disaient déterminés à poursuivre leur action. « Nous avons encore moins peur qu'avant », a déclaré Chandra Pratap Sishwi, un étudiant qui entend devenir avocat. « Quand j'ai vu des gens se faire tabasser comme ça par la police, j'ai vu rouge ».

L'opposition exige un débat au Parlement sur les violences

L'opposition au Parlement a exigé mardi un débat sur ces violences. « Les étudiants ont été battus pour avoir posé des questions légitimes sur leur propre avenir », avait déclaré un peu plus tôt Rahul Gandhi.

Malgré une croissance économique rapide, des millions d'habitants du pays le plus peuplé du monde peinent à décrocher un emploi stable et rémunéré, ce qui alimente le mécontentement de la jeunesse.

La colère est alimentée par une série de scandales liés à des fuites aux examens qui ont ébranlé la confiance dans le système de tests du pays. En mai, une fraude a précipité l'invalidation d'un examen passé par plus de deux millions d'aspirants étudiants en médecine. Un contretemps qui a poussé, selon les médias locaux, plusieurs candidats au suicide.

Le ministre des Affaires parlementaires, Kiren Rijiju, a pris la parole mardi devant la chambre basse pour défendre le gouvernement, assurant qu'il avait réagi rapidement aux fuites en faisant arrêter plusieurs personnes. Il a ajouté que, lors d'une réunion à huis clos mardi avec les alliés de la coalition au pouvoir, M. Modi avait appelé à la mise en place d'un « dispositif infaillible » pour empêcher toute nouvelle irrégularité. Le Premier ministre n'a, jusqu'à présent, pas commenté directement le mouvement de contestation.

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