Incendies dans le Sud-Ouest, attaque meurtrière à la gay pride de Berlin, Barbara Butch sur scène… Les cinq infos à retenir du week-end
La A63 est fermée, près de Cestas, dans le sud de Bordeaux, à cause des incendies gigantesques qui ravagent le pays, le 26 juillet 2026. ALAIN JOCARD / AFP
Vous avez décroché de l’actualité ces deux derniers jours ? « Le Nouvel Obs » vous propose un résumé des principales informations à retenir de ces samedi 25 et dimanche 26 juillet.
• Sur le front des incendies
En Gironde, les pompiers continuent d’affronter le feu. L’incendie massif qui a rapidement progressé dans la nuit de samedi à dimanche a désormais parcouru 42 000 hectares, soit quatre fois la superficie de Paris. Il brûle désormais « à 15 kilomètres » de la métropole bordelaise, mais une évacuation de la ville n’est « pas à l’ordre du jour », a réaffirmé son maire Thomas Cazenave. Emmanuel Macron présidera ce lundi à 10 heures une cellule interministérielle de crise.
Quelque 220 000 personnes, dont des touristes, ont déjà été évacuées ces derniers jours de plusieurs localités girondines, en particulier des stations balnéaires très prisées en cette période estivale comme Lège-Cap-Ferret. Le retour à domicile n’aura pas lieu « tant que le feu ne sera pas fixé », a déclaré dimanche la préfète du département, Sophie Brocas en conférence de presse, excluant aussi tout travail lundi dans les communes concernées, avant une possible aggravation mardi en raison des fortes chaleurs à venir.
« J’incite les touristes à ne pas venir, ne pas rejoindre la Gironde », a également déclaré Sophie Brocas. Près de 40 000 vacanciers, installés dans 45 campings de Gironde et des Landes, ont été jusqu’à présent évacués, a indiqué dimanche à l’AFP la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA).
Ailleurs, les pompiers du Var mènent aussi une lutte acharnée pour contenir l’incendie de Pontevès, malgré des reprises du feu attisées par des rafales de mistral au sixième jour des opérations. En Espagne, l’incendie d’Avila, près de Madrid, est « le plus important feu de forêt » de l’histoire récente du pays, a déclaré la ministre de la transition écologique, Sara Aagesen.
• Attaque meurtrière à la gay pride de Berlin
Dans la nuit de samedi à dimanche, une voiture a foncé sur la foule lors de la gay pride de Berlin faisant un mort - une femme - et 29 blessés. « Tout indique » que c’est « un attentat terroriste islamiste », a affirmé dimanche le ministre allemand de l’Intérieur Alexander Dobrindt. De son côté, Emmanuel Macron a exprimé son « émotion » et sa « solidarité » après cette attaque « odieuse ».
Le suspect de l’attaque, un djihadiste présumé, a été tué au cours d’une opération de police dans le quartier berlinois de Spandau, ont annoncé dimanche 26 juillet au soir les forces de l’ordre. « Selon les informations dont nous disposons à ce stade, (le suspect) aurait couru en direction de nos forces d’intervention muni d’une arme blanche ». Les membres de « (l’unité spéciale) SEK-Berlin ont alors fait usage de leurs armes à feu », a indiqué la police de Berlin sur X.
Selon les sites du magazine « Der Spiegel » et du quotidien « Bild », le suspect avait tenté de rejoindre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie en 2025 mais avait été arrêté au Liban. Il avait été renvoyé en Allemagne, où il avait été condamné en 2026, dans un autre dossier selon ces médias, pour « préparation d’un acte de violence grave mettant en danger la sécurité de l’État ».
Plus aucun des blessés lors de cette attaque n’est en danger de mort, a annoncé dimanche soir le chancelier Friedrich Merz.
• Barbara Butch remonte sur scène
Une semaine après l’interruption de son concert à Grenoble par des militants propalestiniens, la DJ juive et queer Barbara Butch est remontée sur scène, samedi soir, cette fois sans contestation, lors d’un mini-festival dans l’Yonne.
« Je suis contente d’être là », a déclaré à une foule de quelque 400 personnes cette figure incontournable des nuits parisiennes LGBTQ +, régulièrement la cible d’attaques depuis qu’elle a été l’un des visages de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024.
Son concert du samedi 18 juillet, cible d’un appel au boycott, notamment de la part de l’antenne grenobloise de La France insoumise, avait été interrompu par des « jets de projectiles », selon la mairie de Grenoble qui a annoncé porter plainte.
Barbara Butch, musicienne lesbienne et obèse régulièrement victime d’homophobie et de grossophobie, a également promis une plainte contre La France insoumise, notamment pour provocation à la haine et à la violence.
• Dans le Pas-de-Calais, un surveillant de collège mis en examen pour viol sur mineur
Un surveillant de 24 ans d’un collège d’Annezin (Pas-de-Calais) a été mis en examen début juillet pour viol et agression sexuelle de deux élèves de cet établissement, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Béthune.
« Les faits se seraient déroulés entre septembre 2025 et juin 2026 », a détaillé le parquet, confirmant une information du média local Horizon. « L’enquête n’a, a priori, pas pour objet de rechercher d’autres victimes », a précisé le parquet.
Le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet, a ajouté ce dernier. Le rectorat de Lille a pour sa part confirmé « avoir été alerté, fin mai 2026, de la mise en cause d’un assistant d’éducation (AED) du collège d’Annezin pour des faits pouvant relever du champ pénal ». « En lien avec le rectorat, le collège a aussitôt suspendu cet assistant d’éducation à titre conservatoire et transmis un signalement au procureur de la République, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale », précise le rectorat.
• Cuba dénonce la « politique génocidaire » des Etats-Unis
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé dimanche la « politique génocidaire » de Washington envers Cuba, accusant les Etats-Unis de vouloir « s’approprier le pays ».
Depuis janvier, le gouvernement de Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l’île communiste, située à 150 km des côtes de Floride. A l’embargo en vigueur depuis 1962 s’est ajouté un blocus pétrolier et une longue liste de sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains. Ces mesures ont entraîné une chute drastique du tourisme, le départ de nombreuses entreprises étrangères et un assèchement des entrées de devises.
« Cuba mène aujourd’hui une bataille historique » contre « une politique génocidaire qui s’est donnée pour objectif d’asphyxier tout un peuple afin de s’approprier le pays », a dénoncé le chef de l’Etat cubain depuis la province de Pinar del Rio. « Le blocus est une arme de guerre et provoque des morts », a accusé le chef de l’Etat, estimant que Washington cherchait à provoquer, à Cuba comme dans d’autres pays, une « explosion sociale dans le seul but d’imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts impériaux ».
Le président Donald Trump affirme que Cuba représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois menacé d’en « prendre le contrôle ».
Par Service Actu