Incendie en Gironde : "Le personnel est resté dans le sud"... mais pourquoi l'A400M est-il reparti à Istres dans la nuit ?
l'essentiel Samedi 25 juillet, le gouvernement français a mobilisé pour la première fois l'A400M en Gironde pour lutter contre les incendies. L'avion militaire, capable de larguer 20 000 litres d'eau, a néanmoins dû repartir dans les Bouches-du-Rhône dans la soirée. Explications.
Certains ont très vite dénoncé "un coup de communication". Samedi 25 juillet, le gouvernement français a autorisé pour la première fois l'utilisation de l'A400M en Gironde en fin d'après-midi, au niveau de la commune de Lacanau, afin que l'incendie ne traverse une route départementale.
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Cet avion de transport militaire a été mobilisé pour lutter contre le feu, grâce à un dispositif développé par son fabricant, Airbus, et pouvant larguer 20 000 litres d'eau ou de produit retardant l'incendie. Une capacité qui représente "l'équivalent de trois Canadair en volume d'eau", selon le gouvernement. Malgré cela, l'A400M est reparti en fin de journée à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, sur la base d'où il avait décollé quelques heures plus tôt.
Sa première utilisation, "une réussite"
Deux raisons majeures expliquent ce retour vers le sud de la France. "Le produit retardant et le personnel s'occupant de l'appareil sont restés à Istres", révèle une source militaire à La Dépêche du Midi. L'A400M, qui a pourtant stationné sur la base de Cazaux au sud du bassin d'Arcachon, était donc contraint de revenir pour recharger. La liaison entre la Gironde et les Bouches-du-Rhône nécessite environ une heure de vol.
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Si l'Armée s'est félicitée hier de ce déploiement, qualifié de "réussite", l'A400M ne devait pas être engagé aussi rapidement dans une situation réelle. Mais face à un feu qui a déjà brûlé 42 000 hectares, le Premier ministre Sébastien Lecornu a exigé son envoi d'urgence en Gironde, alors même que les tests et la formation des pilotes s'achevaient à peine.
"Des contraintes"
Pourtant, ce dimanche, les autorités ont indiqué que l'appareil allait de nouveau être utilisé, "dans une partie boisée", a précisé Marc Vermeulen, directeur du SDIS de Gironde, lors d'une conférence de presse. L'A400M impose toutefois un temps de rotation particulièrement long ainsi que des "contraintes d'emploi visant à garantir la sécurité de la zone de largage et des équipages", a-t-il ajouté.
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L'avion militaire doit donc être engagé sur des "zones peu ou pas occupées". "Il faut qu'on fasse le point avec l'équipage pour voir si les conditions météorologiques, et le problème de la fumée, rendent encore possible son utilisation" à chaque intervention, a indiqué le patron départemental des pompiers.