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Incendie criminel à Nice en 2024 : un organisateur présumé placé en garde à vue

Un organisateur présumé de l’incendie criminel ayant causé la mort de sept personnes en juillet 2024 dans un immeuble de Nice a été placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi 12 août de source policière et judiciaire.

Considéré comme le principal organisateur du commando armé ayant mis le feu au bâtiment, Yassine K., 26 ans a été extrait de la maison d’arrêt de Nancy (Meurthe-et-Moselle) où il est actuellement incarcéré et placé en garde à vue, a détaillé cette même source. Le parquet de Nice a confirmé la garde à vue.

Ce suspect est déjà connu pour de multiples infractions, notamment pour meurtre, enlèvement et séquestration ainsi que détention de stupéfiants. Au total, sept personnes sont désormais en détention provisoire dans cette affaire pour laquelle l’information judiciaire en cours pourrait être close dans les mois à venir.

Depuis sa prison, Yassine K. aurait recruté trois personnes pour le compte du commanditaire de l’attaque. Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, ces trois hommes avaient mis le feu dans les escaliers aux étages inférieurs d’un immeuble du quartier des Moulins, épicentre du narcotrafic à Nice, dans le cadre d’un différend lié à un trafic de drogue, et l’incendie s’était propagé jusqu’à un appartement du 7e étage.

Connu pour des affaires de meurtre en bande organisée

Trois enfants de cinq, sept et dix ans, un adolescent de 17 ans, deux femmes de 22 et 46 ans sont morts dans les flammes, et un homme de 45 ans s’est tué en sautant par la fenêtre. Tous étaient membres d’une famille comorienne étrangère au trafic.

Placé en garde à vue, le jeune homme originaire de Maisons Laffite (Yvelines) était déjà connu pour des affaires de meurtre en bande organisée, d’association de malfaiteurs en vue de la participation à un crime transport, et d’enlèvement-séquestration.

Grâce à un énorme travail d’enquête, en particulier autour de la téléphonie, les enquêteurs ont rapidement identifié les incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans. Deux d’entre eux ont été interpellés, de même que trois personnes impliquées dans l’organisation ou la logistique de l’incendie criminel.

Mais le troisième incendiaire présumé a été retrouvé en Algérie et conformément aux accords entre les deux pays, il n’a pas été extradé parce qu’il est de nationalité algérienne. Il en est de même pour le commanditaire présumé, âgé de 28 ans, né au Sénégal. Un temps domicilié à Nice, il avait été condamné à plusieurs reprises pour trafics de stupéfiants et avait quitté la France juste après l’incendie.

Il a été arrêté à l’aéroport international de Bissau en décembre 2024 mais en l’absence d’accord bilatéral entre la France et la Guinée-Bissau, la demande d’extradition n’a pas abouti. Les deux hommes sont désormais considérés comme en fuite et visés par des mandats d’arrêt internationaux.