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Il sort de prison et contacte son ex malgré une interdiction : six mois de prison ferme

l'essentiel Un homme de 37 ans était jugé mardi 18 août à Montauban pour avoir repris contact avec son ex-compagne malgré une interdiction judiciaire. Il a été condamné à six mois de prison.

Imposant, vêtu d’un short et d’un tee-shirt, le prévenu semble touché lorsqu’il s’exprime à la barre du tribunal judiciaire de Montauban. Sa voix tremble quand il évoque ses quatre enfants. Cet homme de 37 ans comparaît pour être entré en relation avec son ex-compagne malgré une interdiction judiciaire. 

Le 10 août, la jeune femme se présente à la gendarmerie pour déposer plainte. Alors que son ancien conjoint est sorti de prison trois jours plus tôt, elle a reçu un message de sa part dans lequel il est écrit "Collorec". Un lieu loin d'être anodin, c'est une commune où le couple a passé des vacances ensemble. Sur TikTok, elle en découvre un second, réduit à un seul mot : "Zarma". 

"J'ai agi de manière non intentionnelle"

L’homme assure avoir agi "de manière non intentionnelle". Il explique qu’il venait de retrouver son téléphone après son incarcération et qu’une mise à jour aurait fait disparaître les noms de ses contacts. Il affirme donc ne pas savoir à qui il écrivait. "J’ai envoyé ça car j’ai vu qu'une de mes cartes de fidélité avait été utilisée dans cette ville", explique-t-il. Concernant TikTok, il dit ne pas avoir su qu’il s’agissait de son ex-compagne, le compte apparaissant comme "introuvable".

Lors de sa prise de parole, le procureur a souligné que tous les antécédents judiciaires du prévenu avaient été commis "dans la sphère conjugale". Il a également estimé que ces deux messages lui avaient permis de montrer à son ancienne compagne qu’il pouvait la "tracer et la traquer". Le représentant du ministère a par ailleurs rappelé que la jeune femme était déjà inquiète avant même sa sortie de prison, à tel point qu’elle avait obtenu un "Téléphone Grave Danger".

Me Marques, avocate de la défense, s'est quand à elle interrogée sur les appels passés par la victime. Elle a révélé que cette dernière avait tenté de joindre son client à deux reprises après la réception des messages, sans qu’il ne décroche. "S’il avait vraiment voulu entrer en contact avec elle, il aurait répondu", a-t-elle plaidé. Avant de conclure : "Sept mois requis pour deux mots, ça fait cher le mot"

L’homme a finalement été condamné à quatre mois de prison, auxquels s’ajoutent deux mois correspondant à la révocation de son sursis probatoire. Il devra également verser 400 euros à son ex-compagne en réparation de son préjudice moral.