Il produit de l'électricité avec de la terre, du vin et même du pain : comment ça marche ?
CE QU’IL FAUT RETENIR
- Satoshi Nakagawa, ingénieur japonais, a développé un procédé de collecte de micropuissance utilisant des matériaux comme le pain et le vin pour produire de faibles courants électriques.
- Son installation expérimentale, composée de 1 500 caisses de terre, alimente des LED, mais la puissance générée reste très faible, insuffisante pour des besoins domestiques classiques.
- Ces micropuissances pourraient être utiles pour des capteurs agricoles ou des systèmes d’alerte, démontrant leur potentiel dans des applications spécifiques malgré leur faible rendement énergétique.
Résumé généré par IA (vérifié par NeozOne)
Lorsque j’ai découvert, en lisant cet article sur cet ingénieur japonais qui produit de l’électricité à partir de pain et de vin français, j’ai d’abord pensé à un fake news ! Eh bien non, même si je pense que la nationalité du pain ou du vin n’apporte pas vraiment de plus-value à son invention ! L’inventeur de ce procédé étonnant s’appelle Satoshi Nakagawa, il a 72 ans, et est ingénieur, designer et directeur de l’entreprise Tripod Design. Ce dernier affirmant être pionnier de cette découverte, il travaille sur ce qu’il appelle un MPC (Micro-Power Collection) ou collecte de micropuissance. Je ne vais pas m’improviser électrochimiste, rassurez-vous, mais ces travaux méritent une petite mise en lumière. Attention, on ne parle pas ici de procédé capable de fournir de l’électricité telle une centrale nucléaire, mais de micropuissance ! Décryptage.
De l’électricité avec du vin et du pain : ce n’est pas de la magie
Attention, n’allez pas croire que Nakagawa transforme le pain ou le vin en électricité ! En réalité, il en récupère de faibles courants électriques grâce à des électrodes placées dans des matières contenant de l’humidité ou des ions. Il reprend en fait un principe d’électrochimie : la pile voltaïque ! Pour expliquer le principe, je vais replonger dans mes cours de physique au collège et les travaux pratiques de la fameuse pile au citron ! En plongeant deux électrodes (zinc et cuivre) dans des citrons pleins de jus, nous arrivions à produire un « mini » courant électrique capable d’allumer une petite ampoule de lampe de poche. Le citron (ou le pain, ou le vin) ne fabrique pas d’électricité : grâce à son humidité et aux ions qu’il contient, il permet aux deux métaux de produire ce minuscule courant électrique. En réalité, Nakagawa applique ce vieux principe à différents matériaux : terre humide, compost, vin, pain contenant de l’humidité, etc.

1 500 caisses de terre pour éclairer 800 LED
Pour prouver que son système ne fonctionne pas uniquement avec un morceau de pain ou quelques gouttes de vin, Nakagawa a décidé de passer à une tout autre échelle. Dans son laboratoire baptisé Ku-An, installé sur une colline, il a réuni 1 500 caisses en bois remplies de terre et de compost, chacune étant associée à son dispositif de récupération de micropuissance. L’installation permet notamment d’alimenter des centaines de petites LED. En 2025, l’ingénieur est allé encore plus loin avec un second laboratoire, Lu-An, où plus de 2 000 cylindres remplis de terre et de compost ont été installés. Mais ne commencez pas à remplir votre salon de pots de terre pour réduire votre facture d’électricité !
Même multipliés par centaines ou par milliers, ces dispositifs produisent de très faibles quantités d’énergie. Nakagawa annonce une puissance totale pouvant atteindre environ 100 W pour ses installations expérimentales. C’est suffisant pour alimenter de petits appareils dans certaines conditions, mais évidemment très loin des besoins électriques d’une maison. À ce niveau-là, inutile donc d’imaginer une cave entière de bouteilles de Bordeaux transformée en centrale électrique ! Et c’est finalement tout le principe de son projet : il ne cherche pas à remplacer une centrale électrique ou des panneaux solaires, mais à collecter de minuscules quantités d’énergie disponibles dans notre environnement. D’où le nom de Micro Power Collection.
À quoi peuvent servir quelques milliwatts ou quelques watts ?
Je dois vous avouer que je ne vois pas trop l’intérêt de produire ces micro-courants électriques ! Néanmoins, en réfléchissant quelques minutes, je me dis que ces derniers pourraient présenter un intérêt pour certains objets. Ces petits courants électriques seraient, par exemple, bien utiles sur des capteurs agricoles, pour détecter les nuisibles dans un champ ou pour surveiller le niveau des rivières, les glissements de terrain, etc. Je n’ai rien inventé : des chercheurs ont publié en 2026 une étude consacrée justement à l’alimentation de capteurs agricoles grâce à de très faibles quantités d’énergie. Associées à un système permettant de gérer et de stocker cette énergie, leurs cellules ont réussi à alimenter un module de capteurs pendant plus de 250 jours. Voilà qui illustre parfaitement l’intérêt de ces micropuissances : complètement ridicules pour faire fonctionner un grille-pain, mais potentiellement très intéressantes pour rendre un petit capteur autonome pendant des mois !

Et si la terre elle-même devenait une petite batterie ?
Finalement, Nakagawa n’est pas le seul à chercher de l’électricité sous nos pieds ! D’autres chercheurs travaillent également sur les piles microbiennes du sol, même si leur fonctionnement est différent de celui du MPC. Une étude publiée dans la revue Chemosphere s’intéresse notamment à l’utilisation de ces systèmes pour alimenter des biosenseurs capables de surveiller la qualité des sols ou de détecter certains polluants. L’intérêt est évident : produire directement sur place les minuscules quantités d’énergie nécessaires au fonctionnement de petits dispositifs de surveillance !
Une énergie disponible jour et nuit… mais avec une énorme limite
L’idée est forcément intéressante pour des zones dénuées d’électricité, car sa production ne dépend ni du vent (éolien) ni du soleil (photovoltaïque) mais d’éléments présents partout (terre, liquide, matière humide). De plus, il affirme qu’une fois installé, son MPC n’émet pas de CO₂ pendant son fonctionnement. Attention cependant, le côté scientifique est intéressant, mais ce ne sera jamais une manière d’obtenir de l’électricité gratuite et illimitée. D’ailleurs, Masayuki Nakao, professeur émérite d’ingénierie à l’université de Tokyo, le dit clairement dans l’article d’Euronews : la puissance obtenue reste très inférieure à celle des batteries classiques ou automobiles. Précisons que ce professeur japonais a également travaillé avec Nakagawa.
Pas de maison alimentée au vin de Bordeaux ou au pain de campagne pour demain.
Eh non, sacrifier une baguette et un verre de Bordeaux ne permettra pas de faire tourner le lave-linge ou l’éclairage de votre terrasse. Mais le véritable intérêt de ces travaux est ailleurs : récupérer des quantités d’énergie minuscules qui seraient autrement perdues, puis concevoir des équipements capables de s’en contenter. Pour des capteurs isolés, des systèmes d’alerte ou certains équipements déployés après une catastrophe, quelques milliwatts disponibles continuellement peuvent avoir beaucoup plus d’intérêt qu’on ne l’imagine. Et vous, auriez-vous imaginé que de la simple terre, du vin ou même du pain puissent participer à produire de l’électricité de très faible puissance mais utile ?
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Questions fréquentes
Comment fonctionne le procédé de Satoshi Nakagawa pour produire de l'électricité ?Le procédé de Nakagawa utilise des électrodes placées dans des matières humides ou contenant des ions, comme le pain ou le vin, pour récupérer de faibles courants électriques, suivant le principe de la pile voltaïque.
Quelle est la puissance maximale que peut atteindre le système de Nakagawa ?Le système de Nakagawa peut atteindre une puissance totale d'environ 100 W dans ses installations expérimentales, suffisante pour alimenter de petits appareils, mais très loin des besoins d'une maison.
Quels types d'appareils peuvent bénéficier de cette micropuissance ?Cette micropuissance pourrait être utile pour des capteurs agricoles, permettant de détecter des nuisibles ou de surveiller des niveaux d'eau, rendant ainsi certains dispositifs autonomes pendant plusieurs mois.
Est-ce que ce système peut remplacer les sources d'énergie traditionnelles ?Non, le système de Nakagawa ne vise pas à remplacer les centrales électriques ou les panneaux solaires. Il permet de collecter de petites quantités d'énergie disponibles dans l'environnement, mais ne fournit pas d'électricité suffisante pour des besoins domestiques.
Y a-t-il des limites à l'utilisation de ce procédé ?Oui, la puissance obtenue reste très inférieure à celle des batteries classiques. Bien que le système n'émette pas de CO₂, il ne peut pas fournir d'électricité gratuite ou illimitée, et son utilisation est limitée à des appareils à faible consommation.
FAQ générée par IA (vérifiée par NeozOne)
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Méline Kleczinski
Jeune journaliste de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)...… Voir plus »