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« Il n'y a pas de cadre » : une star de la pop grecque victime d'un arrêt cardiaque alors qu'il entamait un traitement anti-âge

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Véritable star de la chanson populaire grecque, Giorgos Mazonakis est mort ce mercredi 9 septembre à l’âge de 54 ans.

© DR / N/C

AFP, Chloé Semat 11/09/2026 à 21:11, Mis à jour le 11/09/2026 à 21:11

Le chanteur grec Giorgos Mazonakis est mort des suites d'un arrêt cardiaque au cours d'un échange de plasma employé comme traitement anti-âge. Cette affaire a soulevé de nombreuses questions sur le cadre régulant l'activité des cliniques privées proposant ce type de méthode contestée.

Il devait donner un concert à Athènes le 30 septembre. Véritable star de la chanson populaire grecque, Giorgos Mazonakis est mort ce mercredi 9 septembre à l’âge de 54 ans. La cause de son décès ? Un arrêt cardiaque, au cours d'un échange de plasma (un traitement utilisé pour éliminer du sang les éléments toxiques à l'origine d'une pathologie). En l’occurrence – et comme dans de plus en plus de situations désormais -, l’échange plasmatique a été employé comme traitement anti-âge. A l’origine, il est plutôt utilisé pour traiter diverses pathologies, dont les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques.

Ses deux médecins, un couple exerçant en clinique privée, ont rejeté toute responsabilité dans ce décès et affirmé que Giorgos Mazonakis avait perdu connaissance avant le début du traitement. Après avoir été interrogés puis relâchés, ils ont été arrêtés une seconde fois ce jeudi après que la police eut découvert d'apparentes incohérences dans ses dépositions. En effet, et contrairement aux affirmations des deux praticiens, il semble que le traitement était déjà en cours lorsque le chanteur a perdu conscience.

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« Une zone grise » qui doit être réévaluée

Cette affaire a soulevé de nombreuses questions sur le cadre régulant l'activité des cliniques privées proposant ce type de traitements dans le pays. Le ministre de la Santé, Adonis Georgiadis, a reconnu que le cadre régissant les cliniques anti-âge en Grèce était « une zone grise » qui devait être réévaluée. « Actuellement il n'y a pas de cadre », a-t-il déclaré à la chaîne Action24 TV. Avant d’ajouter : « Ce domaine médical évolue rapidement, dépassant les lois existantes. »

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Plusieurs responsables ont souligné que l'échange de plasma était une procédure complexe, parfois risquée, qui nécessite la présence d'une équipe médicale complète, et qui n'est pas du ressort d'une clinique privée. « Il est absolument certain que cette activité était illégale », a martelé Adonis Georgiadis, selon lequel il est « interdit » de réaliser un échange plasmatique « en dehors d'un environnement hospitalier ». De son côté, l’avocat du couple de médecins, Nikos Agapinos, a déclaré à la presse qu'il s'agissait d'une « clinique légale avec des équipements correctement enregistrés ».

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