"Il me tarde que cela soit fini…" : menaces contre le maire d’Alès, le suspect affirme avoir agi seul
Un homme de 20 ans, originaire du Gard, s’est présenté au commissariat d’Alès et a revendiqué les menaces visant Christophe Rivenq. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire, selon le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
C’est un nouvel élément dans l’enquête sur les menaces visant le maire d’Alès, Christophe Rivenq. Un homme de 20 ans, originaire du Gard, s’est présenté spontanément au commissariat d’Alès le 24 septembre, vient de confirmer le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), ce mercredi 30 septembre. Dans ses dernières déclarations communiquées par le Pnaco, celui-ci a affirmé être "à l’origine des menaces" visant l’élu et "avoir agi seul".
Il affirme avoir agi seul
Cette déclaration intervient alors qu’une information judiciaire a été ouverte le 21 septembre par le Pnaco, saisi depuis le 21 juillet de l’ensemble des faits de menaces et d’intimidation visant le maire d’Alès.
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À l’issue "de ses auditions divergentes en garde à vue", le jeune homme a été présenté aux magistrats instructeurs spécialisés du tribunal judiciaire de Paris. Il a été mis en examen, notamment, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime aggravé par la circonstance de bande organisée, ainsi que pour plusieurs infractions liées aux menaces visant un élu public.
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Il est également poursuivi pour détention non autorisée et transport sans motif légitime d’arme, de munitions ou de leurs éléments de catégorie B. Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du Pnaco.
"Il me tarde que cela soit fini"
Contacté par Midi Libre, Christophe Rivenq s’est félicité de voir l’enquête avancer, mais s’est gardé de tout commentaire. "Il me tarde que cela soit fini", a-t-il seulement confié. Pour rappel, le 16 juillet dernier, le maire d’Alès a reçu deux balles de 9 mm dans sa boîte aux lettres et des inscriptions menaçantes ont été retrouvées sur le mur d’enceinte de son domicile. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, Christophe Rivenq et sa famille ont ensuite été exfiltrés de leur domicile par les hommes du Raid, à la suite d’informations faisant état d’un possible projet d’action violente imminent. Le lendemain, plusieurs hommes encagoulés se réclamant de la DZ Mafia ont contesté toute implication dans ces faits assurant que "c’est très mauvais pour les affaires" (le narcotrafic).
L’information judiciaire doit désormais permettre de déterminer précisément les circonstances des faits et de vérifier notamment si le jeune homme a réellement agi seul ou si d’autres personnes ont pu être impliquées.