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Il marchait 3,5 kilomètres pour espérer devenir joueur du PSG

Antoine Clérat Publié le 10/10/2026 21h08

PSG Parc (1)

Des transports interminables, 3,5 kilomètres à pied et un rêve professionnel finalement brisé : son passage au PSG a façonné toute sa carrière.

Bien avant d’entraîner Le Mans, Patrick Videira a consenti d’immenses sacrifices pour tenter de réaliser son rêve au PSG. Formé dans le club parisien entre 1984 et 1996, il devait rejoindre quotidiennement le Camp des Loges depuis Saint-Germain-en-Laye. Un trajet particulièrement éprouvant pour un enfant qui ne voulait surtout pas laisser passer sa chance.

Plus d’une heure de transport et une longue marche

Videira et son ami Grégory Paisley passaient environ une heure et quart dans les transports, avant de parcourir 3,5 kilomètres à pied en raison de bus trop irréguliers. « À Paris, des parents nous voyaient marcher au bord de la route et nous embarquaient », raconte l’actuel entraîneur. Sa mère les avait même suivis discrètement une première fois afin de vérifier leur itinéraire.

Cette détermination lui a permis de franchir les différentes catégories du centre de formation. Surnommé « Albatros » en raison de sa coupe de cheveux et de son physique très mince, Videira a côtoyé Nicolas Anelka, Jérôme Leroy et Sylvain Distin. Il a également participé à certains entraînements avec les professionnels, sans jamais recevoir le contrat dont il rêvait. Le PSG estimait alors qu’il ne possédait pas le niveau nécessaire.

Un rêve brisé devenu une force

Cette déception aurait pu l’éloigner définitivement du football. Elle a finalement nourri sa reconversion. Videira a depuis conduit Le Mans à une spectaculaire double montée, du National jusqu’à la Ligue 1, en installant une identité fondée sur l’intensité, la jeunesse et le collectif.

Son importance est devenue telle que Le Mans avait même refusé de le libérer lorsque Lens s’était intéressé à lui. Trente ans après son départ, Patrick Videira est revenu au Parc des Princes comme entraîneur du Mans. Il n’aura jamais porté le maillot parisien chez les professionnels, mais les kilomètres parcourus à pied vers le Camp des Loges auront contribué à façonner l’homme et le technicien qu’il est devenu.