taraskuzio.com

Il fut le dernier grand amour de Lady Di, qu’est devenu Hasnat Khan ?

La princesse Diana et Hasnat Khan, en janvier 1997

La princesse Diana et Hasnat Khan, en janvier 1997

© Alamy / ABACA - Stan Karczmarz/Sygma via Getty Images

ROYAUTÉS, LE SAVIEZ-VOUS ? Il a été le dernier grand amour de la princesse Diana, divorcée il y a tout juste 30 ans. Au point qu’elle désirait l’épouser. Qu’est devenu Hasnat Khan, ce chirurgien pakistanais qu’elle avait surnommé « Mr Wonderful » (Monsieur Merveilleux) ? Réponse.

Parmi les nombreux amants qui ont consolé la princesse Diana de son mariage désastreux avec le prince Charles, Hasnat Khan occupe une place à part. Séparée mais pas encore divorcée du prince de Galles - elle le sera le 28 août 1996, il y a très exactement 30 ans -, la belle-fille de la reine Elizabeth II fait la connaissance de ce chirurgien cardiaque d’origine pakistanaise, de trois ans son aîné, à l'été 1995. Leur rencontre se fait fortuitement, au Royal Brompton Hospital à Londres où il exerce. 

La suite après cette publicité

Deux ans d'une relation gardée secrète

Elle est là en visiteuse. Non pas dans le cadre d’un engagement officiel mais venue voir le mari de son acupunctrice et confidente, l’ancienne religieuse irlandaise Oonagh Shanley-Toffolo, à qui ce médecin vient de faire un triple pontage. Si lui ne la remarque pas lorsqu’il pénètre dans la chambre de son patient lors de sa tournée, elle, a littéralement un coup de foudre. Elle fait alors tout pour le revoir et le séduire.

Leur idylle dure deux ans, mais demeure secrète, Lady Di n’hésitant pas à coiffer une perruque noire et à chausser des lunettes de soleil pour aller retrouver son nouvel amant dans son appartement de Chelsea ou pour sortir avec lui dans des lieux publics. Quant à Hasnat, il rejoint sa maîtresse dans son appartement de Kensington Palace, caché dans le coffre d’une voiture, a plus tard raconté Paul Burrell, le fidèle et très bavard majordome de la princesse.

Le Dr Hasnat Khan en visite dans un hôpital de la périphérie de Londres en 1997

Le Dr Hasnat Khan en visite dans un hôpital de la périphérie de Londres en 1997

UK Press via Getty Images / © Antony Jones

Mais la maman des princes William et Harry en veut plus. Elle désire épouser son beau chirurgien musulman qu’elle appelle « Mr Wonderful » (Monsieur Merveilleux). Elle va même jusqu’à aller rencontrer la famille de celui-ci à Lahore. Sauf qu’Hasnat Khan veut continuer d’exercer la profession qu’il a choisie en tout anonymat. Impossible dans ce cas de devenir l’époux de Lady Di. 

Diana rompt avec Hasnat le mois précédent sa mort

Le couple rompt début juillet 1997. Si Diana est dévastée, elle s’affiche très vite aux côtés de Dodi Al-Fayed. Une manière de rendre jaloux Hasnat et se donner ainsi une chance qu’il revienne vers elle, prêt au mariage ? Malheureusement, sa virée parisienne à la fin août avec son nouvel amant leur sera fatale. 

La suite après cette publicité

Hasnat assiste aux obsèques de sa princesse tragiquement disparue à seulement 36 ans. En toute discrétion. Il ne s’épanche nullement alors dans la presse, ne sortant finalement du silence qu’en 2013 lorsque leur idylle est au cœur du biopic « Diana ». « Je ne vois pas du tout d’un bon œil ce film » explique-t-il alors au « Daily Mail », estimant : « Il est basé sur des rumeurs et sur des déclarations faites par des amis de Diana et moi qui ne connaissaient rien de cette relation. Tout n’est qu’hypothèses et potins ». 

Le médecin s'est marié et a divorcé au bout de quelques mois

Au tabloïd britannique, le médecin déclare aussi : « Elle pourrait vivre heureuse et mariée, avoir d’autres enfants avec moi ou quelqu’un d’autre aujourd’hui. Cela aurait vraiment pu se passer comme ça. Mais j’essaye de ne pas penser à ce genre de chose. Je ne peux pas revenir en arrière ». 

Fataliste, Hasnat Khan a poursuivi sa vie. En 2007, dix ans après la mort de Diana, il épouse Hadia Sher Ali, une Pakistanaise de 19 ans sa cadette. Une union apparemment arrangée qui ne dure que 18 mois. En novembre 2017, « The Telegraph India » signale qu’il s’apprête à épouser Somi Sohail, également bien plus jeune que lui.

Chirurgien dans l'Essex depuis bientôt 10 ans 

Côté professionnel, Hasnat Khan poursuit sa carrière dans plusieurs pays. « The Telegraph India » note en janvier 2008 qu’il travaille à l’époque en Malaisie, où il dirige un hôpital spécialisé en cardiologie, après avoir quitté son poste de médecin consultant à Londres au St Bartholomew’s Hospital et au Royal London Hospital, après 12 ans au service du NHS (le système de santé britannique). 

Le Dr Hasnat Khan en mai 2012 au Pakistan, où il construit une unité de cardiologie pour enfants défavorisés dans un hôpital de Badlot dans le district de Jhelum où il est né

Le Dr Hasnat Khan en mai 2012 au Pakistan, où il construit une unité de cardiologie pour enfants défavorisés dans un hôpital de Badlot dans le district de Jhelum où il est né

SIPA / © Simon Parry / Rex Featu/REX

Sans remonter plus en avant, son profil LinkedIn précise juste qu’il est chef du service de chirurgie cardiothoracique au King Faisal Heart centre à Jeddah en Arabie saoudite durant deux ans, de septembre 2014 à septembre 2016.  En janvier 2017, il devient chirurgien cardiaque consultant au centre cardiothoracique d'Essex basé au sein de l'hôpital de Basildon à une quarantaine de kilomètres de Londres. À en croire son profil, il y exerce toujours près de 10 ans plus tard. 

Le Dr Hasnat Khan quittant son domicile dans l'Essex, le 17 novembre 2020

Le Dr Hasnat Khan quittant son domicile dans l'Essex, le 17 novembre 2020

ABACA / © Spartacus/Splash News

Un retour dans son pays natal, jugé comme une avancée majeure pour le paysage médical pakistanais

Cependant en avril 2026, plusieurs médias pakistanais annoncent qu’il rentre dans son pays natal pour y occuper un poste clé dans le secteur de la santé du pays. « Il a été nommé directeur général et doyen (lié à la formation médicale, NDLR) de l'Institut de cardiologie Jinnah à Lahore, nouvellement établi », précise « Pakistan Today », ajoutant : « Les autorités sanitaires voient le retour du Dr Khan comme une avancée majeure pour le paysage médical pakistanais, en particulier dans le domaine de la cardiologie, où la demande de traitements de pointe ne cesse de croître ». Il est en effet souligné qu'« avec un spécialiste formé à l'étranger à sa tête, l'institut vise à introduire des normes modernes de traitement cardiaque et à renforcer la capacité du Pakistan à gérer les maladies cardiaques, l'une des principales causes de décès à l’échelle nationale ».

Établissement ultramoderne de 250 lits, dont la construction a coûté 16 milliards de roupies pakistanaises (soit 49,5 millions d’euros), le Jinnah Institute of Cardiology a été inauguré officiellement ce 21 août 2026 par la ministre en chef du Pendjab Maryam Nawaz Sharif. À cette occasion, alors que celle-ci saluait son retour au Pakistan au service des patients, le Dr Hasnat Khan a indiqué « qu'il contribuerait à la formation des médecins et du staff de l'institut », comme le rapporte le média pakistanais « Dawn ». Ce qui laisserait supposer qu’il conserve bien, en parallèle, son poste en Angleterre.