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"Il faut des actions préventives en France", alerte le maire de Saint-Gervais-les-Bains après les crues meurtrières au Népal

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"Il faut que l'argent de l'État, l'argent des fonds de catastrophe des assureurs, serve à intervenir avant la catastrophe", prévient Jean-Marc Peillex, vendredi sur franceinfo. Il évoque le risque de coulées dévastatrices dans les Alpes.

Radio France

Publié le 28/08/2026 13:25

Temps de lecture : 1min

Une vue du glacier de Tête-Rousse, à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), où de l'eau a été pompée pour éviter une coulée potentiellement dévastatrice, le 28 septembre 2011. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)
Une vue du glacier de Tête-Rousse, à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), où de l'eau a été pompée pour éviter une coulée potentiellement dévastatrice, le 28 septembre 2011. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

"Plutôt que de panser des plaies, d'avoir des maisons emportées et de prendre des risques humains, il faut des actions préventives", alerte vendredi 28 août sur franceinfo Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), après la crue dévastatrice survenue mercredi dans le nord du Népal, faisant au moins 538 morts selon un bilan encore provisoire.

"La nature, on ne l'arrêtera pas", prévient l'élu de la commune, qui avait été frappée en 1892 par la catastrophe du glacier de Tête-Rousse. Une coulée de 800 000 mètres cubes de roches et de débris végétaux, formée à la suite de l'accumulation d'eau de fonte dans une poche du glacier, avait ravagé la vallée de Bionnassay et le Val Montjoie jusqu'au Fayet, faisant plus de 175 victimes. "Ce sont des choses qui sont toutes petites au début et qui peuvent faire de gros dégâts", prévient Jean-Marc Peillex. Désormais, le glacier de Tête-Rousse est, selon lui, "le plus surveillé du monde". "Il y a des mesures prises en permanence et il y a un système pour avertir la population", poursuit-il.

"Soyons adultes, arrêtons de faire le bras de fer avec la nature", lance le maire de Saint-Gervais-les-Bains. "Les zones où il y a des risques, il faut absolument les évacuer, ce n'est pas la peine de lutter", juge-t-il. L'élu appelle à faire l'inventaire des lieux jugés dangereux et estime qu'"il faut que l'argent de l'État, l'argent des fonds de catastrophe des assureurs, serve à intervenir avant la catastrophe". "L'orgueil démesuré des humains face à la nature est insupportable", dénonce Jean-Marc Peillex.