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Hugues Hamelynck va révéler les coulisses des chansons: "Je rêve d'animer un jour un jeu musical"

C'est l'un des nouveaux rendez-vous de cette saison 2026-2027 sur RTL tvi : chaque semaine, Hugues Hamelynck présentera le programme court Les petites histoires des grandes chansons. Quarante capsules qui seront multidiffusées au rythme d'une par semaine durant toute la saison. L'idée : découvrir l'anecdote qui se cache derrière un hit connu de tous, puisé dans un large répertoire allant des années 60 aux années 2010. Un nouveau projet passionnant pour l'animateur débauché à la RTBF en 2025 et qui semble vivre un rêve éveillé.

Hugues, vous tournez déjà avec un spectacle intitulé "Les petites histoires des grandes chansons". En quoi cette capsule à la télévision sera différente ?

Mon spectacle est plutôt un spectacle d'humour, dans lequel je raconte beaucoup de choses fausses, avec un mélange de réalité et de fiction. Ici, tous les faits que je vais raconter sont avérés et vérifiés. Il y a tout de même deux points communs. Le premier, c'est que je garde le côté ludique, puisque les capsules commenceront par deux affirmations improbables mais plausibles, mais il n'y en aura qu'une qui est vraie.

Et le second ?

C'est que, comme sur scène, il y a un moment où je paye un peu de ma personne. Les téléspectateurs vont pouvoir me voir déguisé en Britney Spears, par exemple. Il va y avoir 40 capsules sur l'année, je vais donc porter 40 costumes différents.

Capsule RTL tvi
Hugues Hamelynck en Britney Spears... ©RTL Belgium

Comment sont choisies les chansons dont vous parlez ?

Le premier critère, c'est qu'il y ait une anecdote absolument improbable. Pour donner un exemple, il y aura une capsule autour d'une chanson d'Enrico Macias. Il se fait que la CIA a retrouvé des cassettes avec des chansons de Macias dans la maison de Ben Laden… A-t-il vraiment écouté le chanteur franco-égyptien ou bien était-ce un enregistrement pour recouvrir d'autres choses, on n'en sait rien. Mais l'anecdote est amusante et est un bon prétexte pour évoquer la carrière d'Enrico Macias.

Il faut vraiment recouper beaucoup de sources pour être sûr de ce que l'on avance.

Quelles sont vos sources ?

J'ai lu beaucoup de livres sur le sujet. Je dois en avoir une vingtaine chez moi, écrit par Fabien Lecœuvre, Eric Jean-Jean, Frédéric Zeitoun… C'est assez amusant car je me rends compte parfois que tous ne racontent pas la même anecdote à propos de la même chanson. Parfois, on lit une chose et son contraire… Il faut vraiment recouper beaucoup de sources pour être sûr de ce que l'on avance. Et quand je ne suis pas sûr de ce que j'avance, j'utilise la formule : "La légende raconte que…"

Vous balayez toutes les époques…

Oui, RTL m'a bien demandé de parcourir 60 ans de musique : donc il y a autant de succès d'il y a 3 ou 4 ans que de succès des années 60 ou 70, que ce soit en français, en anglais, en italien ou avec des artistes belges.

Vaya Con Dios, j'ignorais que le groupe s'était formé lors de l'inauguration d'un magasin de vêtements à Gand

Est-ce qu'il y a une anecdote qui vous a particulièrement étonné ?

Il y a bien sûr celle sur Enrico Macias et Ben Laden. Mais j'ai aussi été étonné par l'histoire autour de la création du groupe Vaya Con Dios. J'ignorais que le groupe s'était formé lors de l'inauguration d'un magasin de vêtements à Gand. Willy Lambregt, Dirk Schoufs et Dani Klein ne se connaissaient pas. Ils se sont retrouvés pour chanter lors de l'inauguration de la boutique d'une amie commune. Après cette inauguration, ils se sont revus et c'est à l'issue d'une première impro qu'est né le premier titre de Vaya Con Dios.

Vaya Con Dios - Puerto Rico (1987) [videoclip] - YouTube thumbnail

Est-ce que connaître les dessous d'une chanson peut enlever un peu de sa magie ?

Moi, ça me fait plutôt l'effet inverse. J'ai plutôt tendance à dire qu'une chanson que je n'aime pas tellement, quand j'en connais l'histoire, cela peut changer mon impression. C'est valable par exemple pour Vamos a la Playa, de Righeira, que beaucoup de gens prennent pour un tube de l'été, une chanson de vacances, alors que ça évoque l'ère post-atomique.

*VAMOS A LA PLAYA* - RIGHEIRA - 1983 (RM) - YouTube thumbnail

Depuis quelques années, je vis un peu un rêve de gosse sur le tard, parce que j'ai quand même 46 ans.

Vous avez déjà fait de la télé, mais réaliser ce genre de capsule, c'est nouveau pour vous ?

Oui, c'est vrai que cet exercice d'un face caméra en studio avec prompteur, c'était nouveau. En plus, j'ai eu une carte blanche totale pour écrire mes textes, la mise en scène… Donc, c'était très enthousiasmant. Depuis quelques années, je vis un peu un rêve de gosse sur le tard, parce que j'ai quand même 46 ans.

Justement, qu'est-ce qu'il vous plairait de faire ?

Deux choses : d'une part des interviews un peu plus longues avec des artistes et d'autre part, j'aimerais beaucoup animer un jeu musical. Mais bon, on sait qu'en Belgique malheureusement, les jeux en télévision ne sont pas très nombreux.

Je serai sur internet au moment où ils feront l'annonce du casting des nouveaux profs.

Venons-en à la "Star Academy" sur TF1, qui a vraiment donné un coup de projecteur sur vous en 2024. Vous allez regarder la nouvelle saison ?

Oui, certainement, je la regarderai. Peut-être pas de façon fidèle, cela dépendra de mon emploi du temps, mais c'est sûr que je serai devant ma télé le soir du premier Prime. Tout comme je serai sur internet au moment où ils feront l'annonce du casting des nouveaux profs. J'ai toujours une curiosité pour le programme, d'autant plus que maintenant j'en connais les coulisses.

Beaucoup de changements sont annoncés cette année, à commencer par le départ de Michaël Goldman du poste de directeur. Vous l'aviez pressenti ?

Je trouve que c'est assez logique. Michael Goldman a dirigé la Star Academy pendant quatre saisons. Lui comme TF1 doivent avoir envie de changement. Marlène Schaaf, pareille, elle était aussi dans le programme depuis le début. Elle a envie de vivre une tournée importante avec son "one woman show", qui est absolument génial. Pour ça, il faut aussi libérer du temps. La Star Ac', c'est quatre ou cinq mois dans une saison. C'est lourd quand on est artiste.

Vous voyez qui comme directeur ou directrice ?

Je ne vais pas citer de nom… Mais si vous regardez dans l'histoire de la Star Ac', les directeurs n'étaient pas des personnalités connues avant leur prise de fonction, à part peut-être Gérard Louvin. Je pense qu'ils vont trouver un professionnel du monde de la musique ou de la télé, pas forcément connu du grand public, mais qui a peut-être fait partie de l'histoire du programme.

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