Haro sur les mégots
Il y aurait 15 millions de fumeurs en France. 17 % d’entre eux, soit plus 2,5 millions de Français, reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre sur autoroute, selon un sondage. Des incivilités qui agitent les réseaux sociaux en cette période de feux de forêts à répétition…
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Rédacteur en chef de L'Est éclair et de Libération Champagne
Publié: 3 août 2026 à 23h40Temps de lecture: 2 min
Les feux de forêts de ces dernières semaines ont un effet secondaire sur les réseaux sociaux. De plus en plus de « chasseurs d’incivilités » postent des vidéos de fumeurs en train de jeter leur mégot sur la chaussée. Dans les commentaires, certains applaudissent, d’autres hurlent à la délation, même si, la plupart du temps, les visages des auteurs de ces gestes et leurs plaques d’immatriculation sont floutés.
Au-delà de ce bras de fer en ligne, c’est un fléau qui est mis en lumière. En France, 17 % des fumeurs reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre lorsqu’ils sont sur l’autoroute, selon un sondage commandé par la Fondation Vinci Autoroutes publié ce vendredi 31 juillet. On peut facilement imaginer qu’ils en font autant quel que soit l’endroit où ils se trouvent…
Une incivilité qui coûte cher, en termes de nettoyage, de pollution et… de risques : 90 % des feux de forêts sont d’origine humaine, dont plus du quart d’entre eux à cause de jets de mégot ou d’allumage de barbecue ou de feu de camp.
Pour lutter contre les « je-m’en-foutistes » du mégot, la première option est celle de la répression, à savoir une amende qui peut aller de 135 € à plus de 1 000 € selon les communes. À Paris, en 2022, la police municipale avait dressé plus de 2 600 PV pour ce motif… ce qui n’a pas changé beaucoup de comportements.
L’autre option est celle de la prévention. De nombreuses associations distribuent des cendriers de poche, ou organisent des opérations de ramassage de mégots, et répètent les messages. Leur credo, que « jeter un mégot ne soit plus socialement acceptable ». Quand on sait que près de 25 000 tonnes de mégots se retrouvent dans la nature chaque année en France, la tâche est rude.
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