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Handball – Tournai en leader invaincu de la N1 : "La Super League donne forcément envie et des idées" à l'Estudiantes de Florian Guilbert

Coupe de Belgique: Villers-Amay – EHC Tournai (jeudi, 20 h 30)

Cinq matches disputés, quatre victoires et un partage: l'Estudiantes Tournai a lancé sa saison de N1 sur les chapeaux de roues ! Toujours invaincus et installés tout en haut du classement, les joueurs tournaisiens ont le droit de savourer, mais pas trop longtemps. Dès ce jeudi, place à la Coupe nationale, une autre compétition dans laquelle l'Estu aimerait se signaler. Le coach Florian Guilbert fait le point sur ce début de saison canon et les ambitions de son groupe.

Florian, vous attendiez-vous à un début de championnat aussi réussi ? Qu'est-ce qui vous satisfait le plus dans ce bilan ?

Non, je n'imaginais pas forcément une entame si réussie ! Parce que l'on partait un peu dans l'inconnu avec des nouveautés au niveau du staff, puisque j'arrive au club, avec aussi pas mal de départs actés de joueurs et des arrivées ! La mayo devait prendre et, manifestement, elle n'a pas mis longtemps à prendre. Il s'agit d'une vraie satisfaction, bien sûr. J'ai un groupe qui a envie de travailler et qui bosse bien. Cette première place actuelle est une belle récompense du boulot abattu par les garçons depuis août. Mais, en effet, si on m'avait dit qu'après cinq journées, on compterait quatre victoires et un nul, j'aurais signé des deux mains.

On sent une fierté logique à travers ces résultats positifs, mais y a-t-il un regret de ne pas avoir signé le sans-faute ?

Non car on n'est pas encore à 100% de nos capacités, c'est une évidence. On n'a pas encore pu jouer avec notre effectif au complet. On a concédé ce nul face à Eynatten en tout début de saison pour lequel je préfère retenir le positif. C'est-à-dire de ne pas avoir perdu ce match ! N'oublions pas le scénario: on était mené à dix minutes du terme ! Laisser filer des points, cela fait partie des aléas d'une saison. Vous connaissez des temps forts et faibles. C'est à vous de les gérer au mieux ! Et jusqu'ici, la balance est nettement en notre faveur. On verra comment ça se passera au match retour, face à cette belle équipe d'Eynatten qui n'est pas deuxième pour rien. Même si, là encore, il n'y aura rien de décisif.

L'Estu est la seule formation invaincue… Est-ce que ce statut change quelque chose dans votre approche ou dans les attentes autour du groupe ?

Ça ne change rien. Les attentes étaient élevées à la base et elles le restent. Là où on va insister encore plus, c'est sur la rigueur ! On se doit d'être plus intraitable dans ce qu'on met en place à l'entraînement et en match. C'est ce cap qu'on doit passer au niveau de l'exigence. On l'a vu ce dernier samedi à Hubo: si on manque de rigueur, on est en danger.

Votre équipe a déjà montré plusieurs visages, avec des matches très maîtrisés et d'autres plus accrochés. Est-ce que cette capacité à gagner sans toujours être flamboyants est aussi un motif de satisfaction ?

Je pense qu'un des gros points positifs actuels est la sérénité qui se dégage de ce groupe. Il y a un mélange réussi d'expérience et de jeunesse. Pour le vécu, il y avait déjà des gars comme Merlin Rosier et d'autres. On voit que des garçons comme Hugo Federspiel et Titouan Depoortere se mettent aussi au diapason, arrivant à maturité. On a gagné en expérience avec les arrivées de Rachid Belkacem et de Jean Dupont. Et derrière, les plus jeunes apportent leur fraîcheur. Je pense entre autres à Patrick Desnouck et à Émilien Soyez. L'ensemble est cohérent.

Il reste Pelt, Courtrai, Sasja et Montegnée à découvrir, mais quel regard portez-vous sur le niveau global de la N1 ?

Grâce à la plateforme vidéo, j'ai déjà vu toutes les équipes à l'œuvre. Et une tendance se dégage: tout le monde peut battre tout le monde ! Si tu as un coup de moins bien, alors tu vas perdre des points bêtement, c'est une certitude ! Ce championnat est très ouvert. Pour l'heure, on est premier, et c'est tant mieux, mais rien ne nous dit qu'on le sera dans deux semaines ou dans deux mois, et encore moins en fin de saison. Après le mini-break de ce week-end, on entamera un bloc de trois matches avec Sasja et Courtrai à la maison, des duels entrecoupés du déplacement à Montegnée. Si ce triptyque est bien passé pour nous, on aura réussi un premier tour de force, montrant à la concurrence notre envie de réussir. Il restera à aller à Pelt pour conclure le premier tour de la phase classique.

Ce jeudi, vous jouez en Coupe de Belgique du côté de Villers-Amay: est-ce un objectif d'aller le plus loin possible ? Avec la possibilité de jouer une Super League à un moment donné…

Déjà, je suis heureux d'avoir réussi à avancer ce match en semaine pour disposer d'une vraie coupure lors du week-end qui vient. Les gars ont besoin d'en passer un sans penser au handball. Depuis début août, ils sont accaparés par ça et il est utile de se vider un peu la tête. Ça permettra aussi de recharger les batteries car, si on passe ce premier match de Coupe, on enchaînera ensuite les rencontres jusqu'à fin décembre. Mais la Coupe de Belgique, elle appartient surtout aux garçons. On verra bien ce qu'ils ont envie d'en faire. De mon côté, je vais peut-être essayer des choses lors de ce déplacement à Villers-Amay. On va travailler un peu différemment, je pense. Sans manquer de respect à notre adversaire de jeudi (NDLR: équipe de promotion Liège, soit trois niveaux plus bas que l'Estu), on se doit de passer ce tour en ayant, derrière la tête, l'idée de recevoir une équipe de Super League pour remettre du hand de très haut niveau à Tournai.

Et donner au groupe un aperçu de ce que pourrait être leur prochain championnat…

On n'y est pas encore, mais alors pas encore du tout ! Toutefois, on est compétiteur, on a envie d'aller le plus loin possible… Mais voyons étape par étape ! Et la première, ce sont les play-off de la N1 ! Soyons Top 4 au soir du 20 mars, et on avisera alors la suite…

Mais il y a clairement moyen de "faire un truc", non ?

Il y a sûrement moyen de réussir quelque chose. Mais encore une fois, ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! On est là, tout d'abord, pour construire quelque chose de solide. Sur lequel on pourra se reposer par la suite ! Maintenant, cela ne doit pas cacher des ambitions. On a toujours envie de regarder devant soi…

Pour l'heure, l'Estu est premier de N1. Et devant, c'est par conséquent la Super League…

C'est de la pure logique ! Et je dois bien avouer que ce dernier samedi, quand tu joues à Hubo B en lever de rideau de l'équipe de Superleague qui recevait Bevo (NDLR: l'équipe néerlandaise qui a remporté le titre en mai dernier), cela donne envie et… des idées ! Même si c'est une autre dimension.

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