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Des dissensions dans l’armée ukrainienne et des négociations dans l’impasse

Hélène Ménal

H.M. avec AFP

Publié le 16/07/2026 à 19h37 • Mis à jour le 16/07/2026 à 19h50

L'essentiel

  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, 20 Minutes vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
  • Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre d’une ampleur inédite sur le sol européen.
  • Ce jeudi 16 juillet, au 1.603e jour du conflit, le limogeage du très populaire ministre de la Défense ukrainien a créé d’importants remous.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 16 juillet 2026, 1.603e jour du conflit.

Le fait du jour

Un pur produit de la Tech s’efface et un pur technocrate rentre dans la lumière. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes d’Ukraine ce jeudi après le limogeage du très populaire Mykhailo Fedorov, 35 ans, qui n’aura passé que six mois à la tête du ministère ukrainien de la Défense. Le jeune ministre a réglé ses comptes avant de partir. Devant un écran géant sur lequel se succédaient des images de drones, il a défendu son bilan tout en attaquant celui du commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky. « Toutes les initiatives que nous proposions ont commencé à être bloquées et Syrsky […] n’est pas prêt à vous regarder dans les yeux et à parler ouvertement de ces problèmes », a lancé Mykhailo Fedorov, portant son habituel tee-shirt noir.

Une rivalité qui a presque éclipsé la nomination par Volodymyr Zelensky de Serguiï Koretsky, 48 ans et reconnaissable à ses fines lunettes rondes, comme nouveau Premier ministre. Le patron de l’entreprise publique Naftogaz a peu d’expérience politique mais est considéré comme un technocrate chevronné capable de gérer les crises, en particulier dans le secteur énergétique, durement frappé par les attaques russes.

La déclaration du jour

« Nous devons dire aux gens la vérité, nous devons dire que la politique avec laquelle Poutine dirige le pays, c’est une politique qui mène vers le chaos et peut-être, que Dieu nous en garde, vers une catastrophe. »

Malgré sa récente arrestation et les déboires judiciaires qui en découlent, l’opposant russe Boris Nadejdine ose critiquer le maître du Kremlin. Il doit comparaître ce vendredi devant le tribunal de Dolgoproudny pour « démonstration de symboles extrémistes » sur ses réseaux sociaux.

Le chiffre du jour

501. Le nombre de corps de soldat, présumés tués sur le front, que l’Ukraine affirme avoir reçus de la Russie ce jeudi, portant à plus de 4.000 le nombre de dépouilles restituées par Moscou depuis le début de l’année. Le processus d’identification doit maintenant commencer. Kiev n’a pas précisé avoir remis de corps à la Russie.

La tendance

La Turquie veut la paix et s’inquiète surtout de voir le conflit déborder en mer Noire, où les deux belligérants attaquent régulièrement des navires ennemis. Voilà pourquoi Hakan Fida, son ministre des Affaires étrangères était à Kiev ce jeudi, tout en gardant d’étroits contacts avec Moscou. « Il est tout simplement incompréhensible qu’une guerre en Europe se poursuive pendant cinq ans au XXIe siècle. Nous avons plus que jamais besoin de paix », a déclaré le diplomate.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La Turquie accueille régulièrement des cycles de négociations qui se terminent en impasses. « Nous savons bien que nos amis turcs sont prêts à continuer de contribuer au retour à une voie pacifique dans la situation autour de l’Ukraine. Nous leur en sommes reconnaissants », a d’ailleurs souligné le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ce jeudi. « Pour l’instant, il n’y a pas vraiment de perspectives rapides de reprise du processus de négociation. Nous n’en constatons pas. Mais la partie russe, bien sûr, demeure ouverte à cette voie », a-t-il ajouté.