Trump tacle Zelensky, le président ukrainien prêt à accepter un « cessez-le-feu énergétique »
AR avec AFP
Publié le 11/10/2026 à 19h12 • Mis à jour le 11/10/2026 à 19h12
L'essentiel
- La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, 20 Minutes vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
- Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre.
- Ce dimanche 11 octobre 2026, au 1.691e jour du conflit, Zelensky se dit prêt à accepter un cessez-le-feu énergétique, après que Trump a suggéré aux Ukrainiens de changer de président.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce dimanche 11 octobre 2026, au 1.691e jour du conflit.
Le fait du jour
Donald Trump s’en est pris à Volodymyr Zelensky, condamnant les frappes ukrainiennes sur des infrastructures d’hydrocarbures russes. « Je leur suggère de se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord », a-t-il déclaré devant la presse à la Maison-Blanche, jugeant qu’il était temps pour l’Ukraine d’« avoir un nouveau président ».
Volodymyr Zelensky lui a répondu dans une interview à ABC News : « C’est à notre société, à notre peuple, qu’il revient de choisir tel ou tel dirigeant. » Son ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, a jugé que « les déclarations venues de l’étranger ne font que confirmer qu’il fait bien son travail ». Moscou s’est au contraire félicité de ces propos : Kirill Dmitriev, envoyé spécial du Kremlin, les a qualifiés d’« iconiques et historiques ».
Du côté des soutiens, le Premier ministre britannique Andy Burnham a apporté sa « totale solidarité » à Zelensky, et Berlin continue de le « soutenir pleinement ».
La tendance
Donald Trump a déclaré que la Russie et l’Ukraine avaient convenu de mettre fin aux frappes contre leurs infrastructures énergétiques respectives. « À compter de maintenant, il y a un CESSEZ-LE-FEU ÉNERGÉTIQUE dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les deux parties se sont mises d’accord. Ne le rompez pas ! », a écrit le président américain sur Truth Social, sans donner plus de détails.
Volodymyr Zelensky a dit au média américain Axios n’être « pas au courant », mais prêt à l’entendre : « Dites-nous quand ce cessez-le-feu entrera en vigueur : nous sommes prêts et nous l’accepterons. » Le matin même, il avait affirmé sur X que l’Ukraine ne frapperait plus les raffineries russes si Moscou cessait ses attaques contre ses infrastructures énergétiques, précisant que « toute mesure de désescalade doit être réciproque et assortie de garanties concrètes ».
Le président américain assure par ailleurs que Vladimir Poutine « aimerait voir un règlement, fortement », accusant le dirigeant ukrainien de ne pas vouloir d’accord.
Le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a de son côté appelé l’UE et Kiev à envisager « une stratégie de paix indépendante ».
La déclaration du jour
« La France ne trahira pas l’Ukraine. »
Interrogé sur France 2 et France Inter, le ministre français des Finances, Roland Lescure, répondait à la question de savoir si les déclarations de Donald Trump lui donnaient « le sentiment » d’une trahison de l’Ukraine. Il a qualifié Volodymyr Zelensky de « vrai héros » : « Le peuple ukrainien est seul à même de choisir son leader […] mais aujourd’hui, Volodymyr Zelensky, c’est le président de l’Ukraine, et c’est un sacré président. »
Il a aussi annoncé que les ministres européens des Affaires étrangères, réunis lundi à Luxembourg, allaient « regarder l’extension des sanctions sur la Russie ».
Le chiffre du jour
21. C’est le nombre de morts qu’ont provoqué les frappes russes de la nuit de samedi, dont 20 à Zaporijjia, dans le sud-est de l’Ukraine, selon Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a dénoncé cinq bombes lâchées sur des immeubles résidentiels, ironisant : « La Russie a exprimé ses remerciements pour la levée des sanctions sur les exportations de diesel. »
Le même jour, des frappes sur Kiev ont provoqué des coupures de courant massives et une suspension temporaire du métro, faisant six blessés dont cinq hospitalisés, d’après le maire Vitali Klitschko.