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Guerre en Ukraine : les pays de l'UE trouvent enfin un accord sur une nouvelle vague de sanctions contre la Russie

l'essentiel Après plusieurs longues semaines de négociations, les pays de l'Union européenne sont tombés d'accord ce jeudi 23 juillet à Bruxelles pour infliger de nouvelles sanctions à Moscou avec, entre autres, un dispositif de plafonnement du prix du pétrole russe. Il s'agit du 21e paquet de sanctions.  

Il aura fallu des semaines avant que les 27 ne concluent enfin à un accord. Ce jeudi 23 juillet, à Bruxelles, les pays de l'UE ont trouvé un accord pour le 21e paquet de sanctions infligées à la Russie, selon l'AFP. Des mesures énergétiques, financières et commerciales visant à contrarier l’effort de guerre russe dans le contexte de son conflit avec l’Ukraine.

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Limiter les revenus pétroliers russes

La première mesure adoptée est une mesure phare de cet accord. Il s'agit de prolonger, pendant un an, un dispositif de plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie, à 44 dollars le baril, soit soit 15 % en dessous des cours du brut de l’Oural. Cette sanction vise à limiter les revenus pétroliers de la Russie, qui financent une grande partie de sa guerre contre l’Ukraine. Ce jeudi, son prix aurait dû passer ce jeudi de 38,5 à 50,7 € le baril. C'est un enjeu d'autant plus important que, sans le prolongement de ce plafonnement des prix, le pétrole russe aurait pu se vendre à des prix se rapprochant de celui du marché international, élevé en raison de la guerre en Iran.

Et ce dispositif s'applique également aux navires pétroliers de la célèbre "flotte fantôme" de la Russie, que cette dernière utilise pour transporter des marchandises sous de faux pavillons. Quarante-deux de ces bateaux ont été ajoutés à la liste de bâtiments sanctionnés.

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Le secteur financier russe va également être impacté par cet accord. Les pays européens se sont entendus sur des interdictions de transactions ainsi que de nouvelles mesures à l’encontre des cryptomonnaies, avec trente-deux nouvelles banques russes qui désormais sont interdites de transactions au sein de l’Union. Les exportations de certaines marchandises russes vont elles aussi être limitées, cela concerne notamment certains métaux et alliages russes utilisés dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense.

Les intérêts nationaux fragilisent ces limites

Là où la plupart des sanctions émises ont été acceptées par tous, certaines d'entre elles ont été défendues par les Européens. C'est le cas notamment de l'Allemagne, qui a évité l’interdiction du colin d’Alaska russe, ou encore du Portugal, qui a obtenu le retrait d’un embargo sur le cabillaud russe, selon nos confrères du Monde.

D'autres mesures ont également été abandonnées ou assouplies. La Commission européenne avait proposé d'interdire aux Russes ayant combattu en Ukraine d'entrer dans l'Union européenne, une mesure à laquelle se sont opposées la France et l'Italie, seule l'obtention de courts visas d'entrée dans l'UE sera interdite.

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Un soutien "inébranlable" à l'Ukraine

Sur X, les représentants européens n'ont pas manqué de réaffirmer un "soutien à l’Ukraine et à une paix juste et durable reste inébranlable", comme l'a assuré António Costa, le président du Conseil européen.

Another decisive step to tighten the pressure on Russia.

Our 21st sanctions package targets the sectors with the highest impact: energy, financial services, crypto, and trade.

Our support for Ukraine and for a just and sustainable peace remains unwavering. https://t.co/od5rtlwVif

— António Costa (@eucopresident) July 23, 2026

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a quant à elle félicité des "sanctions" qui "continuent de fragiliser les fondements économiques de la machine de guerre russe", à l'heure où l'Ukraine "engrange des avancées sur le front militaire".