La Russie joue avec les nerfs de l’Otan et peut compter sur un allié « inébranlable »
H.M. avec AFP
Publié le 15/09/2026 à 19h25 • Mis à jour le 15/09/2026 à 19h25
L'essentiel
- La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le 24 février 2022. Tous les soirs, « 20 Minutes » vous propose son récap du conflit russo-ukrainien.
- Une déclaration marquante, un chiffre clef… Voici les informations essentielles pour mieux comprendre cette guerre.
- Ce mardi 15 septembre 2026, au 1.665e jour du conflit, deux incidents dans le ciel de l’Otan ont fait monter d’un cran la tension entre la Russie et les Occidentaux.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mardi 15 septembre 2026, au 1.665e jour du conflit.
Le fait du jour
Simple coïncidence ou volonté de la Russie d’intimider les Occidentaux ? Deux incidents ont éclaté coup sur coup dans le ciel de l’Otan. D’abord lundi, au-dessus de la Baltique, quand un navire de guerre russe a tiré, selon les autorités danoises, deux fusées éclairantes en direction d’un hélicoptère en mission de routine. Ensuite, dans la nuit, quand des chasseurs de l’Alliance ont dû décoller pour abattre un drone d’origine inconnue qui violait l’espace aérien de la Lituanie.
« Une fois de plus l’Europe s’est trouvée face au comportement irresponsable et dangereux de la Russie », a écrit sur X, la présidente de la Commission européenne. Ursula von der Leyen estime que ces incidents font « partie d’une tendance plus large d’agression et de provocation de la Russie à l’égard de l’Europe ».
La déclaration du jour
« Fermement convaincu de la victoire de la Fédération de Russie dans la présente guerre sacrée pour défendre les intérêts de sécurité du pays et la justice internationale, je promets mon soutien inébranlable à toi, mon cher ami, et au peuple russe frère »
Vladimir Poutine pourra toujours compter sur son ami Kim Jong-un. Le dictateur nord-coréen le lui a redit dans une missive enflammée, citée par l’agence d’Etats KCNA.
Le chiffre du jour
10. Avec « l’adhésion » de la Finlande lundi, c’est le nombre de pays qui ont rejoint le projet de « dissuasion nucléaire avancée » d’Emmanuel Macron. L’idée est de projeter la dissuasion française vers les alliés européens. Cela comprend des exercices conjoints et, potentiellement, des déploiements temporaires d’éléments hors de France. Mais avec un contrôle total de l’arme depuis Paris.
La décision de la Finlande, avec qui elle partage une longue frontière, n’a évidemment pas plus à la Russie. « Nous qualifions cette initiative française, pour parler avec douceur et beaucoup de diplomatie, d’imprudente. Bien sûr, cela crée des risques pour nous », a déclaré ce mardi Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe.
La tendance
Donald Trump a annoncé lundi que l’Ukraine et la Russie étaient prêtes à une trêve des frappes sur les infrastructures énergétiques. Sans confirmer totalement, Volodymyr Zelensky a indiqué dans la soirée être pour. « Si nos partenaires américains parviennent à obtenir de la Russie une réelle volonté de mettre fin à cette guerre qui détruit des vies, et de le faire sincèrement et durablement, l’Ukraine prendra ses propres mesures de désescalade », a dit le président ukrainien.
Notre dossier sur la guerre en Ukraine
Même prudence du côté de Moscou. « Nous avons vu la publication du président Trump. Nous considérons que c’est une bonne idée. Une bonne initiative », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, ajoutant : « Nous sommes toujours du côté des solutions pacifiques ».