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Guerre en Iran : le président iranien affirme qu’il est temps de mettre fin à au conflit, « Téhéran est en position de force »

ÉDITO | Iran ou Trump : le détroit d’Ormuz, nouvel eldorado des racketteurs

Après avoir dénoncé les velléités de l’Iran d’instaurer un péage dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump propose à son tour de faire payer le transit. Une volte-face qui interroge.
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Par Gaspard Grosjean Rédacteur en chef adjoint de Sudinfo Publié le 13/07/2026 à 21:17

Quand un racketteur chasse l’autre. C’est un peu ce qui est en train de se passer dans le fameux détroit d’Ormuz. Il y a quelques jours à peine, suite à la reprise des échanges de tirs entre les États-Unis et l’Iran, le régime des Mollahs avait de nouveau évoqué la possibilité d’imposer des droits de transit dans le détroit d’Ormuz, par où circule près de 20 % du pétrole mondial. Une perspective qui donne des sueurs froides à la plupart des grands pays du monde, qui y voient une atteinte à la liberté de navigation et de commerce.

La légalité même d’un tel processus est contestée car contrairement aux canaux de Suez ou de Panama, il s’agit ici d’un passage naturel qui, en vertu du droit de la mer, est exempté de toute taxation pour un simple passage dans le détroit.

Sauf que depuis le cessez-le-feu du printemps 2026, Téhéran a officialisé un dispositif de « gestion du détroit d’Ormuz » : enregistrement des navires, examen de leurs propriétaires, possibilité de refuser le passage et, surtout, droit de passage avec des montants évoqués qui donnent le vertige : jusqu’à 2 millions de dollars par navire. Bref, un racket organisé.

Les USA, « gardiens du détroit »

Mais l’Iran n’a pas le monopole du racket dans le détroit d’Ormuz. Dernière saillie en date, celle du président Donald Trump, qui fait rarement dans la demi-mesure lorsqu’il publie sur son réseau « Truth Social ». Sa dernière lubie ? « « Les États-Unis seront désormais connus sous le nom de GARDIENS DU DETROIT D’ORMUZ ». Et tout comme Téhéran, il souhaite instaurer des « frais de service » et percevoir « une rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons » transitant par la voie maritime qui, rappelons-le, est pourtant soumise au droit international censé garantir une liberté de navigation sans entrave. Rappelons aussi que le président américain avait menacé l’Iran des pires représailles si un tel péage était instauré. Il fait donc de même.

Donald Trump a déclenché unilatéralement la guerre, est incapable d’assurer la sécurité de cette voie vitale pour le commerce mondial et, sous prétexte de mettre fin à un chaos qu’il a lui-même généré, veut en tirer des profits. On n’est plus à une indécence près. Et il s’étonnera que ses « alliés » européens, les guillemets sont de rigueur, sont réticents et cherchent désormais à réduire leur dépendance aux États-Unis…

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