Grez-Doiceau devient la troisième "ville rose" du Brabant wallon dans la lutte contre le cancer du sein
Grez-Doiceau est devenue officiellement une "Ville Think Pink". Ce jeudi 3 septembre, le bourgmestre Paul Vandeleene a signé, en présence des membres du collège communal, une convention avec l'ASBL Think Pink. La Commune est la troisième du Brabant wallon à recevoir ce label, après Mont-Saint-Guibert et Villers-la-Ville.
À travers ce label, accordé pour trois ans et renouvelable, la Commune entend renforcer ses actions en matière d'information, de prévention et de sensibilisation au cancer du sein.
Une course solidaire en octobre
Pour l'échevine Caroline Theys, la Commune a un rôle particulier à jouer en matière de prévention. "En tant que Commune, nous sommes le premier niveau de pouvoir, celui qui se trouve au plus près des citoyens et de leur quotidien, a-t-elle souligné. Cette proximité nous donne une responsabilité particulière, mais aussi une véritable capacité d'action. Grâce à nos outils de communication, à nos services et à nos liens avec les écoles, les associations, les commerçants et les acteurs locaux, nous pouvons relayer les bons messages et toucher un public très large. Notre rôle est d'informer et de sensibiliser, mais aussi de créer du lien, de briser certains tabous et de rappeler aux personnes touchées par la maladie qu'elles ne sont pas seules. Même à l'échelle locale, nous avons la possibilité d'agir très concrètement et de faire de la prévention une responsabilité collective."
Cela passera notamment, a expliqué l'échevine, "par une mobilisation particulière durant le mois d'octobre, mais aussi par l'organisation d'une course solidaire, qui se tiendra le 18 octobre au hall omnisports. Pour cette première édition, plus de 300 personnes se sont déjà inscrites."
Le dépistage reste insuffisant
L'enjeu est important : en Belgique, une femme sur huit et un homme sur 120 seront confrontés à un cancer du sein au cours de leur vie. En moyenne, 32 nouveaux diagnostics sont posés chaque jour. Les chances de guérison continuent toutefois de progresser : neuf femmes sur dix sont guéries cinq ans après leur diagnostic.
Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Pourtant, une femme sur deux âgée de 50 à 69 ans ne participe toujours pas au dépistage, malgré l'existence du "Mammotest" – une mammographie de dépistage bisannuelle et gratuite.
Les différences régionales sont particulièrement marquées. En Wallonie, seulement 4,3 % des femmes de cette tranche d'âge réalisent ce Mammotest, contre 9,3 % à Bruxelles et 49,7 % en Flandre.
À Grez-Doiceau, 5,9 % des femmes de 50 à 69 ans réalisent le Mammotest. "Une femme sur deux réalise par ailleurs un dépistage opportuniste (NDLR : un dépistage réalisé à l'initiative d'une personne ou de son médecin, en dehors du Mammotest, donc)", précise Think Pink.
Think Pink mise sur les Communes
Pour Sandrine Debroux, de Think Pink, l'implication des pouvoirs locaux est donc importante : "Nous sommes ravis d'accueillir Grez-Doiceau comme 23e "Ville Think Pink" de Wallonie et Bruxelles. L'échelon local joue un rôle essentiel pour renforcer la sensibilisation autour d'une maladie qui touche plus de 11 500 personnes chaque année en Belgique."
L'association a d'ailleurs proposé au bourgmestre une piste pour augmenter la participation au dépistage : "Certaines communes voient leur bourgmestre envoyer un courrier aux dames concernées pour leur rappeler le test, une initiative qui permet d'augmenter le nombre de dépistages…"
L'idée n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd !
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.