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Grand Prix de Grande Bretagne : « j’aurais dû rester calme et continuer », Álex Márquez sans détour après Silverstone

Álex Márquez avait probablement le rythme pour offrir à Ducati un nouveau podium à Silverstone. Meilleur représentant de la marque italienne tout au long du week-end, le pilote Gresini a finalement dû se contenter de la quatrième place après une erreur au premier virage, alors qu’il venait de dépasser Marco Bezzecchi.

Une occasion manquée qui laisse forcément un goût amer à l’Espagnol. Dès son débriefing, Álex Márquez n’a d’ailleurs pas cherché à masquer sa déception. Il estime que sa Ducati disposait des réglages nécessaires pour viser le podium, mais qu’une erreur de jugement a compromis ses ambitions. « Je pense que nos réglages du jour étaient bons pour la deuxième place. Mais cette erreur au virage 1 quand j’ai dépassé Marco, à ce moment-là j’étais trop optimiste, j’ai freiné un peu plus tard avec le frein avant et j’ai perdu le contact de l’arrière. Ça nous a coûté un podium aujourd’hui », a-t-il reconnu.

Malgré cette erreur, le pilote Gresini retient également les nombreux points positifs de sa course. Il a été rapide jusqu’au drapeau à damier et a continué à se battre malgré les difficultés rencontrées après son erreur. « Je pense qu’on a fait une course vraiment solide, en étant rapide jusqu’au bout, en essayant jusqu’au bout. C’était l’essentiel », a-t-il ajouté.

Une erreur qui a immédiatement affecté le pneu arrière

Álex Márquez a également expliqué que son erreur au premier virage n’avait pas seulement coûté du temps. Elle a également eu des conséquences sur le comportement de son pneu arrière. Après avoir perdu le contact avec les leaders, l’Espagnol s’est retrouvé derrière Pedro Acosta et a connu plusieurs glissades qui l’ont obligé à adapter son pilotage. « C’est à ce moment-là, avec l’erreur au virage 1, que j’ai senti la première chute de performance du pneu arrière », a-t-il expliqué. Le pilote Gresini estime néanmoins qu’il aurait dû garder davantage son calme. « À ce moment j’avais un peu de mouvement, mais j’aurais dû rester calme et continuer, parce que j’étais plus rapide que Pedro. J’ai pu accélérer un peu et puis en le dépassant j’ai retrouvé mon rythme », a-t-il poursuivi.

Les conditions de course n’ont pas non plus facilité son travail. Le vent important présent à Silverstone a rendu le comportement des motos plus imprévisible lorsqu’elles évoluaient en groupe. « Quand tu as beaucoup de motos devant toi avec ce gros vent qu’on a eu, la moto fait parfois des choses étranges. Quand tu es seul, tout est plus stable », a détaillé Márquez. Mais le problème de pneumatique est finalement réapparu en fin de course, dans une situation qui lui a rappelé les difficultés rencontrées lors du Sprint. « À ce moment-là, j’ai senti la chute, et puis vers la fin, la dernière chute, comme hier en Sprint », a-t-il précisé.

« Ce n’était pas la Ducati, c’était la position sur la grille »

Si Álex Márquez a été capable de rester au contact des Aprilia pendant une bonne partie de la course, il estime que l’écart avec les hommes de tête ne provenait pas réellement d’un déficit de performance de sa Ducati. Selon lui, la principale différence se situait au départ. « Ce qu’ils avaient de plus que moi, ce n’était pas la Ducati, c’était la position sur la grille », a-t-il estimé.

Le pilote Gresini considère ainsi qu’avec une meilleure position de départ et sans son erreur du premier virage, le podium était largement à sa portée. « Je pense qu’on avait de bons réglages, pas pour être avec Raúl, mais pour être sur le podium, avec cette erreur au virage 1 en plus », a-t-il affirmé. Il a toutefois identifié une zone dans laquelle les Aprilia étaient nettement supérieures à sa Ducati. « Surtout du virage 7 au virage 9, ils étaient beaucoup plus rapides que moi, c’est là que je perdais un dixième et demi, deux dixièmes », a-t-il expliqué.

Les chicanes représentaient également une difficulté importante. Márquez devait repousser ses limites physiquement pour tenter de rester suffisamment proche afin de pouvoir attaquer dans la ligne droite menant au virage 15. « Sur toutes les chicanes, j’étais à fond physiquement à essayer de rattraper, mais je n’arrivais pas assez près dans la ligne droite pour dépasser au virage 15. C’était toujours comme ça », a-t-il détaillé. Face à lui, Raúl Fernández a parfaitement géré sa course. « Il était plus malin que nous et il n’a fait aucune erreur », a reconnu Márquez.

Un style de pilotage qui lui permet d'économiser le pneu

Álex Márquez a également expliqué pourquoi il est régulièrement capable de préserver davantage son pneu arrière que certains autres pilotes Ducati. La réponse se trouve notamment dans son style de pilotage. « Sur les premiers virages, je suis capable de beaucoup économiser le pneu arrière. Mais surtout parce que j’ai beaucoup de vitesse de courbe, beaucoup d’appui. Et je suis vraiment très fluide », a-t-il expliqué.

Cette fluidité lui permet notamment de tirer profit des portions rapides du circuit. « Plus le virage est rapide, plus je peux gérer le pneu arrière, j’ai plus de sensations », a ajouté l’Espagnol. Pour lui, cette caractéristique de son pilotage constitue donc un avantage important sur certains circuits. « Je pense que cette fluidité que j’ai toujours dans mon style de pilotage me paie beaucoup, et c’était un gros avantage pour moi », a-t-il conclu sur cet aspect.

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Pour résumer

Álex Márquez a terminé quatrième du Grand Prix de Grande-Bretagne, après avoir longtemps affiché le meilleur rythme parmi les pilotes Ducati. Mais l’Espagnol regrette amèrement une erreur au premier virage alors qu’il venait de dépasser Marco Bezzecchi.

Rédacteur

La rédaction