GlobalExam développe son IA conversationnelle pour l’apprentissage des langues
L’EdTech GlobalExam, spécialisée dans la formation linguistique et la préparation aux certifications en langues, est désormais utilisée par 4 millions de personnes. Son fondateur, Charles-Eliott Debourdeau, revient sur l’évolution de l’entreprise et sur sa nouvelle feuille de route, tournée vers l’intelligence artificielle et le coaching personnalisé.
Lancée en 2013, GlobalExam revendique désormais 4 millions d’utilisateurs et forme à 10 langues en permettant aux utilisateurs de s’entraîner en conditions réelles pour réussir des examens officiels ou pour monter en compétences en milieu professionnel. « La plateforme accompagne à la fois les particuliers, les étudiants et les salariés dans l’apprentissage des langues. Son approche est centrée sur les objectifs à atteindre plutôt que sur la seule progression linguistique », explique Charles-Eliott Debourdeau, CEO. Depuis 2015, GlobalExam collabore avec l’enseignement supérieur et compte désormais 450 établissements clients ainsi qu’une centaine d’entreprises.
Sarah, une IA conversationnelle pour progresserL’année 2026 est marquée par le déploiement de Sarah, l’IA conversationnelle de GlobalExam. « Elle permet de travailler aussi bien l’expression orale que l’expression écrite à travers des mises en situation professionnelles, académiques ou de la vie quotidienne », précise le fondateur. Plus de 2000 utilisateurs l’utilisent déjà régulièrement « avec un taux de satisfaction de 93 % ». Pour l’instant disponible en anglais, Sarah doit être déployée dans d’autres langues dans les prochaines semaines. « Nous souhaitons maintenant aller plus loin en intégrant Sarah directement dans nos parcours de formation. L’objectif est de proposer à chaque apprenant des activités adaptées à ses objectifs et à ses progrès, en combinant e-learning, IA et accompagnement humain », ajoute-t-il. Une personnalisation qui s’appuie sur les données d’apprentissage accumulées par la plateforme, qui en revendique plus de 300 millions. « L’IA nous permet aussi de passer d’un modèle d’apprentissage linéaire, basé sur une succession d’exercices statiques, à une expérience plus fluide où l’apprenant progresse au rythme de ses réussites en étant guidé par un véritable mentor virtuel », explique-t-il.
Accompagner la montée en compétences des organisationsEn France, le développement de GlobalExam reste particulièrement centré sur l’enseignement supérieur. L’EdTech affirme travailler avec deux tiers des écoles de commerce françaises, trois quarts des écoles d’ingénieurs et une université sur deux. « Pour cette rentrée 2026-2027, 330 000 étudiants disposent d’une licence GlobalExam. Notre ambition est de passer à 3 millions », explique-t-il. L’EdTech n’oublie pas pour autant le marché de l’entreprise. Avec une centaine de clients (Doctolib, Sopra Steria…), elle cible les PME et les ETI engagées à l’international, pour lesquelles la maîtrise de langues étrangères constitue un enjeu de communication et de développement. « Nous voulons que l’usage de GlobalExam devienne un réflexe pour les organisations françaises d’ici à 2027. Une fois cet ancrage national consolidé, nous déploierons la solution à l’échelle européenne, en ciblant le marché espagnol », conclut-il.