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Glenn Martens fait ses adieux à Diesel avec un défilé (très) sexy

Difficile de rêver meilleure sortie. Cet après-midi, Glenn Martens, qui quitte Diesel, a refermé six années d’histoire dans la maison avec une collection qui concentrait tout ce que les fans de la maison viennent chercher : déconstruction, hybridation, pop, tension tailoring et volumes libérés. Un dernier tour de piste spectaculaire, qui rappelle surtout une chose : le créateur n’a visiblement pas épuisé toutes ses idées. Mais désormais, toute cette énergie sera consacrée à Maison Margiela.

La dernière collection de Glenn Martens pour Diesel

En backstage, juste avant le show, Glenn Martens a rendu hommage à l’équipe qu’il a patiemment construite depuis son arrivée chez Diesel en 2020. “Si on y pense, il y a six ans, ce n’était littéralement que des T-shirts et des pantalons cinq poches. Et regardez tout ce que nous avons aujourd’hui. Je suis tellement fier de tout le monde. C’est l’une des choses les plus extraordinaires à voir : tous ces papillons devenir quelque chose de formidable.” Le créateur sait aussi ce qu’il laisse derrière lui : à la marque phare de Renzo Rosso, il lègue “une formidable plateforme » et une équipe « prête pour un nouveau chapitre”. De quoi quitter Diesel la tête haute. Pour la première fois depuis qu’il y présente ses collections, Glenn Martens est même apparu en backstage avec des lunettes de soleil.

Photo Filippo Fior  Gorunway.com

Photo: Filippo Fior / Gorunway.com

Photo Filippo Fior  Gorunway.com

Photo: Filippo Fior / Gorunway.com

Pour son dernier défilé, le créateur a bouclé la boucle. Sa première collection Diesel passée en revue par Vogue Runway, au printemps-été 2022, s’ouvrait avec Ella Snyder. Aujourd’hui, c’est elle qui a fermé le show. Entre ces deux moments, Glenn Martens a construit un langage immédiatement reconnaissable, fait de matières malmenées, de vêtements hybrides et de silhouettes en pleine transformation.

T-shirts et sweats réduits à l’état de lambeaux

Cette fois, tout semblait lentement se désagréger. Le denim était enduit puis passé au laser pour imiter le cuir. Des découpes en forme d’orchidées semblaient ronger les mailles et les polos. Des surfaces imprimées au foil se fissuraient, révélant en trompe-l’œil ce qui ressemblait à d’autres vêtements sous la matière. T-shirts et sweats étaient réduits presque à l’état de lambeaux. Le tailoring et les chemises, eux, semblaient avoir été happés, tordus, partiellement défaits, comme arrachés au corps.

Et puis il y avait la bande-son. D’abord, une respiration lourde envahissait la salle. Puis une techno de plus en plus intense laissait émerger une version délicieusement décadente de Love to Love You Baby de Donna Summer. À mesure que la musique montait et que les soupirs de la chanteuse se faisaient plus insistants, les invités vêtus de Diesel se sont mis à s’embrasser dans le public, de plus en plus librement.

Photo Filippo Fior  Gorunway.com

Photo: Filippo Fior / Gorunway.com

Photo Filippo Fior  Gorunway.com

Photo: Filippo Fior / Gorunway.com

La sexualité assumée est depuis longtemps au cœur du Diesel de Glenn Martens. Après le “walk of shame” de la saison dernière, le créateur semblait ici revenir pour une deuxième dose et transformer le défilé en véritable fête. Lorsque Ella Snyder est apparue pour le dernier passage, puis que Glenn Martens est venu saluer une ultime fois, la salle a explosé. Six ans après ses débuts, Glenn Martens quitte Diesel en laissant derrière lui bien plus qu’une signature : un véritable univers.

Article publié initialement sur Vogue Runway