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Gironde. « Un cap est franchi » : un lycée en partie saccagé près de Bordeaux, un bureau de police attaqué

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En marge de la mobilisation lycéenne, un établissement a été pris pour cible par des casseurs à Lormont (Gironde) ce jeudi matin. Dans l'après-midi, c'est l'entrée d'un bureau de police bordelais qui a été incendiée.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 19:01 | mis à jour aujourd’hui à 19:09

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Digiteka PlaceHolder

Un lycée de Lormont (Gironde) a été en partie « saccagé » ce jeudi matin par des casseurs, en marge de la mobilisation lycéenne, provoquant plusieurs centaines de milliers d'euros de dégâts selon de premiers chiffrages. Après une assemblée générale entre élèves, professeurs et direction en début de matinée, qui s'était « très bien passée » selon le proviseur, des jeunes « cagoulés et masqués » se sont introduits dans le lycée des Iris, un établissement polyvalent de Lormont, où « ils ont saccagé » plusieurs salles de classe, cassant des vitres et du matériel informatique.

« Une dizaine » d'ordinateurs, d'une valeur d'environ 3 000 euros pièce, ont été volés, d'autres endommagés. Une pièce abritant un stock de papiers coûteux, utilisés par l'imprimerie de la section graphique du lycée, a été incendiée pour un préjudice évalué « entre 100 000 et 200 000 euros ».

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Sur les 1 200 élèves de l'établissement, environ 500 étaient présents au moment des faits, selon le proviseur. « J'avais un groupe d'excités à l'extérieur, cagoulés bien sûr, masqués, qui lançaient des caillasses sur les forces de l'ordre », a relaté Thierry Malewicz lors d'un point-presse sur place en fin de journée. En milieu de matinée, des élèves sont sortis pour aller manifester à Bordeaux et les forces de l'ordre ont dû quitter les lieux aussi : c'est à ce moment-là qu'a eu lieu l'intrusion, dont une courte vidéo a circulé sur les réseaux sociaux.

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« Un cap est franchi »

Les élèves et les personnels présents ont d'abord été confinés avant d'être évacués pendant que les pompiers intervenaient. « Là il y a un cap qui est franchi, rentrer dans un établissement où l'on enseigne pour dégrader volontairement, ça ne va pas du tout », a déclaré la préfète de Gironde, Sophie Brocas, devant la presse. Alors que « le dialogue est noué » entre la majorité des élèves et les enseignants et proviseurs, il est « très regrettable que d'autres pénètrent et dégradent » les établissements, a-t-elle ajouté. 

Un bureau de police attaqué à Bordeaux

À Bordeaux, rapporte Sud-Ouest, c'est un bureau de police qui a été attaqué en milieu d’après-midi. L'entrée du commissariat a été incendiée. Les locaux sont partiellement brûlés et enfumés. Trois policiers qui étaient à l’intérieur ont inhalé des fumées. « Vengeance pour Eden », peut-on lire sur les murs extérieurs du commissariat, en référence au jeune de 14 ans grièvement blessé au visage lors du blocage de son lycée de Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique.

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