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Futur dépôt TEC à Wavre : "La localisation envisagée interpelle"

Avec sa double casquette d'élue MR et d'agricultrice, Dominique Van Parijs est directement concernée par le projet du TEC de déménager son dépôt de bus de Chastre vers Wavre. Elle est intervenue en fin de conseil communal ce mardi, faisant référence à un article paru dans nos pages en date du 4 septembre 2026, intitulé "Pour le directeur du TEC, il n'y a pas de plan B". Lionel Rouget, le directeur du TEC BW, y faisait le point sur l'épineux dossier du déménagement du dépôt de Chastre vers Wavre, et annonçait qu'il entendait déposer une demande de permis pour le dépôt de Wavre et celui de Jodoigne avant la fin de l'année 2026. Cette sortie médiatique avait vivement fait réagir les opposants au projet, plus de 300 habitants des lotissements des 5 Sapins, 4 Sapins et du chemin de Vieusart, réunis au sein du groupe "Stop au dépôt TEC Wavre Sud".

Ce mardi soir, c'était donc au tour de l'opposition MR de monter au créneau par la voix d'un des 5 exploitants concernés par une éventuelle future expropriation. Dominique Van Parijs s'est adressée à l'échevin de l'Urbanisme en lui demandant quelle était la position officielle du collège concernant le projet défendu par le TEC et l'affirmation selon laquelle aucune alternative ne serait envisageable. Elle a enchaîné : "Le parc d'activités Économiques Nord a-t-il été étudié comme site d'implantation potentiel ? Si oui, pour quelles raisons a-t-il été écarté ? Si non, pourquoi cette option n'a-t-elle pas été analysée ou proposée ? Le Collège a-t-il obtenu du TEC l'ensemble des critères ayant conduit au choix du site actuel et peut-il garantir leur communication transparente aux citoyens ? Le dossier étant actuellement pendant devant le ministre de l'Aménagement du Territoire, François Desquesnes, des contacts ont-ils déjà eu lieu avec son cabinet afin de défendre les intérêts de la Ville de Wavre et de ses habitants ?"

L'implantation en zone agricole interpelle

Sur cette dernière question, l'échevin de l'Aménagement du Territoire Benoit Raucent (LE), bourgmestre faisant fonction, – qui partage la même couleur politique que le ministre Desquesnes (LE) – s'est contenté de rappeler que le dossier en était encore au stade de l'étude d'incidences et qu'aucune demande de permis n'avait été déposée.

Pour le reste, il a répondu avec la plus grande prudence : "Dans le cadre de la présentation au public, une analyse du choix du lieu de l'implantation a été exposée par le porteur de projet. Ces éléments devront être précisés dans le cadre d'une éventuelle demande de permis. Le choix d'une implantation en zone agricole apparaît déjà comme un enjeu majeur car limiter l'artificialisation des sols et préserver les terres agricoles est l'un de nos objectifs. La localisation envisagée interpelle, car elle semble s'écarter du Schéma de Développement de notre Territoire (SDT) qui vise notamment plus de sobriété dans la consommation foncière.

Les éléments présentés jusqu'à présent ont dès lors suscité une grande réserve de la part du collège quant à l'opportunité de développer un projet de cette ampleur sur des terrains agricoles. Le collège s'interroge également sur la mobilité, la gestion des eaux et les nuisances pour le voisinage."

"À ce stade, aucune position n'est arrêtée"

L'échevin s'est alors empressé d'ajouter : "Cette appréciation ne préjuge pas de l'analyse qui sera menée sur base du dossier complet qui n'existe pas encore, j'insiste. Il appartient désormais au promoteur de projet, dans le cadre d'une demande de permis, de démontrer la pertinence du site retenu, d'en justifier les raisons, de présenter des alternatives et d'évaluer les incidences. À ce stade, aucune décision n'est prise ni position arrêtée. Les déclarations selon lesquelles "il n'existe aucun plan B" relèvent exclusivement du porteur de projet et ne constituent pas la position du collège. Nous, nous nous interrogeons sur l'opportunité du plan A."

Un petit pas en arrière de la Ville ? En décembre 2025, l'échevin de la Mobilité Gatien de Razitzky (LE), avait déjà affirmé : "Une nouvelle fonctionnaire-déléguée de la Région a repris le dossier et elle a tendance à aller dans le sens du TEC. Nous y sommes plutôt défavorables."

Bref, le politique marche sur des œufs dans ce dossier d'utilité publique.

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