France-Espagne: "S'il y a bien une équipe que la France craint, c'est nous", la presse espagnole lance les hostilités avant la demi-finale
La France et l'Espagne se retrouveront ce mardi (21h), pour une demi-finale de la Coupe du monde 2026. Dans la foulée de la victoire de la Roja face à la Belgique ce vendredi, la presse espagnole a déjà lancé les hostilités avant le choc contre les Bleus.
"C'est l'heure du Tourmalet pour l'Espagne". Qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 grâce à un succès face à la Belgique (2-1), la Roja s'apprête à affronter la France ce mardi (21h), avec un ticket pour la finale en jeu. Avant ce choc attendu, la presse espagnole lance déjà les hostilités.
"Une finale avant l'heure"
"C'est l'heure du Tourmalet pour l'Espagne, face à la meilleure attaque du tournoi, la France", écrit le quotidien catalan Sport ce samedi. "Mbappé et ses coéquipiers contre la meilleure défense du championnat: c'est un match d'anthologie que beaucoup considèrent comme une finale avant l'heure."
Avec 16 buts marqués, la France dispose de la meilleure attaque de cette Coupe du monde. "Ce serait une erreur de dire que la France n'a pas plus de puissance offensive que nous, mais si notre milieu de terrain est en forme, nous pouvons contrôler le match", a estimé le journaliste Dani Garrido, sur la Cadena Ser.
La France reste sur des défaites contre la Roja lors des demi-finales de l'Euro 2024 et de la Ligue des nations 2025. "Il doit bien y avoir une explication au fait que, lors de nos dernières rencontres, nous les avons écrasés", a poursuivi Garrido. "L'Espagne connaît bien la France, je ne dirais donc pas qu'elle est favorite. Si je devais donner un pourcentage, je dirais 50-50."
"Soit on les domine avec le ballon, soit on rentre à la maison"
"S'il y a bien une équipe que la France craint, c'est nous", a lui lancé le journaliste Lobo Carrasco, lors de l'émission El Chiringuito. "Nous ne reculons pas comme d'autres sélections." Lors de son parcours, l'Espagne a vu Nuno Mendes et Thibaut Courtois se blesser. "Si j'étais Mbappé, je serais inquiet", s'est amusé le journaliste Miguel Ángel Lara, pour Marca.
Présentateur de l'émission Tiempo de Juego, Paco González n'est pas forcément optimiste avant la rencontre. "Je vois la France favorite", a jugé celui qui était jusqu'ici confiant avant chacun des matchs de l'Espagne. Lors de la même émission, l'ancien international Poli Rincón a partagé sa crainte: "Ils peuvent marquer deux ou trois buts avec une telle facilité qu'en un clin d'œil, on se retrouve mené 3-0. La France est la seule équipe capable de vous battre, et de vous battre largement, sans pratiquer le moindre football, absolument rien, sans bien jouer, sans même avoir le ballon. Soit on les domine avec le ballon, soit on rentre à la maison."
Sur le même sujet
Sélectionneur de l'Espagne, Luis de la Fuente juge que son équipe se "sent capable de battre n'importe quelle équipe". "Nous sommes conscients de leur immense potentiel, mais nous savons aussi que nous sommes la seule équipe à les avoir battus lors de deux demi-finales", a tenu à rappeler le technicien. "Je crois que s'ils doivent avoir peur de quelqu'un, c'est de nous", a commenté Lamine Yamal à la télévision espagnole après le match. "Bien sûr nous sommes deux équipes de top niveau mondial, pour moi ce sont les deux meilleurs. On verra ce qu'il se passe mais on n'a pas peur."
GL