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Formation, prévention et enquête interne : le plan de la Ville de Villeurbanne pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles

Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, le mardi 6 octobre 2026. (@VG)

À l'occasion de la présentation des grandes orientations de l'action municipale depuis le début du deuxième mandat, Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, a présenté les différentes actions menées par la municipalité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

C'est un panel d'actions qui sera présenté le 12 octobre au cours du prochain conseil municipal de Villeurbanne. Ce mardi 6 octobre, à l'occasion de la présentation des grandes orientations de l'action municipale, Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, accompagné de plusieurs se ses adjoints, a affiché son ambition pour faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles l'une des priorités de son deuxième mandat.

Parmi les choses que la Ville souhaite mettre en place figure un vaste plan de protection contre les violences sexuelles dans les écoles. "Nous devons assurer la sécurité des enfants que nous accueillons, c'est un droit fondamental" débute Sonia Tron, adjointe au maire de Villeurbanne chargée de l'éducation et des droits des enfants. "On veut accélérer ce projet qui était déjà en réflexion suite aux différents signalements de violences dans les écoles villeurbannaises" poursuit l'élue.

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Des dysfonctionnements à Villeurbanne

Plusieurs affaires avaient éclaboussé les écoles de la Ville ces derniers mois, mettant en lumière de graves dysfonctionnements au sein des services périscolaires villeurbannais. En juin 2026, un animateur de l'école Nigritelle-Noire, au Tonkin, avait été mis en examen, soupçonné d'agressions sexuelles sur trois jeunes élèves. À l’école Émile-Zola, un autre agent avait été suspendu à deux reprises à la suite d'accusations similaires de violences sexuelles, tandis qu'en début d'année, la réaffectation contestée d’un ATSEM visé par des plaintes de parents avait déjà suscité une vive polémique. Face à cette succession de crises et sous la pression des collectifs de parents d'élèves, la municipalité avait diligenté un audit interne, concédant des "défauts d'organisation préoccupants" dans le suivi et le recrutement de ses intervenants.

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Si la Ville précise aujourd'hui que "la vérification des casiers judiciaires et du fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes est terminée depuis juillet pour tous les agents en contact avec des enfants", la collectivité précise que cette vérification "sera renouvelée tous les ans" et qu'elle "se poursuit pour l'ensemble du personnel et devrait se terminer en fin d'année".

Une commission indépendante, qui sera présidée par Liliane Daligand, psychiatre, experte de justice, professeure, présidente de VIFFIL et de la Maison des femmes, sera installée dans les semaines à venir. Elle sera chargée ''d'évaluer et d'auditer les processus" mis en place par la commune. Un large plan de formation, à destination des plus de 1000 agents de la Ville au contact des enfants, sera également mis en place tout au long de l'année 2027. "On veut notamment permettre à nos agents municipaux de mieux accueillir la parole des enfants" précise Sonia Tron.

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330 agents formés

Des agents qui, pour certains (351 au total), ont répondu l'année dernière à une enquête interne sur ces questions de VSS. Une enquête qui "met en évidence l'existence de ces violences dans la collectivité" explique la Ville de Villeurbanne, qui mettra ainsi en place des temps de sensibilisation et a rendu obligatoire depuis septembre 2026 la formation de 330 managers de la Ville.

Enfin, dans les événements publics organisés à Villeurbanne, la lutte contre les violences sexuelles, sexistes et les discriminations se poursuivra, dans le sillage de la charte signée en 2024 par une quinzaine de structures culturelles et associations de prévention. "La priorité est de généraliser les formations et les protocoles de signalement, de mieux suivre les situations et de donner à toutes les structures un cadre commun pour agir" conclut la Ville.

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