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Football. « On mesure tous la difficulté de la tâche » : ce PSG est-il à nouveau trop fort pour la Ligue 1 ?

Bis repetita ? À l'heure de débuter le championnat, les prétendants au titre de champion de France ne sont pas légion. Trop fort, trop complet, trop rapide, le Paris Saint-Germain fait figure d'épouvantail face aux dix-sept autres clubs qui composent la Ligue 1. 

Comme l'an passé, le tenant du titre lance les hostilités à l'extérieur. Et comme l'an passé, les joueurs de Luis Enrique devront composer avec plusieurs cadres revenus sur le tard, en raison du Mondial. Il y a un an, à Nantes, un PSG au petit trot l'avait emporté (1-0). Ce dimanche, le déplacement à Rennes (20 h 45), contraint par l'état de la pelouse du Parc des Princes, devrait offrir une adversité d'un autre calibre.

Rennes, bête noire du PSG

D'autant que les Rouge et Noir semblent avoir trouvé la formule pour faire plier le PSG : la saison passée, les coéquipiers d'Estéban Lepaul l'ont emporté 3-1 au Roazhon Park, confortant ainsi leur statut de bête noire face aux Parisiens, avec neuf victoires depuis le rachat par QSI (plus haut total).

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Oui, mais voilà : le Paris Saint-Germain s'avance avec ses certitudes. Celles d'un champion de France titré pour la cinquième fois d'affilée, celles d'un club qui dicte sa loi en Europe depuis deux saisons. À l'aube de cet exercice 2026-2027, les joueurs de Luis Enrique semblent ne jamais avoir été aussi forts. Seule ombre au tableau, la défaite concédée à Lens (1-0), dimanche 16 août, lors du Trophée des champions. « Sur ce que j'ai vu durant les trois dernières années, ce n'est pas un championnat facile, la Ligue 1. Lens a été très difficile à battre l'an dernier », rappelle l'entraîneur espagnol, prudent, à la veille de la rencontre.

Le PSG a profité de l'été pour dégraisser son effectif et trouver des portes de sortie à ses indésirables, Randal Kolo Muani (Juventus), Kang-In Lee (Atlético de Madrid) et Gonçalo Ramos (AC Milan), tout en se renforçant dans le secteur offensif. Unique buteur en finale du Mondial, Ferran Torres (FC Barcelone) est venu garnir les rangs parisiens, tout comme Maghnes Akliouche (Monaco) et Mika Godts (Ajax Amsterdam).

La Ligue 1 engluée dans des problèmes financiers

Face à ce PSG renforcé et plus stable que jamais, on imagine mal un rival pointer le bout de son nez. Les autres clubs ont connu de sacrés chamboulements – douze sur dix-huit ont changé d’entraîneur à l’intersaison – et les concurrents historiques sont contraints par des difficultés économiques. L’OM doit encore vendre plusieurs joueurs pour espérer recruter, l’OL se renforce timidement, malgré l’objectif de participer à la prochaine Ligue des champions, et le RC Lens a une stratégie de maîtrise totale des coûts.

Derrière, seul le Stade Rennais semble avoir les moyens de son ambition, avec Eliezer Mayenda, recruté à Sunderland pour 22 millions d’euros et Charlie Cresswell, arrivé en prêt avec option d’achat (22,5 millions) de Toulouse. Les Bretons, qui ont montré de belles choses en préparation face à Galatasaray (3-3), savent qu’il faudra faire le match parfait, ce dimanche, pour battre le PSG : « On joue Paris, qui vient de perdre. On mesure tous la difficulté de la tâche […] On sait quel adversaire on va affronter : le champion d’Europe. On sait qu’on va devoir courir encore plus sans le ballon que d’habitude », confiait Franck Haise, entraîneur de Rennes, avant la rencontre. Place au terrain, désormais.