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FIFA : la Nouvelle-Zélande retire son soutien à Infantino, la Nouvelle-Calédonie le défend

La Nouvelle-Zélande a annoncé qu'elle retirait son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino, déjà fragilisé, se démarquant ainsi de l'instance dirigeante du football en Océanie.

Dans un communiqué publié vendredi, la Fédération néo-zélandaise de football (NZF) a déclaré : "Après mûre réflexion, la NZF considère que des décisions et actions prises au sein de la FIFA ont contribué à une rupture de confiance et à une aggravation des divisions dans le football international, et qu'un examen indépendant est nécessaire pour restaurer la confiance et la crédibilité."

Elle a ajouté : "La NZF estime que ce moment offre à toutes les associations membres de la FIFA l'occasion de plaider pour une gouvernance plus solide, une plus grande responsabilité et davantage de transparence, éléments essentiels pour maintenir la confiance dans la gestion du football mondial."

La NZF a également demandé un examen indépendant des circonstances entourant le plan d'investissement privé de la FIFA, très controversé et désormais abandonné, qui devait permettre à des investisseurs tiers de prendre des participations dans une filiale commerciale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE).

La prise de position de la NZF la place en porte-à-faux avec la Confédération du football d'Océanie (OFC), qui a publié son propre communiqué vendredi pour saluer l'abandon du projet FFE et réaffirmer son soutien à Infantino.

Elle a déclaré : "L'OFC reconnaît les progrès accomplis au cours de la dernière décennie dans le développement du football en Océanie sous la direction de la FIFA et encourage la FIFA à utiliser cette revue comme une occasion d'identifier et de mettre en œuvre les éventuels changements nécessaires."

Un fossé grandissant s'est creusé dans le football mondial autour du maintien du président, les confédérations régionales et les pays étant divisés sur la question de savoir s'il doit rester en poste. Infantino doit se représenter pour un nouveau mandat en 2027.

L'instance européenne, l'UEFA, la Confédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (CONCACAF) ainsi que la Confédération asiatique de football (AFC) ont toutes réclamé un changement de direction, tandis que la CONMEBOL sud-américaine et la Confédération africaine de football (CAF) soutiennent Infantino, élu président pour la première fois en 2016.

La Nouvelle-Zélande rejoint désormais une liste croissante de pays ayant annoncé leur position individuelle sur la question.

Le pays de Galles, la Finlande, la Serbie et la Suède ont été parmi les premiers à annoncer qu'ils ne soutiendraient plus le président de la FIFA pour un nouveau mandat. Ils ont été suivis par l'Angleterre, la Jordanie, l'Albanie, la République d'Irlande et la Norvège, cette dernière allant plus loin en réclamant la démission d'Infantino.

D'autres, comme le Paraguay, l'Argentine, finaliste de la Coupe du monde, et le Mexique, pays coorganisateur du tournoi, se sont en revanche rangés derrière le patron de la FIFA.

Infantino a également reçu le soutien de son ami Donald Trump plus tôt cette semaine.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a affirmé que l'instance dirigeante du football mondial "commettrait une terrible erreur" si elle décidait de se séparer d'Infantino.

"Il est fantastique, venant de présider la Coupe du monde la plus réussie, quatre fois plus que toutes les précédentes", a écrit Trump, avant d'ajouter : "S'il s'en va, elle ne sera plus jamais aussi réussie ni aussi rentable."

Quelques heures après l'annonce de la Nouvelle-Zélande, c'est la Fédération de Nouvelle-Calédonie qui a mis fin à son silence pour se ranger derrière le dirigeant suisse.

Et elle n'est pas la seule. Jeudi, six fédérations arabes, dont le Qatar, l'Égypte, le Liban ou encore le Maroc, qui coorganisera la Coupe du monde en 2030, ont apporté leur soutien au président de la FIFA.