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« Fier du travail accompli » : le pilote varois Marvin Klein passe la troisième au palmarès de la Porsche Carrera Cup France

Déjà titré en 2021 et 2022, le Saint-Maximinois, dès sa deuxième saison au sein de la jeune équipe ABM, a triplé la mise avant même l’étape finale de la Cup hexagonale estampillée Porsche, ce prochain week-end au Castellet.

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GI.L

Gil Léon

Créé le 5 octobre 2026 • 19:58

Mis à jour le 5 octobre 2026 • 19:58


Marvin Klein : «  C’est notre régularité qui a fait la différence ».
Marvin Klein : «  C’est notre régularité qui a fait la différence ».
Photo Alexis Goure

Encore une fois, c’est le Paul-Ricard, traditionnel théâtre de la finale du championnat de France des circuits, qui accueillera ce week-end le sixième et dernier épisode de la Porsche Carrera Cup France. Une manche décisive ? Que nenni ! Le 20 septembre dernier, à Zandvoort, Marvin Klein, déjà champion puissance 2 (2021, 2022), a apposé une troisième fois son empreinte sur les tablettes. Ne vous attendez pas à voir le Varois de 27 ans originaire de Saint-Maximin boucler un tour d’honneur à domicile. Ce samedi 10 octobre, celui-ci partagera à nouveau le volant d’une Mercedes-AMG GT3 avec ses compères gentlemen drivers Patrick Charlaix et Jordan Boisson très loin de la Sainte-Baume, outre-Atlantique, sur la piste des 8 Heures d’Indianapolis. Interview avant le décollage…

Marvin, voilà six mois, au matin de l’étape d’ouverture barcelonaise de la Cup France, si on vous avait dit que vous seriez couronné du côté de Zandvoort dès l’avant-dernière manche…

Sans hésitation, l’équipe ABM, moi, on aurait signé tout de suite. Au-delà de la satisfaction de décrocher le titre, je suis très heureux de voir l’implication collective, cette énergie que l’on déploie depuis que nous bossons ensemble, récompensée de la sorte. Gagner le championnat en cinq manches, ça n’arrive pas tous les ans. C’est très rare. Chez CLRT, une structure faisant toujours figure de référence à mes yeux, je ne l’avais pas fait. En 2022, j’aurais pu le faire si je ne m’étais pas accroché avec un pilote invité lors de la course 2… à Zandvoort justement. Là, je suis vraiment fier du travail accompli l’an dernier et cette saison.

La clé de la réussite ?

Je pense que c’est notre régularité qui fait la différence. D’entrée, à Barcelone, nous engrangeons des gros points alors que nos rivaux ont un premier meeting compliqué. Globalement, quand ça ne gagne pas, on finit deuxième ou troisième. Partout, à une exception près (5e de la C2 à Dijon après avoir été pénalisé pour dépassement des limites de la piste, ndlr).

Aux Pays-Bas, l’autre jour, c’est le point bonus du meilleur tour en course qui vous permet de plier l’affaire…

Oui, un point capital. Je voulais absolument être titré là-bas afin de pouvoir honorer mon engagement aux 8 Heures d’Indianapolis sur la Mercedes-AMG GetSpeed Team PCXRacing. La victoire en course 1 constitue un grand pas en avant. Au départ du second sprint (2e sur la grille), je connais tous les cas de figure. La mise à feu ne se passe pas trop bien. Une fois installé en troisième position, je profite de mes gommes neuves pour assurer le meilleur tour synonyme de titre. Ensuite, il suffit de garder la place. Objectif atteint.

Cinq succès au compteur : lequel vous a le plus fait plaisir ?

Celui de Dijon (course 1). Après notre qualif’ difficile, il n’y a pas d’affolement. On réagit tout de suite. On met le doigt sur ce qui nous manque. De quoi gagner en partant cinquième quelques heures plus tard. Une telle remontée aux avant-postes, aujourd’hui, normalement, ça ne se voit plus en Porsche Cup.

Qu’attendez-vous de votre première expérience aux États-Unis ?

Je suis content de vivre ça avec mes amis Patrick et Jordan. Aux 24 Heures de Spa, cet été, nous sommes tout de suite montés sur le podium (3e de la catégorie Pro-Am). Cette fois, nous roulerons en Bronze Cup. La concurrence s’annonce bien plus étoffée. Donc on y va pour découvrir, prendre un max’ d’expérience et de plaisir. Indianapolis, c’est mythique ! C’est l’Amérique ! J’ai hâte.

The Brickyard beckons 🧱#IGTC and @gtworldcham champions will be crowned at @indy8hour on Saturday 👑 pic.twitter.com/xBtA0CmZIo

— Intercontinental GT Challenge (@IntercontGTC) October 5, 2026

2027 ?

Pour l’instant, mieux vaut se concentrer pleinement sur la fin de saison. D’autant plus que, sitôt revenu, on va peut-être enchaîner avec la finale du GT World Challenge Europe (Portimao, 16-18 octobre). La suite, elle dépendra des opportunités qui se présentent. Je ne ferme aucune porte, surtout pas celle de la Carrera Cup. Mais l’envie de franchir un palier, de voir autre chose, prime. L’an prochain, j’aimerais bien prolonger l’aventure en GT3 via un programme complet. C’est mon but.


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