Fêtes de Wallonie à Andenne: le rendez-vous qui fait du bien aux associations locales
Plus que du beurre dans les épinards, les Fêtes de Wallonie à Andenne représentent une part importante des recettes des associations locales. Cela fait plus de 30 ans que Michael y participe; 14 ans avec le club de basket deSeilles, puis, après la fusion des clubs de baskets andennais en 2010, 16 ans avec celui d'Andenne. Leur position sur la place des Tilleuls ne change pas. Par année, les Wallo représentent un quart de leurs bénéfices. "On a toujours participé à ce genre de manifestation parce que budgétairement, on doit trouver des solutions pour que l'ASBL fonctionne. Le fait qu'on ne possède pas notre buvette au niveau de la régie sportive de l'Andenne Arena fait qu'on doit trouver des solutions. La collaboration de la Ville nous permet de vivre. C'est assez rare de réserver les fêtes de Wallonie aux associations, ce sont généralement les indépendants qui en profitent. Nous en sommes donc très heureux."

Il estime que 60% du budget annuel doit être trouvé par eux-mêmes. Huit personnes du comité sont sur la balle pour organiser les différents événements tout au long de l'année, avec, à chaque fois, l'implication des équipes premières. "Les dates sont définies en début de saison et les joueurs doivent choisir le créneau dans lequel ils s'impliqueront. On organise aussi la brocante du 15 août, le carnaval… Par moments, on est plus un comité des fêtes qu'un comité sportif et c'est un peu dommage. Le but c'est d'abord de former les jeunes", poursuit Michaël. Car pour concourir auprès des meilleurs, le budget doit suivre aussi. "Pour notre équipe de Division 3 national, nous sommes obligés de filmer les matchs et de proposer des statistiques en direct. Ça demande du matériel. Heureusement, la Ville nous en met à disposition."
Souder un peu plus les liens
Décider de ne donner la place qu'aux associations, c'est aussi le gage que la fête sera bonne. Anciens membres, nouveaux joueurs, amis, famille, chaque microcosme se retrouve à son propre point de chute, contribuant à sa pérennité. Les gobelets, différenciés, en disent long sur le fonctionnement des Wallo. Un stand, un gobelet, une caution valable à un seul et unique bar. Pourquoi aller voir ailleurs?
Participer aux fêtes, c'estune question de cohésion de groupe, l'occasion de souder un peu plus les liens de ceux qui gravitent autour de chaque planète. Alexis Fochon, trésorier et vice-président du club de rugby "Andenne Bears", le souligne bien. "Les Wallonie sont bonnes pour nous pour les aspects financiers, recrutement et cohésion. On est une équipe très soudée. Des nouveaux viennent aider au bar, c'est l'occasion pour eux de s'intégrer plus parmi nous, de rigoler, boire un verre, faire connaissance avec les seniors… On cherche vraiment à en accueillir davantage, que ce soient les U15, les U17 ou les U20.En venant ici, on gagne en visibilité. Notre sport est très méconnu en Belgique. C'est du contact, ça impressionne. Ici, on parle avec les gens, on leur propose de venir faire un essai chez nous..."

Et on rencontre la mascotte Billy. Le rugbyman en plastique ne sort qu'aux Wallo. "On rigole beaucoup avec lui. L'année passée, Billy avait un autre casque, qu'on a réussi à vendre250 €. Cette année on essaie de le vendre à 500 €", glisse, visiblement amusé, Alexis.
Le dernier mot reviendra à Enzo, de la Jeunesse Sclaynoise, club de foot. "Ce sont tous ces petits comités qui font vivre Andenne, aussi via des activités le week-end, qu'elles soient sportives ou pas. Les Wallo, c'est un peu différent. Tout le monde se réunit sur trois jours, une fois par an. C'est l'âme d'Andenne et des communes autour. On retrouve des amis d'enfance, on fait venir des copains de plus loin. Mais ça reste très festif. Certains disent que c'est une beuverie, mais pour moi c'est surtout un moment très convivial."




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