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Fashion week: Michael Rider, le lanceur de tendances

défilé Celine printemps été 2027 dans le jardin des archives nationales le dimanche 4 octobre.

défilé Celine printemps été 2027 dans le jardin des archives nationales le dimanche 4 octobre.

© Carlo Scarpato

Tiphaine Menon 07/10/2026 à 07:29, Mis à jour le 07/10/2026 à 08:59

Directeur artistique à la tête de la maison Celine depuis 2024, l’Américain Michael Rider s’est taillé une place de choix au calendrier des défilés parisiens. Sa 4e collection femme dessine un vestiaire élégant et désirable, dont le pouvoir de séduction n’a d’égal que la joie de vivre contagieuse.

Samedi 2 octobre, sous le soleil éclatant de l’été indien, le Tout-Paris se pressait dans les jardins des Archives nationales, au cœur du Marais. Le personnel de la griffe accueillait les invités, distribuant bâtonnets glacés et eau fraîche. Sous une hutte géante au toit de paille et de feuilles de palmier séchées, on aperçoit au premier rang Anna Wintour, Christine and the Queens, ainsi que Ruth Negga et Tracee Ellis Ross. Sous ce décor aux allures de refuge arty, place à la collection printemps-été 2027 de la maison Celine.

Une jeune femme fait son entrée dans une robe noire à décolleté en V ; elle est suivie de près par une silhouette parée d’un trench en veau velours qui contraste avec des souliers rouges. La mannequin Mona Tougaard, en robe immaculée asymétrique, fait une apparition ; un collier de perles naïf porté sur un look au chic structuré nous séduit d’office, comme ce cabas coincé sous le bras et les effets de manches plissés, gonflés. Le défilé est un manifeste d’élégance en équilibre entre la rigueur d’un vestiaire bourgeois et l’énergie brute de la jeunesse. 

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« Letting clothes just do their job, being fabulous », laissons les vêtements faire leur part du travail et être fabuleux, rappelle tout simplement Michaël Rider dans sa note d’intention. Le successeur de Phoebe Philo et Hedi Slimane prône le retour à un vestiaire où règnent la fluidité et le plaisir naturel de s’habiller, sans artifice ni complication superflue. Une méthode qui lui vaut d’être devenu l’un des créateurs les plus influents de l’industrie. En à peine plus d’un an à la tête de la maison, il a séduit la planète mode et lancé des tendances qui battent désormais le pavé : en témoignent les chaussures de ballet à la Gainsbourg repérées sur son premier show, tout comme les pulls rouges savamment noués autour du cou et les chapeaux ronds vissés sur toutes les têtes. Quant à l’été prochain ? Comme le suggérait la bande-son du défilé, il suffit peut-être de faire « bonne impression ». Coup de projecteur sur 5 mots d’ordre qui dessinent l’allure de ce nouveau chapitre chez Celine.

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