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EXCLUSIF. Affaire Lyhanna : 8 mois avant sa plainte pour viols contre Jérôme Barella, la jeune Rosa avait tout raconté à sa mère, elle ne l'a pas crue et l'a confiée régulièrement à son bourreau

l'essentiel Alors que la mère de la petite Rosa et son avocat attaquent l'État pour les lenteurs de l'enquête sur les viols subis par la fillette de onze ans, des informations révélées par "La Dépêche du Midi" éclairent le dossier d'un jour nouveau. En janvier 2025, plus d'un an avant le meurtre de Lyhanna, Rosa avait dénoncé un viol commis par Jérôme Barella à sa mère. Cette dernière, qui l'a giflée et ne l'a pas crue, a continué de confier sa fille à son agresseur, jusqu'au passage libérateur de Rosa aux urgences.

Nouvelles révélations sur les mystérieuses relations entre la famille de Rosa, 11 ans aujourd'hui, et Jérôme Barella, le tueur présumé de Lyhanna. Excédés par "l'extrême lenteur de la procédure judiciaire", la maman de la fillette et son avocat, Me Pierre Debuisson, ont déposé plainte contre les gendarmes et magistrats chargés d'enquêter sur les viols subis par Rosa en août 2025. D'après nos sources et au regard de ces informations révélées par La Dépêche du Midi, la mère de la victime pourrait être poursuivie par la justice pour "non-dénonciation d'un crime" et "non-assistance à personne en danger". Il est peu probable, au regard des circonstances, que le parquet ouvre une enquête sur la mère, mais ces éléments révèlent une réalité plus complexe que celle exposée publiquement par cette mère célibataire en juin 2026.

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Une confrontation entre Rosa et Jérôme Barella

Selon nos informations, en janvier 2025, l'enfant alors âgée de 10 ans téléphone à sa mère pendant qu'elle travaille. La discussion est glaciale. La fillette explique avoir été violée par Jérôme, l'ami de la famille et père d'une de ses amies. La maman, qui aurait indiqué ne pas pouvoir se libérer de ses obligations professionnelles malgré l'urgence de la situation, promet de déposer plainte à son retour à la maison.

De mystérieux cadeaux à la famille

Mais quelques heures plus tard, la situation bascule. À son arrivée devant son domicile, la maman de Rosa serait tombée nez à nez avec Jérôme Barella, qui venait justement lui rendre visite. Une dispute aurait éclaté. La mère de famille décide alors d'organiser une confrontation entre sa fille et Jérôme. Impressionnée de se retrouver face à son agresseur, Rosa serait revenue sur ses accusations avant d'être giflée par sa mère en représailles de ses mensonges. "Tu sais que je l'aime comme ma propre fille", aurait assuré l'homme mis en examen pour viols et meurtre. À cette époque, Jérôme Barella est décrit comme un père de famille modèle. Un homme qui n'hésite pas à faire des cadeaux à la famille : des bandes dessinées, des jouets, des vêtements et de l'argent. Il bénéficiait même d'une autorisation écrite pour récupérer Rosa à son école. "La maman se trouvait totalement sous son emprise. Elle a eu la faiblesse de ne pas la croire quand sa fille a donné la première alerte", confie une source proche du dossier.

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Elle a continué de fréquenter la famille Barella

Malgré ces crimes supposés de janvier 2025, Rosa a ainsi continué de fréquenter les filles de Jérôme Barella et de se rendre à son domicile. Des périodes au cours desquelles l'individu l'aurait violée à répétition. "Il lui faisait promettre de ne rien dire au risque qu'il aille en prison et abandonne ses enfants, qui étaient amies avec Rosa. C'était machiavélique", poursuit notre source.

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Au mois d'août 2025 cependant, Rosa est conduite aux urgences pour des soins médicaux. Les médecins auraient alors découvert une infection urinaire et des symptômes probablement causés "par des pénétrations". Rien qui corresponde avec les problèmes de santé ordinaires d'une enfant de 11 ans selon un médecin. Après cet examen médical, la fillette a enfin brisé le silence. Un signalement a automatiquement été envoyé aux autorités. Quelques jours plus tard, la maman désemparée a été reçue par les enquêteurs, une audition au cours de laquelle elle a confirmé les faits signalés par l'équipe médicale. Avait-elle entrepris des démarches auprès des gendarmes avant ce signalement ? Des investigations sont en cours pour le déterminer.

"J'appelais la gendarmerie chaque lundi matin"

La suite est malheureusement connue : malgré les traces de viols, la procédure a pris beaucoup trop de temps pour être traitée. "J'appelais la gendarmerie chaque lundi matin pour savoir si quelque chose avait été fait", racontait récemment la mère de la fillette. "Au bout d'un moment, on m'a dit : Si vous n'arrêtez pas de nous appeler, on vous fera une main courante pour harcèlement".

Dans ce même intervalle, Jérôme Barella est soupçonné d'avoir commis le viol et le meurtre de la jeune Lyhana, le 29 mai 2026, ce qui a provoqué un scandale national. En cause : l'insuffisance des moyens de la justice, l'impréparation d'une gendarmerie face à ce type de saisine et les failles d'un système à bout de souffle. "Cela ne change rien au fait que mes clientes sont les victimes absolues de Jérôme Barella et du système judiciaire", dénonce Me Pierre Debuisson, qui espère que ces plaintes permettront d'établir l'ensemble des responsabilités.