États-Unis. Affaire Cornell : des milliers d'internautes se disent « Jane Doe » pour protéger la plaignante
Un commentateur politique américain menace de révéler l'identité de l'étudiante qui accuse sept membres d'une fraternité de l'avoir violée.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:21 | mis à jour aujourd’hui à 19:51
- Temps de lecture :
Des milliers d'internautes américains affirment sur les réseaux sociaux être la plaignante anonyme dans l'affaire de viol collectif présumé à l'université Cornell, afin de protéger son identité. Leurs messages, regroupés sous le hashtag #IAmJaneDoe (« Je suis Jane Doe »), du nom donné par la justice américaine aux femmes dont l'identité n'est pas connue, ont essaimé sur TikTok, X et Instagram depuis que le commentateur politique Michael Tracey a proposé de dévoiler publiquement le nom de la jeune femme. Il dit vouloir « évaluer la véracité de ses dires ainsi que de ceux de ses avocats ».
En se présentant collectivement comme la plaignante, les internautes veulent rendre son identification impossible et défendre le droit des victimes d'agressions sexuelles à rester anonymes. « Il essaie de révéler son identité. Nous ne le laisserons pas faire. Je suis Jane Doe », lance une créatrice de contenu dans une vidéo TikTok devenue virale. « C'est moi. Je suis Jane Doe », affirme une autre utilisatrice sur Instagram, dans une vidéo vue plus de 4 millions de fois.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Un débat relancé sur les campus
Les faits présumés remontent à octobre 2024. La plaignante, alors âgée de 20 ans et étudiante en deuxième année, affirme avoir été droguée puis violée par sept membres de la fraternité Chi Phi. L'indignation a rapidement dépassé ce seul dossier, relançant le débat sur les violences sexuelles dans les universités américaines, de la culture des fraternités, accusée de les favoriser, aux réponses apportées, souvent jugées insuffisantes. Certains médias américains comparent d'ailleurs cette vague de soutien au mouvement #MeToo de 2017, lorsque des millions de femmes avaient raconté sur les réseaux sociaux les agressions ou le harcèlement subis, après les révélations visant le producteur hollywoodien Harvey Weinstein.
3919 - violence femmes info
Un numéro d'appel national, le 3919, est dédié à l'écoute et à l'orientation des femmes victimes de violences. Appel gratuit et anonyme, service accessible 24h/24 et 7 jours sur 7.